[POINT DE VUE] Pigasse persiste et signe : « Le Français de souche est un mythe »

La France est une géographie, une histoire, une culture, une lignée de héros et de génies, de saints et de rois.
Capture d'écran YT LFI
Capture d'écran YT LFI

Matthieu Pigasse a le même parcours qu’Emmanuel Macron. Énarque, banquier d’affaires, le cœur à gauche, le portefeuille à droite, des amis dans tout Paris. L’un a décidé d’être un éternel premier de classe, l’autre se veut « punk » parce qu’il porte des tee-shirts noirs et écoute du rock, mais les similitudes entre eux l’emportent sur les différences. Il se dit donc beaucoup, notamment dans la presse, que Pigasse ne comprend pas ce que le président de la République a de plus que lui. Alors, il semble avoir décidé de surfer sur la popularité de Mélenchon pour se créer un destin politique, fût-ce dans le wagon du communisme.

Après avoir dit aux Amfis (les universités d’été de LFI) que l’annulation d’une partie de la dette française, à « foutre au feu » selon Jean-Luc Mélenchon, n’était pas absurde, il a décidé de se lancer dans l’ethnographie en répondant à Marion Maréchal. La députée européenne a publié des extraits de son livre, Si tu te sens Le Pen (Fayard), dans lequel elle rend un hommage appuyé à ses ancêtres, déchaînant une logorrhée progressiste du banquier punk (il y avait eu une première salve, il y a une semaine), dont nous allons voir les principaux extraits.

« Le "Français de souche" est un mythe. Nous sommes tous des sangs mêlés », commence le tweet de Matthieu Pigasse, qui demande innocemment à Marion Maréchal « de quelle souche » elle parle exactement. Non seulement c’est biologiquement faux (l’ADN du peuple français est remarquablement homogène jusqu’au XXe siècle, notamment avec la récurrence de l’haplogroupe R1b), mais cette fausseté est démontrée par l’Histoire. Entre le VIe siècle et la colonisation, il y a eu peu d'immigration, en France. La colonisation, idée stupide de la gauche, fondée sur un racisme d’État assumé par cette même gauche (les races supérieures « ont le devoir de civiliser les races inférieures », disait Jules Ferry, homme de gauche, en 1885), puis la pénurie de main-d'œuvre en 1918, puis la décolonisation après la Seconde Guerre mondiale, ont certes rebattu les cartes. Mais cette nouvelle donne n’annule pas dix siècles d’un métissage strictement occidental, au gré des déracinements ou des transhumances (comme les Auvergnats qui allaient vers le sud-ouest en hiver).

Ambition et vanité

Matthieu Pigasse oublie volontairement, par ailleurs, que la France n’est pas « une idée ». Il cite Renan et Michelet, historiens d’une époque où il n’y avait pas de récit décolonial, pas de haine des Blancs par des Français non blancs et où le « plébiscite de chaque jour » qu’évoque Renan dans un texte usé jusqu’à la corde était un plébiscite entre Français d’origine. La France est une géographie, une histoire, une culture, une lignée de héros et de génies, de saints et de rois. On peut devenir Français à part entière par la volonté de s’assimiler totalement à sa patrie d’accueil (cas d’Henri Verneuil, né Achod Malakian, ou de Jean Messiha), mais pas en prenant la France pour un peu ragoûtant mélange d’hôtel, d’exposition universelle, de lupanar et de distributeur de billets.

Tout cela, Matthieu Pigasse, qui est français de souche, le sait parfaitement. De même qu’il savait parfaitement, pour avoir restructuré la dette grecque, ukrainienne et argentine, que le programme économique de Jean-Luc Mélenchon nous emmènerait dans le mur. Et, de même que « foutre au feu » une partie de la dette française nous précipiterait dans l’abîme, considérer qu’il n’y a pas de Français de souche revient à dire que la France n’existe pas. Sinon, à quoi demanderait-on aux nouveaux arrivants de s’intégrer ou, mieux, de s’assimiler ?

L’ambition et la vanité font parfois dire des choses stupides, à dessein. Matthieu Pigasse espère peut-être que ces concessions significatives lui assureront un portefeuille ministériel. Ministre punk pour pays en flammes : ça n’a de la gueule que sur une affiche de concert.

Picture of Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

52 commentaires

  1. Le « Français de souche » est celui qui aime son pays quel que soit ses origines à la différence du « Français de papier » qui lui, n’aime pas la France et ses traditions. L’un protège les valeurs ancestrales de son pays pendant que l’autre s’attèle à le détruire systématiquement. Y’a donc pas photo : on ne peut confondre les deux !

  2. Matthieu Pigasse n’est pas un français de souche, il n’est pas originaire de la Manche, son grand-oncle n’a pas reçu la Francisque de Vichy. Non, non, il est issu d’une génération spontanée qui n’a ni histoire, ni géographie encore moins de coutumes. C’est le pur produit d’une idéologie mondiale qui est persuadé qu’un individu est un consommateur sans cervelle et sans attache. Ce type me dégoûte

  3. Les Français de souche ont leurs ancêtres qui étaient là déjà en 4500 avant J-C quand ils ont érigé Carnac, ils ont ensuite accueilli les Celtes et sont devenus des Gaulois et ils sont catholiques depuis bien avant le baptême de Clovis. Les Francs ont peuplé la Moselle mais pas toute la France. Nous sommes des millions de Français de souche même si on a un ancêtre venu d’Italie ou de Pologne ou d’ailleurs.

  4. A quoi demanderait on aux nouveaux arrivants de s’assimiler ? On ne leur demande rien aux nouveaux arrivants . C’est à nous, français de souche ( ma généalogie ne montre que des mariages entre français de souche eux aussi depuis 1610), de nous adapter à des mœurs et coutumes qui n’ont rien à voir avec nous . C’est bien là le problème .

  5. Il a raison de petit bonhomme riche, que veut dire « de souche ». Un des mes ancêtres était espagnol et a sédentarisé en Flandre, on était sous Charles Quint, je suis donc un descendant lointain d’immigré, mais je me sens français au plus profond de moi, attaché à la culture de mon pays, la France, au sein de laquelle j’ai fondé une famille sur le modèle hérité de mes aïeux. EN quelque sorte, je me sens français « de souche ». Mais j’accepte que le petit bonhomme riche ne partage pas mes connvictions, c’est peut être ce qui nous distingue.

  6. Ma femme est « de souche » depuis qu’existent les registres paroissiaux, mais camarade pigasse ne sait pas en quoi consistent ces registres. Pas de leçons à recevoir d’un gosse de riche, énarque et haut fonctionnaire suceur du pognon des français.
    L’histoire de la dette sauce mélanchon est à la mesure de l’absurdité des « personnages » qui le suivent.

  7. La France monsieur Pigasse on l’aime pour ce qu’elle représente la une construction autour d’un même projet qui respecte aussi bien celui qui est là depuis la nuit des temps que celui qui arrive avec envie de se fondre dans ce pays et d’œuvrer à sa prospérité, non de tenter d’y imposer une autre culture.

  8. S’il n’aime ni notre pays, nos coutumes, notre histoire, qu’il aille ailleurs marre de ces gauchistes qui refusent que nous soyons un peuple enraciné depuis des millénaires, alors qu’ils bavent à longueur de temps sur Israel qui aurait volé la terre des palestiniens. C’est notre pays, notre terre, notre histoire, nous y sommes attachés. Si sieur pigasse n’apprécie pas il s’en va….

  9. Je suis française de souche et je ne suis pas un mythe … d’autre part, je ne connais ni n’écoute ce monsieur Pigasse et ses pairs qui ne m’intéressent pas … arrêter de se polluer le cerveau avec n’importe quoi et n’importe qui … surtout quand on à faire à un idiot inculte et fanatisé et il y en a … à boycotter.

  10. Le sieur Pigasse ne semble pas à la hauteur. Peut-il commencer par nous donner sa définition du « français de souche ». Il serait peut-être mieux compris. Dans la foulée, peut-il nous dire ce qui a conduit à la naissance et à l’utilisation d’une telle expression qui lui semble tombée du ciel ?

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