Polémique des visas algériens : Tebboune ne fait pas la manche !
Les annonces de l’ambassadeur français, de retour en Algérie depuis le mois de mai dernier, ne sont pas passées inaperçues : dans un entretien donné au média algérien TSA, Stéphane Romatet détaillait la nouvelle feuille de route de la France dans ses relations avec l’autre versant de la Méditerranée en évoquant, notamment, un retour aux chiffres des visas accordés avant la crise : 250.000 par an. Depuis cet entretien datant du 14 juillet, Emmanuel Macron, d’abord, puis le président algérien, ensuite, ont démenti ces « objectifs chiffrés » pour le premier et « un quota de visas » qu'il aurait demandé pour le second.
Visas algériens : enjeux de la sortie de crise
Terrain miné, on marche sur des œufs, la sortie de crise souhaitée par l’Élysée n’a rien du chemin pavé de roses : l’ambassadeur de France en Algérie « Stéphane Romatet a évoqué un probable retour au niveau des délivrances d’avant la crise, qui était de 250.000 visas par an », explique le média algérien TSA, qui ajoute que « ces déclarations ont suscité une levée de boucliers chez la droite et l’extrême droite françaises, faisant même réagir le Quai d’Orsay et l’Élysée ».
Le 22 juillet, en effet, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a déclaré que « le président de la République a tenu à corriger les propos de notre ambassadeur en Algérie, qui ont été très relayés, ces derniers jours, sur notamment le nombre de visas » et a même précisé qu’« il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas et il n’y a aucun laxisme de la part de la France ». Le 27 juillet, c’était donc au tour de Tebboune de revenir sur cette affaire de visas : si l’on en croit TSA, le problème, pour l’Algérie, est que « dans les débats en France, la question des visas est abordée comme s’il s’agissait d’une revendication algérienne dans le cadre des discussions pour la relance de la relation bilatérale. D’où cette mise au point ferme du président Tebboune », manifestement soucieux de ne pas passer pour un quémandeur.
Un retour annoncé aux chiffres d’avant la crise
Les annonces de Stéphane Romatet - qui expliquait à TSA être « revenu en Algérie avec un mandat, avec une volonté, celle du Président Emmanuel Macron, celle aussi qui [lui] a été confirmée dès [s]on arrivée par le président Abdelmadjid Tebboune, de, en quelque sorte, remettre cette relation [franco-algérienne] sur les rails » - n’ont, semble-t-il, pas eu l’effet escompté. Lorsque TSA pose la question des visas à Stéphane Romatet, c’est en évoquant leur restrictions « réclamées par une partie de la classe politique en France comme un levier vis-à-vis de l’Algérie », et l’ambassadeur, à la question « des chiffres », de « la tendance des délivrances » posée par le média algérien, répond qu’« il y avait, avant la crise, un volume de délivrance de visas […] à peu près 250.000 visas par an à peu près », qu’avec la crise franco-algérienne, « ce chiffre a chuté et [que son] objectif, c’est de faire en sorte que ce volume de visas que nous attribuons aux citoyens algériens qui ont toutes les bonnes raisons pour venir en France puisse redémarrer à la hausse et de revenir probablement au niveau antérieur à la crise ». Excès de zèle, démonstration de bonne volonté, main tenue ? En tout cas, nulle trace des « quotas » dont parle Tebboune. Pour Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie joint par BV, le président algérien « a saisi cette phrase pour parler de quotas ».
À ce sujet — [POINT DE VUE] Sans un mot pour Christophe Gleizes, notre ambassadeur à Alger met le turbo sur les visas
La « tare » de l’extrême-droite française !
Quoi qu'il en soit, « pour le chef de l’État, l’ambassadeur de la République française en Algérie a cru devoir parler du sujet des visas "comme étant un geste, mais l’Algérie n’a jamais demandé ce geste-là […] il a cru bien faire à son niveau, mais la désinformation, c’est la culture des mauvais, parce qu’ils n’affrontent pas la réalité" », rapporte TSA de l'allocution présidentielle algérienne. Ainsi, une partie de la droite et de l’extrême droite françaises « entretien[drait] un schéma aux antipodes de la réalité : d’un côté, l’Algérie qui réclame des choses sur la mobilité et la mémoire, de l’autre un gouvernement français qui cède ».
D’ailleurs, « la "désinformation" touche aussi aux positions de l’Algérie sur la question de la mémoire, lui prêtant des revendications qu’elle n’a jamais exprimées » et Tebboune a déclaré n’avoir jamais demandé à la France ni excuses ni indemnisation puisque, explique le président algérien, « l'Algérie ne fera jamais la manche », « ne demandera jamais d'argent à quelqu'un : problème de dignité nationale ». Alors, il dénonce « le comportement d’une minorité agissante, vraiment une minorité bruyante et agissante, puisque maintenant, ça se répercute sur leurs dirigeants ». En bref, selon Tebboune, l’Algérie n’a absolument rien demandé à la France, toute cette polémique est due à un ambassadeur vexant et zélé, à une extrême droite française trop bruyante, à un « héritage de l’OAS », mais « ce n’est pas la France », à qui il refuse de coller cette « tare » ! À BV, Xavier Driencourt explique que « c'est son thème récurrent de dire "tout ça, c'est l'extrême droite". En fait, c'est pour pouvoir opposer la droite extrême ou la droite dure à Macron et pour faire pression sur Macron sur le thème : "Si vous durcissez votre politique, ça voudra dire que vous avez rejoint l'extrême droite et que vous faites la politique de l'extrême droite". » Pour l'ancien ambassadeur, ce discours n'est donc rien d'autre qu'« un habillage ».
Mais, pour preuve de sa bonne foi, « défiant quiconque de prouver le contraire », ajoute TSA, « le président Tebboune a réitéré que "l’Algérie ne quémande pas" et n’a pas demandé un quota de visas, parce que "les Algériens qui émigrent actuellement, c’est des intellectuels, des médecins, des ingénieurs, il n’y a plus d’ouvriers qui vont là-bas." » Si Tebboune le dit…
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39 commentaires
Magnifique Tebboune: il n’a même pas besoin de quémander pour obtenir !!! Quand à notre stupide porte parole bregeon, lorsqu’elle dit qu’il n’y a aucun objectif chiffré sur le nombre de visas, ça fait peur : en fait cela veut aussi dire qu’il n’y a aucune limite haute. Mais si ce ne sont que des médecins et autres intellectuels de haut niveau qui viennent, tout va aller mieux…
grace au socialistes et pseudo gaullistes, la France est devenue la pute de Europe.
Plut au ciel que ce fût vrai ! On aurait ainsi une source de revenus. On a plutôt une source d’impôts supplémentaires et de fonctionnaires surnuméraires.
En fait la gaffe de l’ambassadeur révèle le dessous des cartes de la tambouille entre Macron et Tebboune. Il faut le faire mais pas le dire. Donc on imagine que des centaines d’OQTF sont déjà rentrés en Algérie ? Las, je ne crois pas que c’est le cas et que la soumission élyséenne sera à sens uniqie.
J’en vois tous les jours des intellectuels, ingénieurs et médecins qui tiennent les murs des hlm de la ville que j’habite.
1 Oqtf repris =1 visa accordé. Point barre !
Mais qu’attend notre ambassadeur soi-disant « extraordinaire et plénipotentiaire » pour démissionner. Cet homme n’a aucun amour propre ni aucune dignité , au demeurant à l’image de ceux qui l’emploient.
Mais ils sont masos tous ces jeunes a vouloir venir dans notre pays si raciste
Je suis pour appliquer le principe de réciprocité.
Combien de visa l’Algérie delivre aux compatriotes français, pour étudier, travailler ou visiter l’Algérie.
Délivrons nos visas en conséquence
Oui, et envoyons leur tous nos criminels
Mais qui de nos jeunes veulent aller là-bas franchement ? Le Maroc je veux bien , mais l’Algérie même pour visiter déjà que le Maroc dans certains endroits ça craint et que nous ne sommes pas les bienvenus , ça je cous l’assure
Cet individu n’est pas apprécié des Français, mais il faut quand même ajouter qu’il n’est pas non aimé des Kabyles et des Berbères. On comprend pourquoi il s’entend bien avec Mr Macron : ils sont menteurs tous les deux.
Ça tombe tres bien nous ne voulons plus payer pour l’algerie algerienne,et nous ne lui devons rien que le respect quand elle nous respectera
Un ambassadeur citant des chiffres précis, démenti par un président qui ne sait pas compter. A qui se fier ? Le premier me semble plus crédible.
Je pense que l’ambassadeur pour dire cela , a eu autorisation donc Macron n’est , encore une fois , qu’un piètre menteur, sinon cet ambassadeur aurait été viré , ce qui n’est pas le cas ; la lâcheté dans toute sa splendeut , tu m’étonnes que Tebboune en parofite , Zidane a eu plus de cran en parlant de Christophe Glezes
Eh bien voilà ,c’est clair .Tout le monde a compris.!!!
Il ne s’agit pas de faire le beau dans les médias en haussant le ton contre l’Algérie comme le faisait le très décevant (pour ne pas dire nul) Retailleau. Il ne s’agit pas non plus de faire des courbettes toujours plus inclinées vers le sol devant l’Algérie parce que notre classe politique, d’une lâcheté sans non, a une peur irraisonnée de la potentielle réaction des algériens de France. Il faut juste faire de la diplomatie loin des caméras, jouer sur ses point forts (s’il en reste) et ne pas se laisser intimidé par cette paix sociale recherchée quoi qu’il en coûte et qui nous emporte vers le tiers-monde. Il faut respecter l’Algérie et se faire respecter. La diplomatie a disparu en France pour laisser place à de la très très mauvaise com. Je ne vois que Pierre De Gaulle pour incarner l’homme d’Etat espéré…Mais il est aux abonnés absents. Dommage. Il imposerait le respect par sa droiture. Il ne hurle pas avec les loups contre la Russie ; il parle à Poutine et le monde entier le respecte (sauf peut-être les fourbes dirigeants européens mais c’est un honneur de ne pas être apprécié par ces derniers) sachant ce qu’il représente.
Qu’il est mignon ce Président.
Depuis quand le mot quémander est il devenu synonyme d’exiger ?
Combien de visas permanents pour les membres de sa famille et combien pour ceux qui constituent la nomenklatura qui ruine ce pays depuis Juillet 1962 ?
Combien de luxueux appartements ou propriétés ?
Voila les bonnes questions !
Et ce sont ces intellectuels, ces médecins, ces ingénieurs qui agressent nos filles et nos jeunes , qui violent des octogénaires, qui tuent pour un portable, qui remplissent nos prisons, ruinent notre sécurité sociale?
Ah , si Tebboune le dit alors voyons de plus près la composition des chiffres du chômage et de la délinquance on sera alors vite fixé et nous pourrons soutenir les propos de Tebboune en affirmant que intellectuels , médecins et ingénieurs algériens sont pour grand nombre délinquants et sans emplois .