poursuit avec l’ardeur qu’on lui connaît sa campagne électorale permanente et non déclarée. Il a le temps, malgré l’ampleur des dégâts produits, tous azimuts, par sa désastreuse prestation présidentielle. En d’autres circonstances, ses partisans l’avaient déjà audacieusement comparé à Charles de Gaulle. Et voilà que, dans une interview accordée à La Voix du Nord, il imite Jacques Chirac, qui avait déclaré sa candidature dans ce même journal en 1994.

Puis, comme à son habitude, il s’envole, tel un moderne Icare, vers ses rêves les plus fous. Subitement, après un quinquennat de dénigrement et de mépris, il déclare sa flamme à… la France. « Elle a une Histoire millénaire devant elle (sic). C’est ça que je porterai », évoquant, sans l’évoquer, une évidente future candidature. Mais, immédiatement, il ne saurait se passer de son ambiguïté coutumière et incurable : « La France, c’est une Histoire folle constamment réécrite. »

Histoire folle ? Tragique, certes, mais folle : que raconte-t-il ? « Constamment réécrite ? » Par qui donc ?

Et puis, et c’est le bouquet final, tout en ego macronien multiculturel : « Elle regarde devant. C’est ça, la France. Ceux qui, par leurs projets et leurs ambitions, ont fait oublier les raisons qu’on avait de ne pas vivre ensemble. »

Fin du feu d’artifice électoral.

Pitoyable Emmanuel qui se pique d’Histoire sans en connaître une seule de ses innombrables facettes. Une interprétation théâtrale bien loin du texte de l’œuvre des Français, l’Histoire de France.

Il ne sait pas ce qu’elle dit, l’Histoire, et, peut-être même, ce qu’elle lui dit.

19 novembre 2021

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