Sibeth Ndiaye n’est pas frappée au coin du bon sens…

Sibeth Ndiaye, tonitruante conseillère en communication d’Emmanuel Macron, connue pour sa tempérance et son raffinement stylistique – comme nous avons pu le constater dans un documentaire consacré à son candidat en campagne, lorsqu’elle tançait vertement des journalistes qui auraient, selon elle, dépassé les limites de l’acceptable –, aurait donc encore frappé !

C’est ce que révèle Le Canard enchaîné à propos de cette femme qui juge bon de débarquer en baskets à l’Élysée, et dont la dernière frasque atteint un niveau de vulgarité et d’indécence qui ne sied pas vraiment au poste qu’elle occupe : ““Yes, la meuf est dead.” C’est le SMS qui aurait été envoyé par Sibeth Ndiaye, collaboratrice d’Emmanuel Macron en charge des relations avec la presse, à un journaliste qui lui demandait si Simone Veil était bien décédée” (20minutes.fr).

On ne va pas s’éterniser sur le cas Simone Veil, Boulevard Voltaire ayant largement ouvert ses colonnes sur le sujet, mais plutôt nous concentrer sur cette génération 2.0, laquelle se fiche éperdument des us et coutumes du pouvoir, en offrant sans complexe une image déplorable de notre pays à l’étranger. Précisons qu’une femme de 89 ans, qui plus est académicienne, n’est pas à proprement parler une “meuf”. On croirait lire le message d’une adolescente de collège mais, hélas, elle conseille le Président, dont les talents transformistes ne sont pas faits pour nous rassurer non plus.

Et dire que nous déplorions, jadis, le vocabulaire de Nicolas Sarkozy. Au fait, il faut absolument que Sibeth Ndiaye et Rachida Dati travaillent ensemble, leurs raffinements respectifs se marieront harmonieusement. La nouvelle élégance féminine à la française, quoi !

Plus largement, entre la députée de la majorité Sandrine Josso, qui préfère décaler son arrivée à l’Assemblée nationale pour cause de tennis, et la candidate En Marche ! de la 4e circonscription d’Indre-et-Loire – élue depuis – Fabienne Colboc, qui provoque un certain malaise sur un plateau de télévision en tenant un discours totalement incohérent, ça devient gênant. L’équipe des Bronzés n’aurait pas fait mieux !

Sibeth Ndiaye a évidemment démenti avoir écrit ce SMS accablant et, tant qu’à faire, fustigé le journaliste responsable de cette fuite parce qu’il aurait commis un crime de lèse-patronyme : “L’orthographe de mon nom de famille n’est même pas la bonne.”

« Oui, mais un SMS, c’est privé », rétorqueront certains. Je répondrai à cela que la conseillère d’un président de la République est censée prendre certaines précautions et, surtout, apprendre à se tenir.

À bien y réfléchir, Sibeth ne correspond pas exactement à ce portrait de femme qui suit : “Si elle s’intéresse à la conversation, elle y déploie une grâce ensevelie sous les précautions d’un maintien froid, et alors elle est charmante” (Honoré de Balzac, à propos de la marquise de Listomère, in Étude de femme).

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