[POINT DE VUE] Flanby nostalgie, quand tu nous prends !
Il y a des jours, comme ça, où une profonde lassitude peut saisir l’observateur de l’actualité. Le combat des idées y semble soudain moins pertinent, la certitude de vaincre s’éloigne inexorablement, et au-delà d’une éventuelle rage, c’est une tristesse qui vous serre le cœur, comme celle de voir un être cher qui décline et s’enfonce dans la nuit de la conscience.
Cette semaine, le classement de juillet des personnalités préférées des Français, réalisé par IFOP-Fiducial, contient une surprise de taille qui fait tomber une grisaille spirituelle sur la perspective, pourtant douce, des cafés en terrasse et des bains de mer. Derrière Michel-Édouard Leclerc, le Mazarin des épiceries, l’homme qui n’en finit pas de faire de la politique pour dire qu’il n’en fait pas, on trouve une surprise de taille : le deuxième homme du classement est… François Hollande.
Monsieur Normal, le retour
On songe d’abord à un homonyme. Un sportif, un présentateur télé, un spécialiste des causes humanitaires. Mais non : c’est bien lui. Monsieur Normal. « Moi Président ». Celui que les chansonniers appelaient Flanby et à qui Carla Bruni donna, dans une cruelle chanson, le surnom de « pingouin ». Les Français, qui votèrent pour lui par défaut, face à un Sarkozy qu’ils adoraient détester, le méprisèrent rapidement. Empoté, trop sous-préfectoral pour un pays que l’on dit monarchique, trop médiocre pour un pays habitué au gaullisme et ayant la nostalgie de la grandeur, François Hollande fit de la peine, au bout de quelques mois. Le scooter de la rue du Cirque, les trombes d’eau sur l’île de Sein, le ridicule du personnage qui se voulait sérieux, l’affaire Leonarda… Et puis, il y avait ses phrases, aussi. L’homme qui, paraît-il, avait, en privé, un sens de l’humour redoutable enchaîna les platitudes et les bêtises. Dans les platitudes : l’attentat du Bataclan pour lequel il ne trouva rien d’autre à dire que « c’est une horreur ». Dans les bêtises, cette perle, typiquement dans le goût d’une gauche française droguée à l’assistanat : « C’est pas cher, c’est l’État qui paie. »
Cinq longues années. Cinq années de ministres socialistes, sortis de la nuit rosâtre des morts-vivants du mitterrandisme tardif. Pour faire oublier le chômage et la pauvreté, on dégaina le mariage pour tous. Pour évacuer la faiblesse de l’État dans des banlieues déjà perdues, on envoya l’armée au Mali. Après avoir joué avec l’idée de renverser Bachar el-Assad, Monsieur Normal finit par se rendre compte que c’était plus urgent de bombarder Raqqa pour éradiquer Daech. Un carnage, de bout en bout – pas un carnage grandiose et plein d’éclat, non, un de ces suicides à petit feu que la toute récente loi française remplacera désormais par une bonne vieille piqûre.
Dernier clou sur le cercueil : en 2017, François « Normal » Hollande fut dans l’incapacité de se représenter, avec une cote de popularité qui tutoyait la fosse des Mariannes. Emmanuel Macron, jeune et malin, se servit du cadavre de la gauche comme d’une planche de surf. Hollande se retira dans sa thébaïde corrézienne, par la terrasse de laquelle Julie Gayet contemplait le peuple, dans une vidéo devenue célèbre. Et puis, il fut élu député. La vie politique est dure, mais la gamelle est sûre, à condition de ne pas faire grand cas de sa fierté personnelle. Ça tombait bien : François Hollande n’avait jamais eu de ces velléités ascétiques que l’on prêtait jadis aux Romains de la haute école.
Aujourd’hui, il laisse planer le mystère sur une éventuelle candidature pour 2027. Quel mal terrible Macron peut-il bien avoir fait à la France pour que la présence de François Hollande ait quelque chose de réconfortant ? Sénilité bien française, qui nous avait fait regretter Sarkozy sous Hollande, et nous fait regretter Hollande dans les derniers mois de la décennie macronienne. Espérons que le baromètre du mois d’août chassera ces mauvaises pensées…
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109 commentaires
C’est vraiment désolant de voir cela ,après Sarko c’était la descente aux enfer avec Hollande et le malade Macron les socialistes ont tués le pouvoir d’achat des français avec les 35heures et les entreprises avec et maintenant avec toute l’immigration tout les milliards de déficit c’est la mort si nous ne réduisons pas les dépenses du pays .
Comme quoi, les gueux et les sans dents ne sont pas rancuniés envers celui qui s’est bien moqué d’eux. Pauvres Français!
je ne comprends plus les français qui lui donnent encore du crédits et qui l’ apprécient ensuite a t ‘ il un espace politique entre E.PHILIPPE et MELANCHON je ne le pense pas parce que ce sont les mêmes mais il est capable de faire 5 à 6 % ce qui est déjà beaucoup il appellera a voté au 2 tour pour le bloc central face au camp national pour continuer à exister c ‘est pour cela qu’ il faudra renverser la table en 2027
Flamby c’est gentil. Quel sera le petit nom de Macron ?
L’euthanasieur
Foutriquet 1er ! On trouve la définition suivante de ce mot sur Internet : » personne jugée insignifiante et incapable ». :)
Tout comme son ex Ségo, et la plupart des politiciens actuels, il n’a aucune colonne vertébrale, aucun amour propre, aucun sens de l’honneur……..
Et surtout aucune stature présidentielle. C’est un roublard avide de pouvoir et des ors de la République.
Regretter hollande , Sarko ? Et pourquoi pas Mitterand ou VGE pendant que nous y sommes ?
J’attends simplement la possibilité d’être nostalgique d’une MLP …vite !
VGE ou Sarko et bien moi je regrette. Ils n’ont pas transmis une France au 36° dessous.
Cette « horreur » du Bataclan… il est impossible qu’un président ne sache pas ce qu’il se passe en temps réel ! Et ne puisse pas intervenir et donner l’ordre d’entrer et d’abattre les tueurs ! De plus c’est lui qui est le chef de l’ armée….
il a eu le front d’être présent à Nice à la commémoration de l’attentat du 14 juillet…pas de mea culpa d’avoir monopolisé les forces de police pour le protéger… les français ont la mémoire courte !!
La médiocrité ne me fait pas regretter la médiocrité, les français sont incapables de juger avec discernement et de donner leur chance à ceux qui veulent vraiment les aider et les sauver de la ruine et plus grave de la destruction organisée de la planète, plus c’est mauvais et agressif, plus ils votent dans ce sens … le courage en France pour s’exprimer à contre courant de ce que nos voyous veulent nous imposer est une denrée de plus en plus rare et on va en payer durement l’adition …
Quand je lis certains qui disent » on va regretter macron » , je dis que ces gens habitent sur la lune
Au secours
Et il est presque que sûr qu’on regrettera Macron. A moins qu’il ne revienne, bien sûr. Le bordel est davantage devant nous que derrière, malheureusement.
Pour moi, il est derrière depuis 15 ans. Il est sur que si c’est melenchon, philippe, attal,flambi ou villepin ,on n’est pas sorti de ce marasme
Ils nous auront laissé un champs de ruines. Faut-il que les français soient désespéré pour voir encore dans un de ses responsable une forme de secours.
Disons que la situation est grave, mais qu’elle n’est pas désespérée. Les Français en titre ne savent plus à quel « saint » se vouer ; et ils ont peur de l’extrême droite de façon structurelle. Eh oui, en 1940, le pays a subi un traumatisme qui peine (litote) à se cicatriser.
Ce qui est inquiétant est que ceux qui soutiennent sa candidature, tel valini ou dray, ont l’air sérieux. Je trouve ça inquiétant. Il n’a pas fait assez de mal à la France?
François ou le faux mage de Hollande. Radical comme le radis proche de l’assiette au beurre, pédaleur mou d’un pédalo qui prend l’eau, père nourricier qui enfanta un enfant prodigue des deniers de l’Etat en faillite de la moindre étincelle d’avenir glorieux. Il est monté en ascenseur de hasard aux cieux élyséens où il a fait montre d’une médiocrité médiocrité remarquable au point qu’il lui a fallu rassembler tout son courage pour se mettre à l’abri d’une élection qui eût été de l’Hidalgo dans l’urne. Ce Cincinnatus, parangon d’un socialisme qui promène son char dans une vacuité creuse nourrit des prétentions comiques, un retour du burlesque. Au fin fond de la Chambre, en tapinois, il croit en lui. Encore est-il là par la grâce rusée des Insoumis qui espéraient le mettre en cage. Elle s’ouvre : la momie du socialisme se présente. Quel comique !
Bien dit !
Les Français sont des veaux, disait poétiquement le général de Gaulle. Quand la situation du pays est franchement désespérée, la préoccupation prioritaire de la majorité des électeurs est, en effet, leur “pouvoir d’achat”. Ils ont déjà choisi Flamby une fois, pourquoi ne recommenceraient-ils pas s’ils pensent qu’il pourrait leur servir fromage ET dessert pour le dernier repas avant la chienlit finale ?