D’un côté, une pluie de plaintes s’abat sur Éric Zemmour, qui aurait mis tous les mineurs étrangers dans le même panier de la délinquance. De l’autre, à ce jour, aucune à l’encontre d’ qui, tout au long de son bouquin, met, elle, tous les hommes dans le même panier de la violence.

La presse s’en fait pourtant régulièrement l’écho : « Cambriolages, les (sic) mineurs continuent d’écumer l’Île-de-France » (Le Parisien, août 2020) ; « Brest, une bande de mineurs étrangers isolés s’adonne à des vols, des violences, à un trafic de stupéfiants » (Ouest-France, 2018) ; Bordeaux : « La police cible la violence des (sic) mineurs migrants » (Sud-Ouest, 2019) ; « Délinquance aggravée dans le centre de Bordeaux liée notamment à la présence de mineurs non accompagnés » (20 Minutes, septembre 2020). Éric Zemmour, s’appuyant sans aucun doute sur ce genre de litanies sans fin d’actes de délinquance perpétrés par des mineurs étrangers, emporté par un agacement justifié, a donc lancé qu’ils n’avaient « rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont. Il faut les renvoyer. »

Il n’en fallut pas davantage pour que les chiens de garde de la bien-pensance lui tombent dessus à bras raccourcis. Et fassent insulte à son intelligence, occultant, sans vergogne, la nuance de ses propos explicitant, tout naturellement, que « tous les mineurs isolés ne sont pas des violeurs, des voleurs, vous avez raison […] », en réponse à Christine Kelly qui lui faisait préciser sa pensée.

Ces enfants, justement, que ferait Éric Zemmour – comme n’importe quelle personne touchée par leur détresse – s’il les rencontrait dans la rue, tout seuls, perdus loin de chez eux ? Il les ramènerait dans leur famille parce que la place des enfants, c’est d’être « auprès de leurs parents, même pauvres ». Et ce serait inhumain ?

Allons plus loin : quelle sorte de parents peut envoyer son enfant traverser seul les océans, le jeter en pâture à tous les malveillants, les trafiquants, à vivre dans la rue dans un pays inconnu, au lieu de le chérir, de faire son éducation et, par l’école, lui donner de l’instruction ? Les tenants d’une immigration sans limite ni d’âge ni de nombre agiraient-ils ainsi avec leurs propres enfants, eux qui préfèrent laisser ceux des autres à la violence de la rue ou les parquer dans des centres pour les couper définitivement de leurs racines ? Et ce serait humain ?

C’est donc la curée pour Éric Zemmour. Mais pour Alice Coffin, on ne les entend guère, ces belles âmes droits-de-l’hommistes. Quand on est élue EELV, militante féministe et lesbienne, on peut faire éditer un bouquin tout au long duquel elle crie sa haine des hommes sans provoquer de tollé particulier. Et même pas de tollé du tout. Encore moins de plaintes du parquet de Paris ou de départements, comme c’est le cas pour le lucide, brillant journaliste écrivain de CNews.

En 2018, sans ambiguïté, elle mettait pourtant tous les maris et pères dans le même panier des viols, des tabassages et des meurtres. Aujourd’hui, dans Le Génie lesbien, elle récidive en traitant les hommes d’« assaillants » ! Et puisqu’« il ne suffit pas aux lesbiennes de s’entraider », écrit-elle, elle assène carrément qu’« il faut, à notre tour, les éliminer » ! Pas d’incitation à la haine de la gent masculine ?

Éric Zemmour, raciste et haineux pour vouloir protéger les Français de mineurs illégaux étrangers violents ; Coffin, lesbienne dite progressiste décrète tous les hommes mauvais jusqu’à vouloir leur disparition, sans susciter de réaction chez les politiques.

Odieux sempiternel deux poids deux mesures, qui signe une France en état de décomposition avancée.

3 octobre 2020

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