Elle était ravissante, Axelle, 23 ans et le sourire sur un avenir qu’on lui imaginait radieux. Elle appartenait à cette catégorie de « soignants » qu’on a applaudis tous les soirs à 20 heures pendant le grand show du confinement, ceux qu’on a fait défiler à la Concorde, le 14 juillet dernier. « Nos héros », comme on dit à l’Élysée.

Mais l’héroïne est morte. Assassinée de la pire façon : traînée sur 800 mètres par un chauffard jusqu’à en être démembrée. Un chauffard dont on peut imaginer, vu les circonstances, qu’il l’a percutée volontairement. Les enquêteurs s’interrogent : quel était « le niveau de conscience » du conducteur (21 ans) et de son passager (19 ans) ? Ont-ils senti qu’il y avait quelque chose sous les roues ?

Va-t-on encore nous servir sur un plateau « l’erreur » involontaire ou la faiblesse psychologique ?

Le chauffard a été mis en examen pour violence volontaire avec arme ayant entraîné la mort et délit de fuite. Il est en détention provisoire. Son passager, lui, est mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Il a été placé sous contrôle judiciaire ; il est donc libre de ses mouvements.

Les Français s’interrogent, eux aussi : qui a pu perpétrer un acte aussi barbare ? Qui étaient les occupants de la Golf qui a massacré Axelle ? Pourrait-on connaître les noms de ceux que la rumeur publique qualifie de « racailles » ? La réponse est non. Comme l’écrit Michel Janva dans Le Salon beige : « Quand un policier blanc tue un délinquant noir à 10 000 km d’ici, toutes les informations tournent en boucle dans les journaux télévisés français. Mais quand la racaille tue des Français en France, c’est l’omerta médiatique. Nous connaissons les noms des victimes mais la presse les noms des assassins. »

On notera aussi que le sort d’ n’a pas ému une seconde les institutionnelles, je veux parler ici des officielles patentées qui défilent, à longueur de semaine, contre les « féminicides » ; celles, notamment, qui occupent les médias depuis la nomination de au poste de ministre de l’Intérieur.

On ne cesse, en effet, de le dire et le répéter : le ministre est accusé de viol. On s’arrête là. Pas un mot sur les deux enquêtes judiciaires qui n’ont retenu aucune charge contre Darmanin, pas un mot sur la prétendue victime, son passé de call-girl (condamnée en 2003 et 2005 à de la prison pour menaces et extorsion), ses méthodes (mensonges et chantage), non plus que les méthodes de celle qui la manipule pour servir ses propres intérêts, la très politique Caroline De Haas, qui n’hésitait pas à affirmer, dans les colonnes de L’Obs, qu’« un homme sur deux ou trois est un agresseur sexuel ».

Depuis la prise de fonction du nouveau ministre de l’Intérieur, c’est l’effervescence chez les féministes. Il faut trouver coûte que coûte du porc à balancer, faire replonger le ministre dans l’auge à cochons. Alors, une jeune femme qui se fait démembrer sous les roues d’une voiture, quelle importance ? Ça ne sert pas la cause, alors… Et puis, ça risque d’attirer les regards sur une catégorie de population déjà odieusement discriminée…

On se rappellera, en effet, que c’est la même Caroline De Haas qui, fustigeant ceux qui liaient les agressions sexuelles du Nouvel An 2016, à Cologne, à l’arrivée massive des migrants, leur lançait via Twitter : « Allez déverser votre merde raciste ailleurs. » Elle aussi, un an plus tard, qui justifiait le harcèlement de rue contre les femmes dans le XVIIIe arrondissement de par un « problème d’espace » et suggérait « d’élargir les trottoirs ».

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Il paraît, pourtant, qu’on surveille de près les « radicalisés »… …