Réponse à l’article de Boulevard Voltaire

La réalité est terrible. Pour la décrire avec justesse, mais surtout pour la dénoncer efficacement, faut-il s’abstenir de choquer ? C’est évidemment la question que nous nous sommes posée – et que nous nous posons avant chaque d’affichage –, quelques heures après l’ de . Oui, nous assumons choquer par cette initiative et cette affiche.

Pour autant, nous sommes en désaccord sur le fond. D’abord parce que, si cette affiche est choquante, c’est précisément parce que – tous les croyants en conviendront – l’image du Christ en croix est choquante. Ce visuel est donc bien choisi puisque l’objectif de cette campagne est justement de sortir les Français de leur léthargie face à la menace grandissante de l’islamisme.

Ce choix de représentation permet également de rappeler, notamment à ceux qui seraient tentés de le passer sous silence, que les victimes de l’attentat islamiste de Nice étaient catholiques. D’illustrer que c’est bien notre civilisation – chrétienne, donc – qui est visée par l’islamisme.

Par ailleurs, l’utilisation de l’image de Jésus sur cette affiche n’est pas insultante. Le Christ n’y est pas tourné en dérision. Il est, à ce titre, injuste de comparer ce visuel avec ce que l’auteur de l’article appelle « les outrances de Charlie ».

Rappelons aussi que, contrairement à l’, la catholique n’est pas iconoclaste. Utiliser l’image du Christ ne saurait donc être « une sorte de blasphème » en soi.

Il n’y a pas lieu enfin d’y voir un « enrôlement » puisque les catholiques ne sont pas communautaristes. Leur religion est tellement liée à notre culture que ses symboles parlent (encore) à tous, malgré une importante . Le Christ comme la crèche – que la Ville de Béziers offre chaque année à tous ses habitants – appartiennent à tous et ne sont pas la chasse gardée des catholiques.

Ne nous trompons pas d’ennemi ! Et tâchons de garder nos indignations pour le combat qui nous occupe : la lutte contre l’islamisme.

7 novembre 2020

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