RSF : ces reporters « sans frontières » sont-ils aussi sans parti pris ?
On n’avait jamais autant parlé d’eux. Depuis quelques mois, les militants de Reporters sans frontières sont sur tous les fronts. On leur doit, notamment, ce fameux rapport, dévoilé en grande pompe le 26 novembre, accusant CNews de contourner les règles du pluralisme. Un document très à charge mais surtout très bâclé, que l’Arcom a immédiatement taillé en pièces, avouant être « tombé des nues » en découvrant ses conclusions fantaisistes. Quelques semaines plus tôt, les militants avaient déjà publié une longue « investigation » sur la couverture médiatique du livre Une nuit en France (Grasset), revenant sur la mort de Thomas, 16 ans, tué à l’issue d’un bal à Crépol en 2023. Ils y accusaient alors CNews de s’être livrée à une « campagne de dénigrement » de l’ouvrage et de ses auteurs, point de départ d’une vague de haine et de menaces proférées en ligne contre eux. Un « manquement à ses obligations légales » que l’ONG avait dûment signalé au gendarme de l’audiovisuel. « CNews ayant déjà été sanctionnée à de multiples reprises pour des faits de même nature, nous appelons l’Arcom à faire respecter la loi en faisant preuve de plus de fermeté », écrivait l’organisation.
Un combat contre la liberté et le pluralisme
Sur son site officiel, RSF retrace fièrement l’historique de sa croisade anti-CNews. Celle-ci a débuté il y a dix ans déjà, en 2015, avec la publication d’une tribune publiée par Le Monde dénonçant le « défaut d'indépendance éditoriale » au sein du groupe Canal+. Il y eut, ensuite, une pétition lancée par l’ONG lors de la grève à i-Télé, un documentaire dénonçant la « mécanique d’emprise et d’intimidation exercée sur les journalistes » par Vincent Bolloré, un « pot de départ » organisé place de la Bourse à l’occasion du départ en retraite du riche entrepreneur breton, et de nombreux recours à différentes instances, les exhortant toutes à sanctionner CNews aussi sévèrement que possible. On se souvient, notamment, qu’en avril 2022, RSF avait saisi le Conseil d’État et lui avait demandé de réprimander l’Arcom, accusée d’« inaction » face aux « manquements » répétés de CNews à ses obligations.
Un résumé de l'affaire
➡️ En novembre 2021, @RSF_inter saisissait l'@Arcom_fr d'une demande de mise en demeure de @CNEWS pour manquements à ses obligations légales d'honnêteté, d'indépendance et de pluralisme de l'information.
➡️ Le 5 avril 2022, l'Arcom apportait une réponse… pic.twitter.com/r1ree7wDRW— Christophe Deloire (@cdeloire) February 13, 2024
Cet acharnement invraisemblable est d’autant plus étonnant que la mission de RSF n’est pas de restreindre la liberté d’expression des médias français. Elle est, au contraire, de défendre la liberté de la presse, de soutenir les journalistes lorsqu’ils sont visés par la censure ou par des pressions politiques. Contacté par BV, Robert Ménard n’a pas de mots assez durs pour critiquer le dévoiement de l’ONG dont il a été l’un des cofondateurs. « Ce n’est même pas une dérive, c'est un naufrage !, nous répond-il. La mission de Reporters sans frontières n’est pas de dire ce qui est du journalisme et ce qui ne l'est pas. Qu’est-ce qui leur permet de trancher entre ce qui relève de l’information et ce qui n’en relève pas ? Au nom de quoi et de qui ? Ce sont les régimes autoritaires qui ont des attitudes de ce type-là […] Pendant longtemps, je n'ai jamais fait de commentaire sur cette dérive, mais là, je dis "ça suffit", et c'est pour ça que je réponds à vos questions. »
Une organisation récupérée par la gauche
La politisation de RSF est désormais un secret de polichinelle. En février 2024, BV avait enquêté sur cette ONG et épluché ses comptes de trésorerie. Nous avions notamment découvert que les subventions publiques représentaient plus de 50 % de ses ressources. Parmi ses bienfaiteurs, on retrouvait l’Union européenne, la Swedish International Development Agency (connue pour financer un certain nombre d’associations LGBT) et l’Agence française de développement. Du côté des subventions privées, l’Open Society Foundations du militant d’extrême gauche George Soros figurait en bonne place. Il se trouve, d’ailleurs, que le président actuel de RSF, Pierre Haski, a lui-même reconnu avoir été payé par ce fameux George Soros afin de « surveiller » le Net et garder un œil sur les tendances trumpistes en Europe... « C'est le gauchisme qui a pris le pouvoir à Reporters sans frontières, nous confirme Robert Ménard. C'est le milieu des droits de l'homme qui est comme ça, j'étais une exception. Le milieu des droits de l'homme est dirigé, animé par des gens qui sont de gauche et, après mon départ de la direction de Reporters sans frontières, le naturel est revenu au galop et a pris la tête de l'organisation. »
Ne cherchant plus à cacher son orientation politique, RSF s’est publiquement engagé, lors des élections législatives de 2024, par la voix de son secrétaire général. « Le résultat du premier tour des élections législatives a montré que l'extrême droite française pouvait arriver au pouvoir, déclarait alors Thibaut Bruttin. À Reporters sans frontières, nous sommes mobilisés pour que la liberté de la presse et l'indépendance des médias soient respectées. C'est pourquoi nous avons sorti une vidéo choc qui rappelle l'influence que des dirigeants illibéraux comme Viktor Orbán peut avoir sur le programme du Rassemblement national. »
Mais pourquoi Emmanuel Macron veut confier à "Reporters Sans Frontières" l’attribution du label sur les bons et les mauvais médias ?
Écoutez le directeur général de RSF juste avant le 2nd tour des législatives : ♂️ pic.twitter.com/AbhW45mNHO
— Destination Télé (@DestinationTele) December 2, 2025
Au vu de cette politisation, on se demande bien pourquoi l’Élysée envisage de confier à l’ONG la labellisation des médias « fiables ». Ou, plutôt, on ne le comprend que trop bien : parce que les médias dits « dissidents » en seraient exclus, évidemment. « Le Président est entré en guerre contre le groupe Bolloré qui, pense-t-il, va permettre la victoire du Rassemblement national, analyse Robert Ménard, pour BV. Donc, il rêverait de les réduire au silence. Et dans cette stratégie politique-là, Reporters sans frontières est l'idiot utile de monsieur Macron. » Fin de citation.
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38 commentaires
Quand on veut se maintenir au pouvoir au delà des délais on commence par « labelliser » la presse. Après on déclare la « patrie en danger »
car en guerre contre la Russie et on repousse les élections. Ce qui est le cas pour l’Ukraine depuis plus de deux ans. Zelensky est un président en sursis. Le rêve de Macron.
En tout cas s’ils traitent toute leur info comme le dossier à charge sur Cnews, ils sont vraiment mauvais.
Même épaulés par MacRon, ça foire.!!!
Ils ne seront jamais labellisés par le vrai label: celui des auditeurs et des lecteurs.
Bien dit M. Ménard. C’est plus que l’idiot utile de Macron. Ce sont des menteurs et des manipulateurs. Honte à tous ces journalistes qui passent leur temps à colporter des inepties. On leur demande tout simplement d’être honnête dans leurs informations.
Bien d’accord avec Robert Ménard.
L’indépendance pour eux mais pas pour les autres, RSF l’idole de « Macronescu », c’est le KGB des médias!
Neutralité, impartialité, dignité, intégrité, probité, un serment qui aurait du sens pour ne pas mentir chaque matin pour Macron, le Mozart de la propagande, en sus du reste!
rsf, subventionné par G. Soros, divers « clubs » étrangers et bien sûr notre « gouvernement ».
En résumé, une information impartiale (second degré!)
Fermer C News ? A mon avis too big to fall. (trop gros pour tomber) C 8 c’était différent beaucoup de patriotes ‘dont moi) ne supportaient pas le débile Hanouna pour C News c’est différent, sa fermeture provoquerait des réactions violentes à mon avis.
ce sont des gauchos islamisés qui font honte à Monsieur Ménard, ces gens détestent ceux qui ne pensent pas comme eux.
RSF Reporters sans foi. On voit bien la tendance politique adoptée aujourd’hui par cet organisme nommé pour attribuer des labels comme sur les poulets français ou d’Ukraine au choix, pourvu que cette idée de labellisation soit conforme aux vœux de ce président en perte de vitesse. Toutes les,semaines il invente une nouveauté ridicule et pathétique.
Des dictateurs de l’information.
Tout citoyens qui ne se laisse pas laver l’esprit par ces gens inféodés a la gauche est bien fondé de s’en inquiéter, si Vincent Bolloré est tant agressé c’est qu’il dit la vérité, ses contradicteur ont des arguments minables.
Je rêve du jour où les patriotes de notre France reprendront les rênes et supprimeront sans état d’âme les subventions à ce genre d’associations militantes , à la presse et que tout le service soi-disant public soit privatisé . Non seulement on ferait quelques milliards d’économies mais nous ne connaitrions plus les nuisances causées par ces gens sans foi ni loi et ce sera pour nous peuple de France une véritable délivrance et une douce revanche sur tout ceux qui nous ont tant fait souffrir par leur idéologie. Je prie pour que ce jour arrive.
Sur LCP ce mardi 2 décembre le DG de RSF est tranquillement revenu sur le rapport de son organisme qu’il a jugé être incontestable et dont la méthodologie ne saurait être remise en cause. Par contre selon lui le travail de l’ARCOM ne vaut rien car elle n’a pas les moyens ( humains et financiers veut-il dire) d’accomplir correctement sa mission. Aucune contestation sur le plateau qui approuve béatement le discours de Thibault Bruttin.
Absolument ces gens sont sans parties .
Utiles, c’est un euphèmisme. Idiots, certainement pas !
Robert MENARD avait créé une belle fondation pour récupérer les journalistes emprisonnés dans le monde, désormais un repaire de gauchistes subventionnés par SOROS et à la solde de celui qui paie le plus