Petite fille à la hache : l’héroïne écossaise blanchie par la Justice

Sur France 24, la jeune adolescente avait été mise en cause et ses soutiens avaient été assimilés à l’extrême droite.
Capture X
Capture X

L’affaire avait ému tout le Royaume-Uni. Le 23 août 2025, une petite Écossaise avait fait le tour des réseaux sociaux en raison d’une vidéo dans laquelle elle apparaissait armée d’un couteau et d’une hache. La toute jeune Britannique, habitante de la ville de Dundee, au nord d’Édimbourg, avait été contrainte de brandir ces armes pour mettre en déroute un homme qui cherchait à s’en prendre sexuellement à elle. « Ne la touchez pas, elle a douze ans ! », lançait sa grande sœur, en direction de l’individu menaçant.

Sur la plate-forme X, la petite fille avait rapidement été saluée pour son courage. Elle était, aussi, devenue le symbole d’une jeunesse autochtone contrainte de prendre les armes pour se protéger des appétits pervers d’agresseurs venus d’ailleurs. L’émoi avait été d’autant plus fort que la police locale était intervenue non pas pour incarcérer l’agresseur mais pour inculper la fille pour port d’arme interdit ! L’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler avait ainsi réagi : « Un homme manifestement malintentionné s'est approché et a filmé une fille de 12 ans. Sa sœur de 13 ans l’a défendue et a crié à l'homme d’arrêter. Elle a sorti un couteau et une hache pour l'effrayer. Et... la police britannique a arrêté l'homme ? Non, elle a arrêté la jeune fille pour possession d’armes. Le Royaume-Uni cherche-t-il une guerre civile ? »

L’audiovisuel public français à la rescousse

Sans surprise, certains médias étaient allés dans le même sens et avaient pris le parti de l’agresseur. L’antenne anglophone de France 24 avait ainsi consacré un sujet de « fact-checking » à l’affaire. Elle y avait dénoncé une opération de « désinformation » basée sur de « fausses allégations » et relayée par « l’extrême droite », Elon Musk et Tommy Robinson en tête. « Des milliers de posts ont déformé les faits, ils ont expliqué que la petite fille avait été suivie et harcelée par des migrants […] Ces allégations sans preuves sont devenues hors de contrôle sur les réseaux sociaux », avait déploré une journaliste nommée Vedika Bahl. Cette dernière avait même ajouté - citant la police locale - que l’incident avait en réalité été provoqué par les deux petites filles qui s’étaient approchées des deux Bulgares...

Justice a finalement été rendue à la petite fille, la semaine dernière. Un certain Ilia Belov a en effet été reconnu coupable, par le tribunal de Dundee, d'avoir tenu des propos à caractère sexuel aux filles âgées de 12 à 14 ans, avant d'en agresser une et de la faire tomber au sol. « Salut sexy, je vais te faire passer un bon moment », avait lancé cet homme, d’origine étrangère, aux adolescentes. Après qu'une d’elles l'avait traité de pervers, M. Belov était revenu les confronter et avait appelé un proche en renfort, qui était arrivé peu après et avait agressé l'une des filles. L’accusé a tenté de se défendre en prétendant avoir agi suite à une insulte raciste, mais la cour n’y a pas cru. « Je suis pleinement convaincu, au-delà de tout doute raisonnable, que l'élément déclencheur de tout cela a été vos propos », lui a rétorqué le shérif local, ajoutant que le témoignage des deux petites était « éloquent ». Depuis, France 24 a supprimé toutes les vidéos relatives à l'affaire et n'a pas publié le moindre mot d’excuse…

Les femmes, grandes victimes de l’antiracisme

La lutte contre les fameuses « violences sexistes et sexuelles (VSS) » serait-elle à géométrie variable ? On avait pourtant cru comprendre qu’il fallait « croire toutes les femmes qui parlent », « sanctuariser » la parole des enfants qui dénoncent des agressions pédophiles… Il faut croire que ces belles paroles ne valent que si les hommes accusés se nomment Bruel, Pelicot ou Barella. C’est une autre histoire si les mis en cause sont des représentants de la « diversité ».

Alors que les témoignages des milliers de victimes des grooming gangs commencent enfin à percer le mur du silence médiatique outre-Manche, on s’aperçoit que les mêmes faits pourraient parfaitement se dérouler en France. Certaines autorités morales semblent en effet plus préoccupées par l’exonération inconditionnelle des hommes d’origine immigrée que par la défense des petites filles agressées.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

38 commentaires

  1. Bravo à cette jeune fille pour défendre ça soeur,et la honte à la police qui eux préfère défendrent les assassins.

  2. Là c’est pire qu’en France ! on savait les anglais excentriques mais c’est le monde inversé ! ça fait deux fois que la police s’en prend à la victime et non au bourreau, on va où là ??

  3. Quoiqu’il en soit tout les hommes sont égaux, et les femmes, si elles ne veulent pas se voiler la face, devraient toutes avoir un couteau sur elle ?

  4. Donc, je résume : on va devoir équiper nos petites filles de haches pour se protéger…de la police.

  5. Au Royaume Uni, les autorités ne trouvent d’autre utilité aux fillettes autochtones que d’alimenter les grooming gangs. Cela représente pour les bienpensants anglo-saxons et les autres, une démonstration d’humanité et de repentance éternelle pour des communautés qui n’en demandaient pas tant. Les bienpensants occidentaux sont le problème car ils sacrifient les enfants comme des offrandes au culte des minorités.

  6. J’ai pourtant l’impression qu’en France, comme en Grande Bretagne, nous ne manquons pas de délinquants sexuels, nous avons manifestement tout ce qu’il faut et même plus. Alors pourquoi en importer ?

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