Marcher devant sa compagne, c’est du « micromachisme » !
Le problème, grave, en ces temps de canicule incendiaire, est soulevé par Le HuffPost : « En vacances ou en balade, marcher dix mètres devant sa partenaire n’est pas anodin, c’est du "micromachisme". » Voilà une vérité révélée qui ne se discute pas. Convoqués par la journaliste Charlotte Arce, psys et sociologues s’évertuent à nous le démontrer.
L’étude commence par un témoignage : une dénommée Camille en a fait la triste expérience avec un micromacho pourtant « assez poli » et même « très galant ». C'est suspect. La suite l'a confirmé : ces qualités, de prime abord, cachaient un fond mauvais : « Il marchait systématiquement devant elle. »
Ils ne font pas d’effort de « care »
Si l’on n’a pas encore trouvé de nom pour les amateurs de barbecue patriarcal, on dénonce, sur TikTok, cette « Man Walking Ahead Theory », c’est-à-dire « la théorie de l’homme qui marche devant ». Pour résumer, un affreux macho égoïste qui refuse de calquer son pas sur celui de la douce et frêle créature qui l’accompagne. On apprend que, précurseur, le média catholique Aleteia s’était déjà penché sur ce sujet crucial, « avançant plusieurs pistes, dont une étonnante : en "passant devant", l’homme s’assurerait ainsi que le chemin est sûr ». Ça, alors !
Cela nous rappelle une anecdote qui remonte cinquante ans en arrière. Un vieil ami, aujourd’hui disparu – et qui fut d’ailleurs l’un des premiers collaborateurs de BV –, fréquentait beaucoup l’Angleterre des années 70, notamment les milieux féministes qu’il étudiait alors. C’est ainsi qu’un jour où il accompagnait une amie au restaurant, il se prit une violente paire de claques. La première beigne parce que, élevé aux mœurs traditionnelles de la bourgeoisie française, il l’avait précédée dans l’établissement ; la seconde pour lui avoir tenu la porte, ce qui était, dit la dame, le signe qu’il la considérait comme inférieure.
Ce que l’on pouvait éventuellement songer à pardonner en ces années post-68, au nom de l’émancipation des femmes, n’est aujourd’hui que le signe d’une insondable bêtise frappée du sceau de l’idéologie. Car une autre piste lancée par Aleteia ne manque pas d’étonner la journaliste du Huff : « Les hommes mesurant en moyenne 13 cm de plus que les femmes, leur foulée est forcément plus grande. » Impensable, toutefois, de croire que ceci expliquerait cela.
Une sociologue urbaniste – ça existe – appelée à la rescousse avance une autre hypothèse, hautement périlleuse : « Au-delà du genre, dit-elle, il faudrait prendre en compte le niveau de forme physique », ce qui amène à cette troublante découverte : « Une personne sportive aura tendance à marcher plus vite qu’une autre qui ne l’est pas. » Et c’est là où l’on découvre que les hommes ne font pas d’efforts de « care » : ils avancent quand leur compagne attend « plutôt de la conversation, de la flânerie… »
La dynamique de domination
Illustration de l’article à l’appui, on comprend que ce reproche de « micromachisme » s’adresse avant tout aux mâles blancs, randonneurs, hommes aux tempes grisonnantes de préférence. Ce sont les mêmes, dit la sociologue, qui se complaisent dans « tous ces petits gestes qui ne sont pas de la violence, mais qui relèvent de la même dynamique de domination : les petites blagues, le mansplaining… »
Arpentant sans doute une ville ou, pour le moins, des quartiers qui échappent au lot commun, Lucie Roussel-Richard, chercheuse à l’université de Caen Normandie, assure que « les femmes n’ont pas la même détermination ni la même aisance à circuler dans la rue » (sic). Cela, car « la société nous a appris que la ville était utilisée par les hommes pour flâner (resic), qu’elle leur appartenait, tandis qu’elle était un danger pour la femme, qui y devient une proie ».
Nous confirmons : des petits gestes de micromachisme, et même souvent de machisme au féminin – il n’existe curieusement pas de mot pour cela –, on en observe tous les jours.
Ainsi, dans notre ville de Toulon, il y a, c’est vrai, beaucoup d’hommes qui flânent. Ils sont même le plus souvent vissés aux terrasses des cafés du cours Lafayette, pour les plus âgés, et vissés aux murs pour les plus jeunes. De là, ils surveillent les épouses et les sœurs qui ahanent sous le voile en traînant leurs énormes sacs de provisions. Ils ne les dépassent certes pas, occupés qu’ils sont à protéger leur vertu.
On voit aussi beaucoup de femmes qui flânent. Entre elles, souvent, et d’autres qui traînent leur mari derrière elle tandis qu’elles font les boutique une à une. Mais là, c’est une autre sociologie.
Pour finir, on expliquera à la journaliste du HuffPost qu’il est extrêmement pénible, et même très fatigant, pour une femme comme pour un homme, de devoir marcher à un rythme qui n’est pas le sien. Encore faut-il savoir réellement ce que marcher veut dire…
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83 commentaires
Dans la religion musulmane l’homme marche devant souvent pour quel motif, il semblerait que ce soit pour un motif devant souvent protection en revanche, et j’en ai été témoin même en voiture la femme passe derrière alors elles en disent quoi les féministes ?
Il est urgent d’élargir les chemins de randonnée pour éviter cette horrible frustration sexiste ; Les couples pourront marcher côte à côte .
Si il m’arrive de marcher devant mon épouse , c’est pour lui dégager le passage lorsqu’il y a des obstacles.
Si nous nous promenons , nous marchons main dans la main , parce que nous nous aimons et nous nous respectons.
Les gens bien élevés marchent côte à côte, c’est connu depuis longtemps ! Sauf dans les escaliers où
l homme doit passer devant. Mais dès lors que 8 femmes sur 10 portent un pantalon, cette règle de politesse a tendance à disparaître … ( en Ecosse, c’est l’inverse )
Les « PSYS »? Psychiatres?Psychologues?Psychomotriciens?Psychanalystes? Psychothérapeutes à la mode « Biba »?…
pour moi l’homme qui marche devant le fait par instinct de protection justement de sa compagne ! je ne suis pas psy, et je ne me fais pas des noeuds au cerveau pour des conneries pareilles ! » zavez » pas mieux à faire que de continuer à produire des problèmes là ou il n’y en a pas ???
BV manquerait-il de sujets?…
Ca change de l’éternel sujet des « gauchistes » qui sont tous d’affreux jojos … comme chacun sait
J’adore la boutade de JPG. Mais, alors, comme disait l’inspecteur Bourrel, tous les musulmans et ottomans sont des machos plus qu’incorrigibles et asservisseurs de leur épouse, compagne ou soeur. Mon Dieu et les féministes de salon ne l’on pas encore observé?
À combien de pas derrière l’homme, la femme est-elle autorisée à marcher?…
Dans le temps ,quand on connaissait un peu les usages , pour aborder une montée ou descente d’escalier , l’homme devait se placer derrière la femme pour monter , ce qui ne permettait pas à l’homme bien élevé , de profiter de cela, pour faire des évaluations de « terrain » , mais surtout être là pour retenir la femme en cas de chute inopinée. Et dans le sens inverse , c’est lui qui doit s’engager en premier dans la descente , toujours dans le but de prévenir tout risque de chute de la part de la gente féminine pour laquelle , il était prévenant comme on disait . Il faut dire que les femmes à l’époque lorsque la galanterie était de mise, portait des robes parfois très amples ou longues .
Avec moi elle est toujours devant : je pousse son fauteuil roulant.
En randonnée, c’est moi qui demande à mon mari de marcher devant. Ainsi,, il voit les problèmes qu’il peut y avoir sur le terrain = il m’enlève une ronce, une branche avant que je passe, me prévient s’il y a une dénivellation et lorsqu’il y a une descente difficile, je le tient par les épaules pour ne pas tomber et il me guide en plus (genre mets ton pied sur la pierre à gauche, attention il y a un trou dans le sentier à droite…)
En ville, nous marchons effectivement au même niveau.
Parfois (il fait des pas plus grands que les miens) il est un peu en tête. Je lui dis alors « attention, tu es en 5 eme, là, rétrograde un eu, moi je suis en troisième ». Nous rions et il ralentit. Il me rassure.
Je crois que lorsque l’on s’aime et que l’on se respecte, on n’a pas besoin de faire ce genre de polémique.
Voilà un discours sympa ! ( qui devrait être la règle )
Je laisse toujours progresser les dames devant moi ce qui fait qu’en cas de danger j’ai le temps de me planquer.
Il vaut mieux prévenir que guérir ! Vous ne nous dites pas quelles sont les dames qui vous précèdent dans ce cas . Vous n’auriez pas quelques problèmes avec votre belle mère , des fois !
Sa femme est peut être championne de MMA ou ceinture noir de karaté.
MDR
Je ne comprends pas pourquoi les féministes ne sont pas vent debout contre cette habitude immonde des hommes d’être souvent plus grands que leur compagne. Pas plus que ces coutumes de cacher le corps des femmes et pas celui des hommes…..etc…
J’aime bien l’histoire, bien machiste, du GI qui est au Vietnam et qui voit un vietnamien passer, avec 20 mètres derrière son épouse qui porte un sac énorme sur son dos. Le GI tente d’expliquer au vietnamien que c’est pas trop correct, et qu’il pourrait aider sa femme. Le vietnamien lui répond que au vietnam, c’est la tradition, la femme porte les paquets et elle marche derrière l’homme. Quelque temps plus tard, le GI revoit le vietnamien, et cette fois, c’est la femme qui marche devant, et l’homme est bien derrière avec tous les paquets sur le dos. Le GI le félicite. Mais le vietnamien lui répond « champ de mines »…
Amusant ! Mais ce n’est pas du tout la mentalité vietnamienne, que j’ai bien connue …