Editoriaux - Polémiques - Politique - 29 avril 2019

Nathalie Loiseau : après son passé d’extrême droite, son présent homophobe ?

Nathalie Loiseau poursuit sa descente aux enfers. Elle avait déjà fait se gondoler la France entière – laquelle en a bien besoin, en ce moment – en tentant de nous faire croire que c’était, évidemment, par hasard qu’elle s’était retrouvée sur une liste dont la moitié des candidats étaient du GUD. Pour, ensuite, expliquer qu’elle ne savait pas ce qu’était le GUD en question – une association de boulistes, peut-être ? Bref, ce n’est pas l’ENA, qu’Emmanuel Macron devrait dissoudre, mais Sciences Po, vu ce qu’on y apprend.

Aujourd’hui, une nouvelle polémique pointe le bout du groin. Et pas sur n’importe quel sujet, s’agissant d’homophobie ; l’un des crimes les plus graves qui puissent être. Ainsi faut-il savoir que Nathalie Loiseau, qui a tous les talents, est scénariste de bandes dessinées à heures perdues.

Bien sûr, n’est pas Claire Bretécher qui veut et il ne s’agit là que de petits Mickeys censés enseigner à nos chères têtes plus ou moins blondes les mille et un bienfaits de la construction européenne, L’Europe en BD. D’où ce dialogue relatif à la nécessaire diversité en général et au mariage homosexuel en particulier :

Un élève : « Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve ! » Ce à quoi un autre lui répond : « Nous, en Irlande, on a voté pour et personne ne s’est énervé, en fait ! » Un troisième ajoute : « Oui, ben, chaque pays doit pouvoir faire comme il veut, non ? » Et le professeur de conclure : « Nous avons des différences, c’est sûr, et il faut se respecter. D’ailleurs, voici la devise de l’Europe : “Unis dans la diversité”. » » Ben oui, quoi. Homosexuels et homophobes ne devraient-ils pas être unis pour une Europe plus solidaire ? Eh ben, non.

Première indignée, une certaine Élisabeth : « Après avoir lu la BD de Nathalie Loiseau, le fait qu’elle ait été proche de l’extrême droite ne me surprend pas #terrorisme #Shoah #homophobie. » « #terrorisme » + « #Shoah » = « #homophobie », donc. Ça coule de source, il suffit de bien expliquer. Dans la foulée, Boris Vallaud, M. Najat Belkacem à la ville : « Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l’égalité. » Sans oublier Guillaume Mélanie, président de l’association Urgence homophobie : « Non Madame, l’homophobie est une discrimination GRAVE, à combattre PARTOUT ! […] L’homophobie n’est pas une diversité, ni une coutume, et il faut la combattre partout en Europe. C’est hyper grave de vouloir raconter ça à des enfants de huit ans. » « Hyper grave », c’est le mot.

Du coup, Nathalie Loiseau, qui ne voudrait pas non plus se faire accuser de « polonophobie », tweete en défense : « Décrire la Pologne telle qu’elle est ne veut pas dire qu’on l’approuve. » Il est vrai que, sans l’approbation de la tête de liste de LREM aux prochaines élections européennes, on voit assez mal comment la Pologne pourrait survivre. Quant à ceux qui douteraient de son « homophilie », celle qui entend faire rempart de son corps face à la barbarie populiste précise : « Le Paris de la mode, c’est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J’ai commencé avec eux un bout de chemin que je n’ai plus jamais arrêté. Minorités extralucides, mes frères homosexuels analysent, décryptent le mainstream comme personne. »

Avouons qu’ici, notre Marie-Chantal se surpasse. Sur la forme, tout d’abord. Ses « frères homosexuels » ? Et ses probables « sœurs lesbiennes », pourquoi ne pas les évoquer ? Elles ont vendu du beurre aux Allemands ? Sur le fond, ensuite, le même Guillaume Mélanie, non sans raison, ne semble guère convaincu : « Elle enfile les clichés pour les gays », « ça ne se veut pas méchant mais ce n’est plus possible en 2019 ».

Il est un fait que Nathalie Loiseau n’est pas méchante. Manquerait plus qu’elle morde, d’ailleurs.

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