[MUNICIPALES] À Marseille, le Rassemblement national a grand-remplacé les Républicains
Les élections municipales ont livré leur verdict, ce dimanche. À Marseille, Benoît Payan conserve son fauteuil de maire. Il devance de quatorze points le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio. Ce résultat est cependant historique pour le RN dans la seconde ville de France. Jamais le camp national n’avait séduit plus de 40 % des électeurs. Jamais il n’avait à ce point supplanté la droite traditionnelle.
Ce qui est vrai pour la mairie centrale est aussi vrai en mairies d’arrondissement. Le Rassemblement national sort vainqueur dans deux secteurs. Olivier Rioult (49,59 %) devient maire des XIe et XIIe arrondissements, tandis qu’Éléonore Bez (50,41 %) prend la tête des IXe et Xe arrondissements. Deux mairies qui étaient jusqu’alors aux mains de colistiers de la candidate LR Martine Vassal.
Les LR détrônés
Le RN a bien pris la place des Républicains dans ces deux territoires de l’Est marseillais. À vrai dire, il l’a fait partout. Partout, le Rassemblement national a enfoncé les candidats de Martine Vassal. Si ce n’est dans les IIe et IIIe arrondissements, où la liste LFI s’est classée deuxième, dans tous les secteurs de Marseille, c’est le Rassemblement national qui occupe cette place... quand il ne l'a pas emporté.
Au nord de la ville, dans les XIIIe et XIVe arrondissements, le maire sortant Marion Bareille (LR) a bu le bouillon, avec un résultat de 6,55 %, tandis que Sandrine D’Angio (RN) comptabilise 42,56 % des voix. Même chose, ou presque, dans le quatrième secteur (VIe et VIIIe), où Jean-Baptiste Rivoallan (RN) enregistre un score de 38,46 % alors que Catherine Pila (LR) n’obtient que 10,02 % des voix.
Bruno Gilles, figure historique de la droite marseillaise, qui avait terminé à la deuxième place en 2020, connaît lui aussi un revers de taille dans les IVe et Ve arrondissements. Il est quatrième à l'issue du second tour, avec 11,50 %. De son côté, Thomas Battesti, qui était probablement l’une des têtes de liste les moins connues dans les rangs du RN, obtient un score de 23,96 %. Pari perdu, également, pour Romain Simmarano, le porte-parole de Martine Vassal, qui termine à 9,15 % et en quatrième place du second tour, alors que Clémence Parodi (RN) est à 25,38 %, en deuxième position. Dans ce secteur, la liste soutenue par Martine Vassal perd plus de 20 points en six ans, alors que la candidate RN enregistre une progression de 15 points.
Pire encore, Solange Biaggi, adjointe de l'ancien maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, ne s’est même pas qualifiée pour le second tour dans son secteur des IIe et IIIe arrondissements. Comme elle, Gérard Blanc (5,26 %) n’était pas invité, ce dimanche, dans les XVe et XVIe arrondissements, là où Thibault Charpentier, élu RN d’opposition depuis 2020, fait, lui, 32,30 %.
Les LR siphonés
En 2020, malgré la défaite de Martine Vassal (déjà !) face à Michèle Rubirola, les Républicains avaient réussi à conserver trois mairies de secteur mais, surtout, ils avaient 39 sièges dans l’hémicycle municipal, contre 42 pour le Printemps marseillais. À ce titre, ils étaient une véritable force d’opposition. Aujourd’hui, avec quatre sièges glanés en mairie centrale et entre zéro et trois postes de conseiller d’arrondissement, ils n’auront plus voix au chapitre.
Pour les LR, désormais associés au parti Renaissance, c’est la débâcle, mais surtout, c’est le Grand Remplacement. Comme l’a dit Franck Allisio, dimanche soir, il est désormais « le leader de l'opposition », une position jusqu’ici occupée par le groupe de Martine Vassal et associés.
La droite marseillaise dite traditionnelle, déjà bien mal en point depuis les législatives anticipées de 2024, a été étouffée et siphonnée par le Rassemblement national, lors de ce scrutin municipal. À Marseille, désormais, la droite, c’est le RN.
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84 commentaires
Les LR sont islamo compatibles .
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C’est l’un des sujets qui a fait débat lors du conseil municipal d’installation du samedi 21 mars 2026 à Meaux. Suite à la décision de Farida Guermati, élue conseillère municipale d’opposition sur la liste d’Amal Bentounsi (La France Insoumise), de ne pas siéger au conseil, c’est Cathy Deharbe qui a pris sa place.
A force de n’être que la droite molle, les supposés de droite sont mis en face de la réalité par des électeurs qui en ont assez d’être cocufiés.