L’Absurdistan est un merveilleux pays, vu d’Afghanistan. Notre pays de Cocagne accueille, à bras ouverts, ceux qui disent échapper à une guerre civile sans fin et à une oppression religieuse qu’ils n’osent pas combattre. 90 soldats français ont donné leur vie pour les y aider et il faudrait applaudir les fuyards qui brandissent des droits sans quitter des croyances et des mœurs aux antipodes des nôtres. Les « belles âmes » des puissantes associations humanitaires largement subventionnées s’inquiètent du sort des clandestins afghans renvoyés chez eux. Elles sont scandalisées par l’énergie déployée par la police pour démanteler le camp installé par surprise, place de la République.

En 2018, près de 60 % des demandeurs afghans ont obtenu le statut de réfugié auprès de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), soit environ deux fois plus qu’en Allemagne. En appel, la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) revenait à 75 % sur les rejets de l’OFPRA pour attribuer une protection subsidiaire. 10.250 Afghans, le premier contingent, ont demandé l’asile en France, et les trois quarts l’ont obtenu. Quant aux déboutés, leurs reconduites se font au compte-gouttes : en 2017, 2018 et 2019, 11 Afghans ont été expulsés, chaque année, du territoire français, selon le ministère de l’Intérieur.

Si l’accueil de familles menacées politiquement est légitime, le flux d’ économique vers l’eldorado sous couvert d’asile est de bout en bout inacceptable : les conditions de travail en Iran sont dures, l’accueil en Turquie est brutal. En 2019, les autorités turques disent avoir appréhendé 201.437 Afghans en situation irrégulière. Deux fois plus que l’année précédente et quatre fois plus qu’en 2017.

À leur arrivée au nord et à l’ouest de l’Europe, la rupture culturelle donne lieu à de nombreux problèmes, en matière de délinquance sexuelle notamment, en raison, comme disent leurs avocats, de l’ignorance de nos codes… Après, le choix s’opère. La France est la plus généreuse, avec ses soins gratuits et 2.500 euros offerts pour un retour éventuel… Comme les places en rétention administrative sont insuffisantes, des camps se constituent, sont dispersés et se reforment, tandis qu’à la frontière, on laisse entrer le flot continuellement.

Le 17 novembre, les forces de l’ordre ont évacué le campement de de Saint-Denis. Près de 3.000 ont été mis à l’abri, et à nos frais, mais, faute de places suffisantes, entre 500 et 1.000 ont été laissés à la rue et empêchés de se réinstaller. Soutenus par des élus et des associations, plusieurs centaines de migrants en errance ont donc posé leurs tentes, lors d’une opération coup de poing, en plein centre de Paris. Les forces de l’ordre ont démantelé ce campement sans ménagement, dans la soirée. Et le scandale de cette invasion, de cette occupation sans droit, de cette manifestation d’étrangers qui refusent de se battre chez eux mais revendiquent chez nous, s’est retourné en scandale des violences policières : politiquement désastreux, sauf pour le ministre de l’Intérieur qui passe deux fois à la télé, la première pour montrer sa rigueur migratoire et la seconde pour condamner les policiers qui se croyaient soutenus.

Il faut en finir avec Schengen ! Peut-on, au nom des droits de l’homme et de la tolérance, attirer dans notre pays non ceux qui fuient leur absence chez eux mais ceux, au contraire, qui sont désireux de les supprimer chez nous ? Oui à l’accueil de celui que la décapitation menace chez lui, non à l’accueil de celui qui vient décapiter chez nous !

27 novembre 2020

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