Ouest-France : le groupe de presse paye très cher son virage à gauche
« Ce rapport est le premier que nous publions sous ce format. Nous avons longtemps considéré que nos résultats parlaient d’eux-mêmes et que la discrétion était consubstantielle à l’indépendance. Dans un moment où le paysage médiatique se recompose à grande vitesse et où les choix stratégiques du groupe méritent d’être expliqués, il nous est apparu nécessaire de rendre nos choix et nos résultats explicites, chiffres à l’appui. » Le groupe SIPA Ouest-France a publié son rapport d’activité 2025 et le présente en ces termes. Qui sait lire entre les lignes comprend que le groupe de presse va mal et que le présent document vise à rassurer les investisseurs.
Les chiffres le confirment. Le résultat net de l’entreprise est de -33,3 millions d’euros. En 2024, ce n’était déjà pas brillant : -17,4 millions. Plus globalement, depuis 2022, SIPA Ouest-France boucle en négatif. La faute à qui ? La faute à quoi ? Le document ne le dit pas, mais ces chiffres sont en corrélation avec un changement de ligne éditoriale.
Cap à gauche
Depuis quelques années, le quotidien régional historiquement centriste a mis le cap à gauche. Sur les questions sociétales, notamment, Ouest-France a laissé tomber sa position conservatrice pour devenir progressiste. Le journal qui, en 2013, jugeait « inutile » de rendre le mariage des couples homosexuels possible consacre désormais toute une rubrique à l’actualité LGBT+. Il est aussi de ces titres de presse qui militent pour un égalitarisme sans borne et souvent sans réflexion quand il s’agit de comparer hommes et femmes ou encore racisés et non racisés. Ainsi, en 2025 (le 10 août, précisément), le quotidien régional s’est indigné que seuls 13,3 % des rues aient des noms de femmes et qu’il n’y ait pas près de 30 % de personnes de couleur dans le monde de la culture alors qu’elles représentent 30 % de la population française.
Plus récemment, Ouest-France s’est fait la tribune de Bally Bagayoko. Sur la chaîne Instagram du quotidien, le maire de Saint-Denis a pu réclamer la fermeture de CNews. Il est incontestablement le chouchou de Ouest-France, si l’on en croit le nombre d'articles qui lui est consacré, alors même qu’il n’est pas élu dans la zone de chalandise du quotidien.
Outre ce virement de bord, la chaîne NOVO19 a également plombé le groupe. Arrivée en septembre sur le canal 19 de la TNT, elle ne séduit guère. Chaque jour, ou presque, sa part d’audience se situe sous les 1 %. Le talk-show On a du nouveau, censé être une vitrine pour la chaîne, comptabilise en moyenne entre 14.000 et 17.000 téléspectateurs (0,1 %). Les invités de marque et marqués du programme tels que Karim Zéribi ou Jacques Attali ne changent rien à l’affaire, pas plus que la présence, sur le plateau, de représentants de l’association MeToo ou de journalistes féministes et/ou racisées. Pire, ils font parfois tourner les débats à la caricature, comme le 30 avril dernier sur la question du prix du carburant. À l’antenne, Nesrine Slaoui n'est pas à une aberration près pour mettre l’immigration au cœur de son propos. Elle parle de la possibilité d’effectuer des trajets en train pour « des voyages à l’étranger ou en Afrique parce qu’il faut savoir qu’il y a une très forte diaspora africaine en France ». Les fameux Paris-Marrakech et Paris-Abidjan au départ de la gare Saint-Lazare ! Elle poursuit ensuite sur fond d’écologie en pointant du doigt les personnes les plus aisées, « ceux qui peuvent dépenser sans compter et polluer sans compter ». Du grand n’importe quoi.
Naufrage à l’ouest
Résultat : certains jours, les audiences de NOVO19 sont si faibles qu’elles ne sont pas mesurables. Avec de tels scores, inutile de préciser que les recettes publicitaires ne sont pas au rendez-vous et ne peuvent, de fait, pas compenser le coût annuel de la chaîne, estimé entre 50 et 60 millions d’euros.
La conclusion est sans appel : le groupe SIPA Ouest-France doit se serrer la ceinture. Cela passera par « la cession d’actifs non stratégiques », « le désengagement futur du capital de 20 Minutes » et « une réduction provisoire des investissements, à hauteur de 25 % en 2026. » Le groupe précise en outre : « La discipline économique n’est pas la marque d’une ambition réduite. Elle est la condition pour que le Groupe reste maître de ses choix éditoriaux et de sa trajectoire de transformation. » Le gauchisme et le wokisme ne paient plus, SIPA Ouest-France ne peut que le constater, mais malgré cela le groupe veut persister dans cette voie. Le quotidien de l’Ouest s'efforce de devenir un quotidien à l’Ouest.
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109 commentaires
Un jour viendra où les traitres paieront .
la plupart d eces gauchos a la petite semaine ne connaissent même pas gracchus babeuf et l’étendue de ses méfaits!
Bien fait leur dégringolade !
Bof…un nouveau demi tour et le ciel se dégagera. Les médias régionaux sont des machines à cash dont les éditoriaux ne font que suivre quelques idées à la mode qui ne demandent qu’à changer au gré du vent.
Après la lecture de cet article, je vais passer une excellente journée, C’était un journal de province que je lisais de temps en temps il y a une dizaine d’année mais j’ai abandonné après leur virage à gauche toute. pigasse et niel vont venir à son secours.
Un entrepreneur avisé va là où se déplace le marché. On a bien vu que la gauche n’applique pas cette stratégie. En business cela ne pardonne pas . En politique, mensonges et dénigrements fonctionnent : il y a même des LR qui se sont désistés pour éviter un RN d’être élu, au bénéfice de la gauche. Le marché change, Sud Ouest doit changer, faute de quoi, il disparaîtra.
Le catholicisme traditionnel en Bretagne a été entraîné vers le socialisme : « socialiste parce que catholique » répétaient les recteurs, leurs vicaires et les syndicalistes chrétiens bretons.
Le socialisme s’est compromis avec l’islamo-gauchisme et avec le wokisme (« nous sommes tous des victimes de l’homme blanc »).
Les journalistes de Ouest-France ont cru bon de caresser leur clientèle dans le sens du poil.
Manque de vision à long terme et de respect envers les Bretons. Moins cons que les journalistes l’ont cru.
Oui, cela s’appelle Vatican II… dont les effets n’ont pas nui qu’au catholicisme traditionnel breton.
Ouest-France a la chance que beaucoup de campagnards (comme moi) soient abonnés à ce journal surtout pour les feuilles locales (certains ne lisent que çà le recevant dès 6h du matin par livreur personnalisé) et ne se sont pas (encore) rendu compte du changement de cap dégénératif de leur journal.
Je suis tombée par hasard un jour sur un article de Ouest France. J’ai lu. Son idéologie gauchiste m’a sauté aux yeux. C’est clair comme de l’eau de roche.
Le gauchisme et le wokisme ne paient plus et le service public lui même , va dans les prochains mois voir une érosion de son influence sur l’audiovisuel !
C. Barthes l’a compris à Carcassonne et donc plus de subventions ni avantages pour les journaux de gauche critiquant sa politique.
Voila voili voilou ce qu’il faut faire en urgence pour TOUTES ces médias insipides qui coûtent un pognon de dingues.
Il y a bien longtemps que je ne lis plus ce journal gauchiste
STOP aux subventions de la presse.
Pas grave: il vont obtenir plus de subventions!!!!
Tant mieux ! LES Dieux rendent aveugles et fous ceux qu’ils veulent perdre … Mais gageons que la région Aquitaine viendra sauver cet organe de propagande ….