Le sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie aura occupé les chaînes de télévision durant deux jours et la presse écrite moins d’une semaine. Et le résultat n’a pas provoqué de commentaires appuyés ou exhaustifs pouvant, enfin, éclairer les citoyens métropolitains sur le véritable enjeu du scrutin.

Ce territoire des antipodes est sans doute beaucoup trop lointain pour que les Hexagonaux s’en préoccupent, nonobstant une petite révolution récente dans la présentation de la météo sur 2, quand la présentatrice termine sa pantomime par un rapide survol des Outre-mer – dénomination et orthographe façon nouveau monde.

Apparemment, son avenir est beaucoup moins important que les , lesquelles passionnent nos perroquets médiatiques. Une grande victoire pour eux : a perdu sa majorité à la Chambre des représentants, ce qui augure – toujours selon nos commentateurs enfiévrés – de futures commissions d’enquêtes sur les sulfureuses relations et interventions du président. Et, donc, de l’audience…

Cependant, le futur de l’archipel calédonien n’est pour autant pas arrêté avec la victoire du non à une question dont la formulation appelait assez explicitement le oui !

S’il n’y a guère de commentaires post-référendum , il existe cependant un post-scriptum.

Car selon les accords de Nouméa de 1998 sous l’égide de Lionel Jospin, alors Premier ministre – dix ans après ceux de Matignon, faisant suite au drame d’Ouvéa -, deux autres consultations référendaires peuvent suivre, selon le résultat. Et c’est précisément le cas.

Dans les deux, et sinon quatre ans, le « peuple » local sera à nouveau appelé aux urnes. D’ici là, kanak aura pu progresser en nombre et responsabilité , face aux Caldoches qui n’auront probablement plus la majorité.

La Nouvelle-Calédonie pourra alors s’autodéterminer en toute « objectivité historique » pour devenir la Kanaky ?

À la satisfaction de l’ONU et de nos chers humanistes, thuriféraires des droits-de-l’homme…

8 novembre 2018

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