Six militaires de l’opération au Mali ont été blessés au cours d’une attaque suicide de djihadistes, vendredi 8 janvier, dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). C’est la troisième attaque subie par nos forces depuis fin décembre, les deux précédentes ayant coûté la vie à cinq militaires.

Un véhicule inconnu s’est lancé à vive allure sur l’arrière d’un convoi en opération avec des soldats maliens. Selon le communiqué de l’état-major des armées, « un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) s’est alors interposé pour protéger les autres éléments de la force. Devant cette manœuvre, le conducteur […] a fait déclencher sa charge explosive. »

Les blessés ont été évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de Gao. Trois d’entre eux sont rapatriés sur la France, ce samedi. Leur pronostic vital n’est pas engagé.

Avec près de 5.100 militaires français engagés dans l’opération Barkhane, c’est actuellement notre plus gros déploiement en opération extérieure. Le dispositif s’articule autour de trois points d’appuis permanents : Gao au Mali, Niamey au Niger et N’Djamena au Tchad. Pour pouvoir agir dans les zones les plus reculées, aux côtés des armées partenaires, des détachements sont également déployés sur des « plates-formes désert relais » ou sur des « bases avancées temporaires » (source : ministère des Armées).

Rappelons que, depuis janvier 2013, cinquante militaires français sont morts au Sahel dans cette guerre contre les djihadistes.

9 janvier 2021

À lire aussi

Risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées : Defend Europe à la frontière franco-espagnole

L’objectif de cette mission est de contacter les forces de l’ordre « en cas d’intrusion » …