Pierre-Édouard Stérin soutient les fêtes locales : la gauche hurle au scandale

« Il est hors de question de travailler avec un réseau qui ne représente pas nos valeurs », explique un maire socialiste
Capture écran France 3
Capture écran France 3

« Les plus belles fêtes de France ». Voilà une association qui sent bon la Douce France, chère à Charles Trenet. « Issues de nos traditions agricoles, de nos légendes, de nos modes de vie, de notre histoire ou de notre gastronomie, les fêtes sont l’expression de notre identité culturelle et sociale », peut-on lire sur son site. « Les plus belles fêtes de France s’engage pour que les traditions locales se perpétuent et pour que nos territoires demeurent des lieux vivants facteurs de lien social. »

Concrètement, l’association propose un label auxquelles les fêtes et manifestations locales peuvent adhérer. Ainsi, Les plus belles fêtes de France présente un programme qui recense les événements culturels, en fait la promotion, propose un soutien financier et une aide aux organisateurs sous forme de formations et d’accompagnement à la recherche de financement. Cette promotion et défense du patrimoine immatériel doit permettre « aux Français de redécouvrir la richesse de leurs régions ». Depuis un an, une centaine d’événements ont rejoint l’aventure. Transhumance dans l’Aubrac, festival médiéval de Saint-Renan dans le Finistère, fête de la Saint-Louis à Aigues-Mortes, fête de la truffe dans le Périgord, le grand corso du Mimosa dans le Var ; bref, de quoi oublier la France Orange mécanique et retrouver celle du JT de feu Jean-Pierre Pernaut.

L'Humanité et sa traque de Pierre-Édouard Stérin

Tout allait bien jusqu’à ce que L’Humanité s’en mêle. Le journal communiste, dans sa traque de l'argent de droite, révélait, en juillet, que Les plus belles fêtes de France avait comme investisseur Pierre-Édouard Stérin, « le financier du Plan Périclès visant à faire gagner les droites extrêmes ». Derrière l’association, on trouve en effet la petite structure Studio 496 dans le capital de laquelle le milliardaire français est entré, fin mai. Son dirigeant, Thibault Farrenq, est un proche de Stérin. C'est avec lui que le fondateur de Smartbox avait cofondé la Nuit du Bien commun. Des informations qui ont déclenché une levée de boucliers, ces dernières semaines, chez certaines associations et communes qui avaient adhéré au fameux label. Ainsi, le maire socialiste de Bazas (Gironde) a annoncé que sa commune et sa fête des Bœufs gras se retiraient du réseau Les plus belles fêtes de France, trois mois après y avoir adhéré. « Notre fête ne sera jamais une vitrine instrumentalisée », a indiqué Isabelle Dexpert. À Bazas, où planent « des soupçons de récupération politique », l’édile se dresse sur sa barricade : « Il est hors de question de travailler avec un réseau qui ne représente pas nos valeurs. »

Dans le Pays basque, trois villes fuient l’argent « sale » : Hendaye, municipalité de gauche et sa fête basque, Hasparren et son Lehengo Hazparne se retirent. Idem pour Espelette, qui célèbre son piment à travers une fête locale rassemblant plus de vingt mille personnes. Le président de la confrérie du piment, Romain Casemajor, est tétanisé : « Peu importe l'idéologie, qu'elle soit de droite, de gauche ou du centre, nous sommes une association apolitique, donc on préfère se retirer. »

Quand chanter Sardou et Johnny devient un péché

Pourtant, Les plus belles fêtes de France tient « à réaffirmer avec force son caractère strictement apolitique ». « Notre engagement est unique et sans équivoque : soutenir, valoriser et récompenser les fêtes de villages à travers tout le territoire français », insiste l'association ; mais rien n’y fait. Les médias locaux s’empressent de souffler sur les braises. France Bleu présente Les plus belles fêtes de France sous le plus aimable des portraits : « une association pilotée par des figures des milieux catholiques traditionalistes via une société financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin qui défend une alliance de la droite et de l'extrême droite ». On insiste aussi, bien entendu, sur la candidature de Thibault Farrenq aux dernières élections législatives comme suppléant, sous l’étiquette UDR, cette infamante alliance d’Éric Ciotti avec Marine Le Pen.

C’est toujours le même couplet : la presse militante de gauche joue les amalgames et les élus ou membres d’association, quand ils sont de la même sensibilité, s’empressent d’emboîter le pas. Et lorsqu’ils sont de droite, atteints de paralysie, ils se liquéfient.

Le Canon français subit les mêmes attaques, puisque financé par le même investisseur catholique de droite. L’association organise d’immenses banquets dans des lieux majestueux. On y boit entre camarades en mangeant de la cochonaille. On y chante aussi. Beaucoup. La Madelon ou « Sardou, Aznavour ou Johnny », s’indigne L’Humanité. La France insoumise du Cher a fait paraître un communiqué pour dénoncer le prochain banquet de l’association qui doit se tenir à Bourges le 24 août. « La lutte contre l’extrême droite […] doit se traduire par des engagements concrets à refuser l’implantation de ces entreprises sous perfusion du milliardaire Stérin. » « Bérets, bretelles et marinières, beaucoup de moustaches, peu de femmes et pas de minorités », fustige L’Huma parlant du Canon français. Les gauchistes ont trouvé une bataille. Cela donne envie d’aller boire un verre. À leur santé.

Picture of Yves-Marie Sévillia
Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire

Vos commentaires

132 commentaires

    • Ils combattent les pseudos fachos seulement oublient que ça émane justement de la gauche, faut tout leur dire !!

      • La gauche est comme le propriétaire d’un chien qui accuse le chien du voisin d’avoir déposer sa crotte sur sont paillasson alors que c’est le sien qui vient de la faire.

  1. La Gauche et ses ramifications ne veulent que détruire la France, alors qu’un bon catholique veut sa prospérité et le maintien de ses traditions.

  2. Etant « apolitique », et bien maintenant je n’achéterais plus de piment d’espelette et j’invite tous les apolitiques à boycotter ce produit beaucoup trop cher, aux propriétés beaucoup trop surfaites, qui engraisse quelques gauchistes écolos !

  3. La gauche vient toujours pou nous faire ch….. Ils ne veulent pas de nos fêtes locales, pur jus de notre culture , Mais ils nous imposent les fêtes de l’extérieur.Qu’ils aillent de l’autre coté de la méditerranée , et Qu’ils nous foutent la paix. Qu’ils nous laissent avec notre histoire de France.

  4. Ah, ces belles valeurs de gauche ! Cette gauche qui a trahit le peuple, qui fait alliance avec le Parti communautaire de Mélenchon, celle qui considère que les français sont des fins de race, celle qui propose de dénaturer la langue française, celle qui préfère toujours l’autre au citoyen de ce pays. Celle qui préfère que l’argent vienne de Soros. Alors non, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

  5. Cette tribune me parait contre productive. Elle fait de la publicité aux opposants de Stérin.

    • Vous n’avez pas tort mais la faute n’en incombe-t-elle pas à Boulevard Voltaire qui a mis le sujet sur la table ?

  6. Où vont ils trouver leurs financement ? A gauche bien sûr et ça ne gêne personne ou bien ces fêtes vont se perdre car elles sentent trop bon la France . Les destructeurs continuent leur travail de sape toujours au nom du bien évidemment.

  7. Après avoir misé énormément sur la jeunesse et son besoin d’histoire représenté par le folklore et les associations, voici que la Gauche s’aperçoit qu’elle ne recrute plus et elle se désolidarise . Pourquoi le Puy-du-Fou a-t’il été inventé et piloté par des patriotes convaincus ? C’est vrai, çà : de quel droit ? Après avoir capturé le scoutisme qu’elle dévoie joyeusement elle se croyait Maître-des-Âmes. Elle aperçoit sa fausse route et ne sait comment se dépêtrer de la contradiction. Pauvre Gauche désemparée ! Certes les « valeurs » exprimées ont un air surfait comme le sont les langues locales, mais en tout cas la population préfère ce semblant aux sirènes du Socialisme.

  8. Qui ne partagent pas nos valeurs, donc les valeurs de Gauche, pire des socialistes et du socialisme, sectaire. Pourtant et chacun le sait, les « valeurs » du socialisme », notamment pour accéder au pouvoir et aux mairies, ou conserver un poste ou un « siège », ont toujours valorisé un même principe, celui consistant clairement et ouvertement, à introduire et financer grassement les moindres associations culturelles, immigrationnistes, et pire…sportives. Les valeurs de la gauche sont donc clairement d’acheter par des subventions les votes de leurs électeurs. Et le plus triste, c’est que cela marche très bien….D’où la levée de boucliers des élus socialistes, des élus de gauche, donc de l’Huma…

  9. De fait vous reconnaissez que les fêtes sont aussi l’expression du peuple de droite,de gauche du milieu et de je ne sais où.
    Pour moi si je ressens la ferveur populaire, et le plaisir de la fete ça me va très bien.

  10. Comme quoi en France on en peux plus rien faire, la France de gauche triste et monotone c’est l »avenir ou la Gauche nous conduit. Pourtant quelle bonheur de voir ces fêtes locales. La gauche pour elle seule, les manifestations égayés par les black-box et antifas qui laisse derrières elles des dégradations de masse, là c’est bien dans sa vocation.

  11. Nous sommes une association apolitique.. nous n’avons pas les mêmes valeurs.. joke car en meme temps nous voulons de l argent public pour nos associations. Combien d associations dans les villes tenus par le RN?combien d’associations à frejus ou autres??,

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