« Same Lindsay » : la tendance féministe qui transforme une meurtrière en victime
« La puérophobie - peur de l’enfant, d’en avoir, d’en subir la présence - se porte très bien », constatait, en mars 2025, dans les colonnes du JDD notre directrice de la rédaction, Gabrielle Cluzel. Elle évoquait alors la natalité française en berne, mais aussi cette intolérance croissante à l’égard des enfants, dont la présence dans certains espaces publics est devenue une gêne pour beaucoup. Elle ne croyait peut-être pas si bien dire, car outre-Atlantique, cette puérophobie qui, disait-elle alors, ose « s’afficher, insolente » pousse aujourd’hui le vice encore plus loin dans une tendance qui circule sur les réseaux sociaux.
« Same Lindsay » : Je te comprends, Lindsay
Deux mots, seulement, pour accompagner les vidéos que publient des mères d’enfants en bas âge, se filmant en silence, en larmes ou visiblement épuisées, avec leur bébé dans les bras ou en arrière-plan. Les vidéos sont accompagnées d’une bande-son où un père décrit la solitude et l’épuisement qui peuvent accompagner les premières années de la vie d’un parent après la naissance de son enfant.
Sans contexte, ces mises en scène pourraient n’être qu’une énième manifestation de cette époque où chaque instant de vie, joyeux ou difficile, doit être filmé et partagé sur les réseaux sociaux. Mais par « Same Lindsay », il faut entendre « Je te comprends, Lindsay ». En réalité, elles constituent un soutien à Lindsay Clancy, cette Américaine jugée depuis le 11 juillet aux États-Unis pour le triple infanticide de ses enfants en 2023, alors qu’elle souffrait d’une dépression post-partum.
“Same, Lindsay” is now trending on TikTok.
Women are setting up cameras, holding their own children, and crying while saying they’re “just like” the woman who strangled her three kids.
Imagine this being your wife.
Feminism has completely broken women’s brains.#LindsayClancy… pic.twitter.com/u1oUbpfpW8
— International MAGA News (@MagaIntNews13) August 18, 2026
Une meurtrière comme nouvel étendard des féministes
Les juges devront déterminer si, oui ou non, Lindsay Clancy peut répondre de ses actes devant la Justice américaine, alors que la meurtrière affirme qu’elle souffrait de psychoses liées à sa dépression post-partum au moment des faits. Mais aux États-Unis, des femmes n’ont pas attendu le verdict pour apporter un soutien massif à l’ancienne infirmière de 35 ans, jugée dans le Massachusetts. Vêtues de rose, formant des cœurs avec leurs mains à l’arrivée de la prévenue, une foule de femmes assiste, en ce moment, au procès de Lindsay Clancy, qu’elles couvrent d’applaudissements, de cris de soutien et de « mercis ». Elles sont là, disent-elles, car Lindsay « aurait pu être une sœur, une amie ou elles-mêmes ».
Lindsay Clancy brutally strangled her 3 kids to death
Current scene outside the courthouse: pic.twitter.com/LC6do0LdzT
— End Wokeness (@EndWokeness) August 20, 2026
Women lining up to wave to Lindsay Clancy arriving at court today
What is happening with our women? pic.twitter.com/encoo9es0D
— Luka (@LukaLev) August 20, 2026
Mais si elles sont si nombreuses à s'être empressées de se reconnaître en la meurtrière au prétexte d’être les victimes d’une société qui ne prend pas en compte les difficultés de la maternité et de la dépression post-partum, les psychoses susceptibles d’avoir aboli le discernement de Lindsay Clancy sont en réalité beaucoup plus rares. En France, par exemple, elles ne touchent environ qu’une femme sur mille, révèle Ouest-France.
La mère de famille a peut-être été mal diagnostiquée et soumise à un traitement inadéquat de la part de ses médecins, comme le soulèvent les débats juridiques, mais le mouvement de soutien des féministes américaines semble, quant à lui, surtout relever d’un réflexe pavlovien consistant à considérer systématiquement qu’une femme coupable ne peut avant tout qu’être victime. Victime de la société, de ses injonctions, de sa féminité qui lui permet d'être mère… mais surtout victime.
Du féminisme au regret de la maternité
Ici, la « puérophobie » ne se manifeste pas tant dans le dégoût, la haine ou la peur de l’enfant que dans l'incrimination du statut maternel des femmes.
Ce mouvement a déjà mis un pied en France avec le concept du « regret de la maternité », qui a pris un véritable essor sur les réseaux sociaux lorsque, à la suite des mères d’outre-Atlantique, des Françaises ont voulu témoigner de leur regret d’avoir mis au monde leurs enfants, ou d’endosser le rôle maternel qui consiste à prendre soin de sa progéniture, à rester à la maison, à sacrifier une carrière, une image physique et sociale. Astrid Hurault de Ligny publiait déjà, en 2022, son témoignage, Regret maternel, dans un livre qui dénonçait les injonctions à la maternité, le poids de cette dernière sur les femmes, la nécessité de s’éveiller au féminisme, etc.
Symptôme d’une société où chacun est devenu le centre de sa propre existence, ce regret de la maternité prend sa source chez celles qui ont cru pouvoir s’y épanouir comme on s’épanouit aujourd'hui dans une relation, une carrière ou un hobby : pour soi, et tant que cela nous rend heureux. Aimer ses enfants, oui ; détester son rôle de mère, aussi.
Ce que ces femmes n’avaient pas compris, c’est que la maternité est peut-être le seul statut que l’on choisit pour s’épanouir, mais dans lequel on finit par aimer faire passer l’autre avant soi. Et que c’est là que réside le véritable héroïsme.
L’effacement de l’héroïsme maternel
Il y a dix-neuf ans, le 21 août 2007, la première pilote de chasse française, Caroline Aigle, s’éteignait à 32 ans des suites d’un cancer foudroyant. Quelques jours avant de mourir, elle accouchait par césarienne de son deuxième enfant, né à cinq mois et demi de grossesse, lui donnant la vie avant son dernier souffle à elle.
Elle aurait pu être portée aux nues par celles qui n’attendent que de pouvoir être libres et ambitieuses. Mais les féministes occidentales se choisissent souvent d'autres héroïnes.
Quelques jours avant de s'éteindre, elle accouche par césarienne de son deuxième fils, à cinq mois et demi de grossesse, pour lui permettre de vivre et avoir la chance de le tenir dans ses bras.
Mission réussie.
Ne jamais oublier. 🖤 https://t.co/VP9oQhzmZL pic.twitter.com/snzpEdeZ9q
— Forces Spéciales Françaises 🌟 (@Fs_francaises_) August 20, 2026
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98 commentaires
La bêtise n’a pas de sexe tout comme le racisme n’a pas de couleur, c’est inhérent à la race humaine, les femmes comme les hommes y sont sujet, hélas.
« On constate que chaque année il y a de plus en plus de cons. Mais on dirait que ceux de l’année prochaine sont déjà arrivés… » (Auteur oublié.)
Mais elle a une une orientation politique : la gauche !
ça va avec l’éducation positive mal utilisée qui empêche les parents d’élever correctement leurs enfants d’autant qu’à l’école tout est permis sauf… l’éducation!!! Comment résister à des enfants « sauvages » qui sont capables de faire n’importe quoi? C’est la faute de nos « élites bien pensantes » qui se gourent complètement…
Alienor, eh oui, le féminisme agit toujours masqué comme la bande à Arnaud, qui prétend lutter contre les fachos en utilisant ses méthodes.
« same Lindsay » utiliser le meurtre de ses propres enfants, pour défendre les « victimes » contre les « mâles américains » en révolte, avec Trump contre les abus du féminisme . Au besoin , en faisant alliance avec l’Islamisme des Mollas, danger mortel contre les civilisations chrétiennes !
De quoi se demander si le féminisme défend vraiment les femmes, ou les profits de manipulateurs politiques utilisant les femmes après en avoir fait des psychopathes , grâce au victimisme.
Pauvres femmes ! aux USA , les plus jeunes ne croient plus à rien, ni à l’amour, ni à l’avenir, malgré tous les « progrès » du féminisme ( elles raflent 60 % des diplômes universitaires ) ! Et pauvres hommes, eux ils se suicident en masse !
Et en Europe, ce sera pire .
Vivement 2027 !
Je ne vois pas la nécessité pour l’espèce humaine de se reproduire.
Pour payer les retraites des actifs d’aujourd’hui par exemple ?
A moins que vous ne voyiez pas non plus la nécessité de poursuivre votre existence ?
Bien d’accord, la médiocrité, la bêtise, la violence ont elles besoin de se reproduire, non.
Ah bon ? Heureusement pour vous que vos parents n’aient pas pensé ça !
Nous sommes certes trop nombreux sur terre et ce n’est pas en France ou en Europe globalement que le taux de natalité est le plus haut bien au contraire
Un continent auquel on a apporté médicaments et vaccins (grosse erreur) et donc la démographie explose doit être une source d’inquiétude car ça en plus iis viennent chez nous ou nous envoie leur soit disants MNA, c’est à eux que vous devriez dire ça
je lis cet article et une irrépressible colère monte ne moi ! Si elle ne voulait pas d’enfant la Lindsay elle avait moult moyen de l’éviter surtout en étant infirmière en plus !!!! je n’ai aucune pitié pour cette meurtrière, quand aux soit disant féministes qui la soutienne elles me font vomir – J’ai fait et élevé mes enfants seule, alors les » dépressions post partum » et autre personnellement ne m’ont pas affecté, comme d’ailleurs moult » maladies » qui touchent celle qui peuvent se le permettre, moi pas, j’ai travaillé, élevé mes enfants, aucun d’eux n’a dérapé, ils ont tous une bonne situation, j’ai 72 ans et je travaille encore ! alors que cette criminelle paie le juste prix de ses meurtres !!!
Les « pauvres » ,quand elles seront vieilles ,elles pourront se demander à quoi a servi leurs passages sur terre et elles seront seules à attendre la mort !! Pas d’enfants ni de petits enfants !!Quelle tristesse !!
ce qui devient clair c’est que les feministes ne sont pas , au fond , de vraies femmes !
La pilule ça existe. Ça n’est pas aux moins de 15 ans qu’il faut interdire les réseaux sociaux, mais plutôt aux féministes !
C’est le triomphe du transhumanisme, ces gens ne rêvent que PMA, GPA. Qu’est ce que ce serait pratique d’avoir des utérus à louer, récupérer SON bébé pour ensuite le confier immédiatement à une nourrice ou à la crèche tout en continuant de « vivre sa vie ». Ces femmes sont une abjection, même les animaux ont cet instinct de protection et d’éducation.
Ainsi va le monde. Avant l’extinction programmée de la race humaine, la énième depuis la nuit des temps, la décadence est une étape incontournable que nous vivons à chaque instant.
« l’extinction programmée de la race humaine » ? elle arrivera, et peut-être plus tôt que prévu grâce
aux guerres dont les hommes ne savent pas se passer !
Dès le moment où dans l’histoire biblique les deux frères ont fini par se foutre sur la figure la race humaine est entrée dans l’auto destruction.
Je ne comprends pas, nous aurions pu penser qu’avec la contraception il n’y aurait plus d’avortements sauf pour des cas extrêmes, à la suite de viols ou pour des gamines inconscientes et bien non, ils sont de plus en plus nombreux et des femmes comme celle dont on parle dans l’article sont capables de tuer leur bébé ! mais pire que tout, il y a des femmes pour la soutenir. Ces féministes sont vraiment des abruties !
C’était le but de Simone Veil, protéger la femme, mais cette loi a été complètement dévoyée par des idéologues, et on arrive a tuer 250.000 enfants à naitre chaque année dans notre pays.
Sans vouloir choquer par quelque amalgame que ce soit, je note que dans nos sociétés il y a pléthore de sites permettant de vendre ou de changer sa voiture alors que les couples en mal d’enfant doivent passer par un parcours du combattant. Cela alors qu’on se plaint de la baisse de notre natalité et/ou qu’on compte combler le déficit des naissances en ouvrant grandes nos vannes…
Ces mouvements venus des US ne représentent que quelques idéologues malheureuses de leur état de femme. C’est triste de voir ces états d’âme contre nature. Vous ne voulez pas d’enfant, n’en dégoûtez pas les autres!
Etre une femme c’est donner la vie,pas de la reprendre et devenir mère c’est une joie immense et pareil pour le père avoir des enfants(j’ai eu 4 enfants gràçe à ma femme et un peut à moi)je ne comprendrais jamais comment ont peut tuer ces enfants (et là 3) et les folles féministes trouvent cela normal,pauvre monde.
Elle a tout de même étranglé ses trois enfants de ses mains.il y a des moyens de contraception pour ne pas en avoir et en arriver là. Personnellement, je n ai pas d empathie pour cette femme.
J ai de l admiration pour cette pilote de chasse et je me souviens de cette triste histoire.