Editoriaux - Entretiens - Politique - 17 novembre 2019

Serge Federbusch : « LR aura le choix entre disparaître dans un magma macroniste ou accepter notre main tendue… »

Le dernier sondage sur les municipales à Paris, publié ce vendredi, montre que la situation est en train de changer. Boulevard Voltaire a interrogé le candidat Serge Federbush, qui conduit la liste Aimer Paris.

 

Serge Federbush, un nouveau sondage sur les municipales à Paris vient de paraître, donnant des résultats assez différents des précédents. Premier enseignement, Anne Hidalgo fait un score très bas : 19 %. Et 60 % des Parisiens ne souhaitent pas sa réélection. Sentez-vous ce rejet d’Anne Hidalgo sur le terrain ?

Malgré son réseau clientéliste, on sent clairement Hidalgo atteinte par l’usure de 18 ans de pouvoir socialiste et par la médiocrité de ses résultats. La richesse de Paris a été pillée, 25 milliards d’euros ont été dilapidés et, dans tous les domaines, c’est l’échec : deux fois plus de demandeurs de logements sociaux qu’en 2001, des bus qui roulent moins vite, de la pollution due aux embouteillages, une ville sale où la délinquance explose. Naturellement, cela finit par agacer l’électeur de base. S’il n’est pas décervelé par la propagande socialiste, il se détache d’Hidalgo qui, pour un maire sortant, a des intentions de vote pitoyables.

 

Ce même sondage montre une situation très éclatée : aucune liste à plus de 20 % et, avec la marge d’erreur, 5 listes dans une fourchette 13-19 % : Hidalgo (19), Griveaux (18), Dati (16), Belliard (13) Villani (12).

Ne soyons pas dupes : ce sondage a été commandé par Griveaux essentiellement pour plomber Villani et apparaître comme la seule alternative à Hidalgo. Le nombre de personnes interrogées est d’ailleurs très curieux, à la fois très important et inhabituel.

 

Autre surprise de ce sondage : la bonne résistance de la droite, que l’on croyait avalée par LREM. Ainsi, Rachida Dati se hisse dans le trio de tête, à 3 points d’Anne Hidalgo : 16 %. Et votre liste est donnée à 7 % , autant que LFI, et devant les listes Gantzer, Bournazel, etc. Quels enseignements en tirez-vous ? Quelle est votre ambition ?

Aimer Paris, la liste que je conduis, est systématiquement sous-estimée car elle est présentée en dernier choix. Nous sommes présentés comme soutenus par le seul RN, ce qui est faux. J’ai la conviction que, dans les quatre mois qui nous restent, nous parviendrons aisément à dépasser les 10 % et à bouleverser la donne. LR aura le choix entre disparaître dans un magma macroniste ou accepter notre main tendue pour l’union de toutes les droites et de tous ceux qui ne veulent ni d’Hidalgo ni d’un sous-fifre de Macron.

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