[MÉDIAS] Les idées de droite bientôt bannies de l’espace public ?
Un vent de censure souffle sur les médias français. Dernier épisode en date : Charles Sapin et son édito de 150 secondes programmé le dimanche matin sur France Inter. Après deux semaines d’indignation et de grève, les syndicats ont finalement obtenu de la direction de Radio France la suppression de la maudite pastille dominicale. « Mon nom, mon intégrité professionnelle, mes travaux et mon journal ont été diffamés dans un seul but : exclure du débat public la voix unique qui est la nôtre », s'est défendu, sur X, Charles Sapin, qui dénonce notamment une « censure préventive ».
La direction de France Inter vient de m’annoncer la suppression de mon édito hebdomadaire sur ses antennes.
Je me suis astreint jusque-là au silence.
Mais cette décision appelle désormais quelques mots... https://t.co/K1YihPJNvB
— Charles Sapin (@csapin) September 19, 2026
De son côté, la direction de Radio France affirme avoir proposé en lot de consolation au journaliste de Valeurs actuelles une participation à une émission de débat. Elle a cédé à la pression syndicale, mais assure que France Inter continuera malgré tout à refléter « la diversité des sensibilités »... « C’est une blague ou de la provocation ? », a réagi, sur X, le député RN de la Somme Matthias Renault. L’impossibilité, pour un journaliste classé à droite, de tenir une malheureuse chronique de deux minutes illustre en effet la privatisation par la gauche radicale de l’audiovisuel public. L’éviction de Charles Sapin a d’ailleurs été applaudie par LFI. « Larmes d'un fasciste obligé de déblatérer ses propos fascistes dans son torchon fasciste plutôt qu'avec nos impôts », s’est ainsi félicité le député mélenchoniste de Haute-Garonne Hadrien Clouet.
La radicalisation de la gauche médiatique
L’affaire Sapin n’est pas isolée. En mai 2026, la Société des journalistes de France Télévisions avait contesté l’arrivée d’Eugénie Bastié dans L’Heure de vérité, sur France 2. La SDJ reprochait à la journaliste du Figaro d’être « identifiée pour ses idées très conservatrices et souverainistes ». Quelques mois auparavant, l’embauche des très sages mais ex-CNews Paul Melun et Nathan Devers sur France Info avait également suscité des réactions internes. Et, il y a quelques semaines, c’est Sonia Mabrouk qui a été prise à partie dès son arrivée sur BFM et accusée par les syndicats de participer à « la banalisation de l’extrême droite ».
L’idéologie derrière cette intolérance a été théorisée et développée ce dimanche 20 septembre dans les colonnes du Nouvel Obs. Le sociologue Arnaud Esquerre y défend ouvertement un pluralisme à géométrie variable. « Il faut une multitude de points de vue », estime-t-il, avant d’ajouter dans le même souffle qu’il existe néanmoins un « point de vue exclu ». Il s'agit de « celui qui ne peut pas être donné parce que son existence menace celle des autres points de vue ». Comprenne qui pourra. Parmi les opinions que le chercheur estime devoir être bannies figurent celles qui incitent à la haine raciale, mais pas seulement : un propos climato-sceptique, par exemple, n’aurait pas sa place, non plus, sur une chaîne d’information qui « se doit de coller au plus près à la vérité des faits ».
❌ Faut-il bannir de l'espace public certaines idées ?C'est ce que défend le directeur du média en ligne AOC (Analyse, Opinion, Critique), Sylvain Bourmeau, dans son dernier ouvrage. 👇https://t.co/mBChGgu2MD pic.twitter.com/wVzLVhXMa4
— Marianne (@MarianneleMag) September 20, 2026
Un autre exemple a été donné par Sylvain Bourmeau, directeur du média en ligne AOC. Dans son dernier ouvrage, il pose sérieusement la question : faut-il bannir de l’espace public certaines idées ? Une interrogation à laquelle il répond bien évidemment par l’affirmative. Les idées qu’il propose de censurer ne sont guère plus surprenantes. « Il est inacceptable de donner la parole à des partisans de la théorie du "Grand Remplacement" », lance ainsi Bourmeau, dans Marianne.
Après le déni, la censure
La logique est révélatrice. Après ceux qui voudraient interdire ce qu’ils tiennent pour des « mensonges », voilà désormais posée la question de l’exclusion de certains sujets ou de ceux qui les défendent... Ces dernières années, de nombreux sujets politiquement incorrects ont été renvoyés à l’inexistence ou au complotisme rance : le racisme anti-Blanc, l’islamisation de la société, l’antisémitisme musulman, la théorie du genre, l’ensauvagement, le Grand Remplacement, le wokisme, l’islamo-gauchisme… Mais le simple déni ne suffit plus.
Consciente de se couvrir de ridicule en niant des évidences qui crèvent les yeux, la gauche médiatique passe à la vitesse supérieure et souhaite, désormais, empêcher les faits d’être tout simplement exposés. Cette défaite de la pensée révèle en creux la victoire des idées de droite, mais aussi la panique morale de la gauche médiatique. Cette dernière est hégémonique en France, mais prétend que CNews et Europe 1 – respectivement 3 % et 4,5 % de part d’audience – « accaparent les moyens de communication ». Elle bénéficie d’innombrables médias privés et de tout l’audiovisuel public, mais déplore une « parole de gauche sous-représentée qui disparaît », comme le prétend inénarrable Laurent Joffrin, dans Télérama…
De la paranoïa à la dérive totalitaire, il n’y a parfois qu’un pas : celui que la gauche médiatique semble aujourd’hui prête à franchir.
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43 commentaires
Je ne vois qu’une solution à cette situation, un formidable coup de balai voire plus dans l’audiovisuel public. Tout le reste n’est que du bla, bla, bla et disserter sur ce problème leur procure un plaisir immense !
Dire qu’un tel condensé de sottise est financé par nos impôts… Vivement la privatisation de l’audiovisuel « public ».
Ces gens ne se rendent pas compte (par ignorance sans doute) qu’ils n’empêcheront jamais aucune idée de circuler, surtout aujourd’hui avec la diversité des canaux. Plutôt que de tenter d’invisibiliser, ils feraient mieux de débattre, comme le faisait Charlie Kirk, et de tenter de convaincre (là, c’est pas gagné).
En effet , Charlie pourrait dire que ce n’est pas gagné. Pour changer d’ avec Rosa Parks, une rue Charlie Kirk, c’est faisable ?
Cela ‘s’appelle le lavage de cerveaux .
Très étonné de l’étonnement de nos amis par rapport à l’éviction de Charles SAPIN.
L’audiovisuel public est incorrigible et enfermé dans son sectarisme.
Et quand une très très timide initiative est prise par des dirigeants pleutres et surtout opportunistes – il faut essayer de sauver quelques meubles pour l’avenir- ce sont les cerberes syndicaux qui se mettent en travers.
Bornes comme ils le sont, ils donnent raison à Charles ALLONCLE; cet homme qui a perturbé leur sommeil pendant plusieurs mois.
Pour ma part, rien ne m’étonne avec eux.
Ma plus grande surprise serait d’être surpris.
Pour l’heure les « minables » ont cédé en rase campagne à l’incurie sectaire des « indecrottables ».
Un seule solution : patienter encore 7 mois, « bien » voter en 2027 sans états d’âme et en fin privatiser ce « bouffe-pognon » de 4 millards d’Euros.
U. R. S. S….Il ne nous manque plus que les hôpitaux psychiatriques dédiés…
privatisation au plus vite avec tronçonnage du mamouth en petites entités et surtout vente à la découpe de la maison ronde……. quelques millions d’euros…..voir quelques milliards…..
Quand va t on leurs faire comprendre qu’ils sont les salariés de tous les Français ?? Si les syndicats dirigent cette maison ,pourquoi payer fort cher une direction impuissante ?? Nous pourrions faire des économies !! Et une autre solution PRIVATISATION !!!
Je ne vois pas pourquoi la gauche veut participer aux élections puisque toutes ses idées sont appliquées à la lettre en France
Ce n’est que le résultat de la politique de cette droite molle qui ne s’est pas imposée au moment opportun par peur de la gauche. Vous les entendez parler de la présidentielle ? Vous avez vu qui ont ressort des placard, franchement vous avez vu Coppé ? ça vous donne envie ? toute cette équipe est responsable de ce qui nous arrive. J’ai pour habitude de dire que les répercussions d’une mauvaise décision ne se voient pas immédiatement mais dans le temps et qu’un accident c’est le conjonction de plusieurs facteurs, jamais d’une seule cause.
C’est l’ensilage, ou la mise en œuvre de la pourriture des médias publics.
Une raison de plus pour ne surtout pas voter à gauche et après privatiser tout cela !!
Les échanges et débats d’idées sont les marqueurs d’une démocratie tandis que la pensée unique l’est d’une tyranie. Le service public est donc devenu la Pravda du wokisme.
Quand un jeu toxique ne fonctionne plus, la tentation du joueur est toujours d’augmenter la dose. C’est ainsi que la violence peut naitre dans des groupes sociaux quels qu’ils soient : famille, entreprise, association… Quand le petit jeu de la fascisation ne fonctionne plus, parce que tout le monde regarde ça de loin et de haut, augmenter la dose est tellement tentant et nous permet de découvrir le vrai fond totalitaire de la gauche. Interdire l’expression de certaines idées, voilà bien qu’ils osent le dire et l’écrire. Laissons-les creuser leur tombe. Sauf qu’ils tiennent à peu près tous les espaces de parole et toutes les instances de contrôle, donc ils pourraient mettre leur menace à exécution…
Erreur monumentale de la part de ces dictateurs de gauche, car les opinions ostracisées sont celle qui croissent et embellissent dans le silence et qui explosent au grand jour au bon moment. Tous les excès de la gauche connaîtront la théorie du boomerang, et c’est tant mieux.