« Une pure provocation victimaire, mon stock compassionnel est trop restreint pour que je puisse pleurer avec ces gens-là », répond l'avocat au sujet de l'action menée par SOS Racisme lors du meeting d'Éric Zemmour. « Ils n'auraient pas osé prendre de tels risques inconsidérés dans un meeting d'islamistes. »

SOS racisme a organisé un happening durant le meeting d'Eric Zemmour à Villepinte. Plusieurs militants ont déployé des banderoles et des messages contre le racisme. Ils ont été expulsés manu militari. Comment avez-vous réagi en voyant cette séquence assez navrante ?
Il s’agit d’une imposture victimaire dont SOS Racisme, que j’appelle plutôt SOS Sauvez le racisme, a le secret. J’ignorais que SOS Racisme avait encore des militants. À mon avis ce sont des militants de rencontre. SOS Racisme a beaucoup de subventions mais n’a plus de militants depuis longtemps. Ce dont je me réjouis car SOS Racisme a contribué puissamment, à l’époque où elle avait une existence moins théorique, à braquer les communautés les unes contre les autres. Elle a persuadé une partie de la communauté immigrée que les Français étaient des franchouillards et des Dupont-la-joie. Il est facile de persuader quelqu’un qu’il est victime du racisme. Vous comprenez dans quelle estime intellectuelle et morale je porte dans mon cœur cette association qui est présidée par quelqu’un, actuellement mis en examen car il a ri quand mon ami Jean Messiha a été traité de chameau par Yacine Belattar. C’est une très belle démonstration de lutte sans œillères contre le racisme !

Un jeune militant de génération Z qui était sur l'estrade derrière Éric Zemmour s’est fait traiter de Bounty et de nègre de maison. SOS Racisme combat-elle le racisme ou défend-t-elle le gauchisme ?
Il m’étonnerait beaucoup que SOS Racisme prenne la défense de ce noir visé en tant que noir. C’est du pseudo anti racisme sélectif. D’ailleurs, dans un autre domaine, SOS Racisme a toujours répugné de lutter contre le racisme anti blanc qu’elle a nié et qu’elle considérait comme un mythe issu de l’extrême droite.
C’est presque une tragi-comédie : voilà des gens qui vont dans un meeting de soutien à Éric Zemmour et qui traitent de racistes le candidat et les organisateurs, en exhibant des T-shirts "non au racisme". Il n’aurait pas osé prendre de tels risques dans un meeting d’islamistes et peut-être pas non plus dans meeting d’extrême gauche.
Les gens qui viennent dans un meeting ne sont pas tous des pianistes distingués ou des esprits raffinés. Il y a eu des gestes sans doute regrettables, mais tellement prévisibles. La victime principale a dit : "ne m’enlevez pas le sang je passe à la télé" et elle était en pleine forme. C’est donc une pure provocation victimaire.
Mon stock compassionnel est trop restreint pour que je puisse pleurer avec ces gens là.

7 décembre 2021

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