« Le discours est destiné à donner aux mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air » (George Orwell).

Ils ont beau jeu de revêtir l’habit du chevalier blanc. Biden, Obama, en passant par Macron : le camp du bien, dans son intégralité, dénonce la profanation du temple de la démocratie, après l’envahissement du Capitole par les militants pro-.

Pour les médias et les universitaires américains comme pour ceux d’Europe, c’est une preuve de plus de la sédition des mouvements « d’extrême  » au soutien de l’homme qui est encore président pour quelques jours. « Pompier pyromane » pour BFM TV, il ne reconnaît toujours pas sa défaite, dénonce les fraudes massives de l’élection, appelle à manifestation mais appelle au calme et invite les manifestants à rentrer chez eux, sans violence.

Sur le terrain, les derniers émeutiers sont repoussés dans la nuit. Comme pour les français, la n’a pas hésité à utiliser la force. On dénombre cinq morts, dont deux femmes et un policier. Une force et un usage des armes à feu qui n’avaient pas été utilisés lors des émeutes du mouvement Black Lives Matter, lorsqu’ils déboulonnaient des statues un peu partout sur le territoire américain.

Pour 48 % des électeurs américains, l’heure est venue de rentrez chez soi sagement et d’accepter la défaite, d’accepter les lois de discrimination positive dans les entreprises, l’, au cinéma et dans tous les autres domaines : travaillez, produisez, cultivez, braves gens ! Restez dans vos campagnes et vos comtés arriérés, le système s’occupe de tout. Dans quelques années, vous serez de toute façon minoritaires. Il faut compter sur le prochain président démocrate pour faire venir une bonne dizaine de millions d’immigrés qui sauront, eux, comment voter aux prochaines élections. Le camp républicain est de surcroît divisé. Une ligne de fracture apparaît entre les rares soutiens de Trump, et ceux qui ont déjà quitté le navire. Une situation politique qui n’est pas sans évoquer le camp patriote en et les représentants d’une droite « républicaine » toujours encline à dénoncer l’extrémisme.

L’ et l’école s’occuperont, ensuite, d’expliquer aux prochaines générations comment la démocratie a triomphé du mal et de ses résurgences nationalistes. Le vainqueur a toujours raison. Libre à lui d’expliquer simultanément que les centaines de milliers de morts lors de la Révolution française, de la Terreur et lors des guerres de la chouannerie l’ont été pour le bien mais que l’insurrection des peuples d’Occident face à la dépossession de tout ce qui les définit constitue une œuvre du mal, de la sédition, de l’intolérance.

9 janvier 2021

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.