On nous aurait dit, voilà quelques années, que la « dysphorie de  » deviendrait une mode, nous ne l’aurions pas cru. Et pourtant… c’est bien à cela que ça ressemble, dans ce pays merveilleux qu’est la . Et si ce n’est pas une mode, alors c’est une grave épidémie !

Comment, en effet, expliquer que « de phénomène rarissime, touchant quelques individus dès la petite , la dysphorie de genre [soit] devenue une pathologie de masse, apparaissant avec l’adolescence », comme l’écrit Le Figaro, qui publie une enquête sur le sujet.

Les chiffres sont éloquents : « En 2001, seules 12 personnes de moins de 25 ans avaient été diagnostiquées… en 2018, c’était 1.859 », dit un psychiatre pour enfants. « Tous les ados sont touchés, mais surtout les filles de 13 à 17 ans qui veulent devenir des garçons : entre 2008 et 2018, l’augmentation dans cette tranche d’âge est de 1.500 %. » Et d’ajouter : « En Suède, il y a maintenant plus de filles que de garçons qui reçoivent de la testostérone. » Idem pour les opérations (ablation des seins, modification des organes sexuels, etc.) : quand « 12 personnes par an seulement demandaient un changement de dans les années 1972-1992, aujourd’hui, elles sont plus de 2.000 ».

On s’étonnera, au passage, que, dans un temps où l’on s’applique partout à démolir la gent masculine, réputée violente et violeuse, tant de jeunes filles veuillent changer de sexe… mais ce n’est qu’un paradoxe de plus.

Pionnière, la Suède a été le premier pays au monde à reconnaître la dysphorie de genre. C’était en 1972. Les traitements y sont totalement pris en charge dans les cliniques publiques dès l’âge de 16 ans : « Bloqueurs de puberté pour les plus jeunes, injections de testostérone ou d’œstrogènes, opération de la poitrine, orthophoniste pour changer sa voix, épilation, greffe de barbe etc. » L’opération des parties génitales est autorisée à partir de 18 ans. Insuffisant pour les associations qui soutiennent un projet de loi de 2018 pour « abaisser l’âge du changement à 12 ans et celui des interventions chirurgicales à 15 ans, sans consentement parental ».

Voilà donc ce monde merveilleux où les enfants décident de changer de genre comme de look et s’offrent même parfois des allers-retours, comme le raconte Asa, au Figaro. À 14 ans, sa fille Johanna « ne supportait plus son corps » et a décidé de devenir Kasper. Et puis à 19 ans, « elle a eu l’immense courage d’avouer son erreur. Je suis très fière d’elle », dit sa maman.

Vous connaissez un adolescent qui, à 14 ans, supporte son corps et les changements qui s’opèrent en lui ? Moi, non, je n’en connais pas. L’adolescence est le moment de la vie où, par définition, on est mal dans sa peau.

Qu’importe, durant toutes ces années, les Suédois ont décidé de réparer cette erreur de nature. En pointe dans les « traitements », Karolinska, le plus prestigieux hôpital du pays. Et voilà qu’un drame national se joue : ses équipes refusent désormais le traitement hormonal aux nouveaux patients mineurs. Ils mettent en avant « le principe de précaution ». S’avisent tout à coup qu’« il n’y a pas de preuve de l’efficacité de ces traitements, pourtant irréversibles, pour le bien-être des patients ». Et, pire, que lesdits traitements entraînent maladies cardiovasculaires, certains cancers, ostéoporose, thromboses, etc. Dénoncent surtout les « surdiagnostics » de dysphorie de genre (70 à 80 % des demandes sont acceptées).

Les associations crient au scandale : « De nombreuses familles sont désespérées, car elles voient leurs enfants souffrir et elles savent qu’ils n’auront pas de traitement. »

Oui, mais ils auront peut-être la vie sauve. C’est pas mal non plus !

15 juin 2021

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