[LIVRE] Remigration : « Il faut évidemment privilégier les solutions les plus paisibles »

Jean-Yves Le Gallou publie Remigration. Pour l'Europe de nos enfants, chez Illiade-Nouvelle Librairie.
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Le mot est encore largement tabou et pourtant, selon Jean-Yves Le Gallou, il est temps de tourner la page et de l'affronter de face, « avant qu'il ne soit trop tard », dit-il. Chiffres en mains, appuyé sur de nombreuses références historiques, l'ancien député du Front national lève systématiquement, dans son nouveau livre Remigration. Pour l'Europe de nos enfants (Illiade-Nouvelle Librairie), les freins et les préventions pour l'organisation d'un renversement du flux migratoire. Le Gallou apporte une pièce notable au débat. Nous l'avons interrogé.

 

B. V. Peut-on, aujourd'hui, parler de remigration ou le terme est-il encore tabou, dans le débat public ? S'inscrira-t-il, à votre avis, dans la campagne présidentielle ?

Jean-Yves Le Gallou. Le terme « remigration » est en train de s’imposer, partout en Europe. Non seulement dans les milieux identitaires - c’est l’espoir de la nouvelle génération - à travers les « Remigration Summit » à Milan (en 2025) et à Porto (le 30 mai 2026), mais aussi dans de puissants partis politiques : l’AfD en Allemagne, le FPÖ en Autriche, la Ligue en Italie, le Vlaams Belang en Belgique ou Restore Britain en Grande-Bretagne. Avec le Rassemblement national, la France est un peu en arrière de la main, c’est vrai. Y aura-t-il un candidat plus transgressif, en 2027 ? Il est trop tôt pour le dire. Mais la question de la remigration s’invitera, d’une manière ou d’une autre, dans la campagne. Car il n’y a plus de temps à perdre. Sans quoi, les nouveau-nés européens seront minoritaires dans les maternités françaises, d’ici 10 à 15 ans. Ce sera le Grand Basculement.

 

Comment mettre en œuvre la remigration sans exercer des violences sur les populations immigrées ?

J.-Y. L. G. Il faut évidemment privilégier les solutions les plus paisibles : arrêt de toute immigration nouvelle, suppression de toutes les incitations idéologiques, sociales, sanitaires à venir et à rester en France. Cela passe, notamment, par une profonde réforme de notre législation, la mise au pas de la censure des juges sur les lois votées, la préférence nationale et la suppression des crédits aux associations immigrationnistes.
Mais on ne peut pas exclure, par principe, le recours à la force. L’État a le monopole de la violence légitime, il ne doit pas y renoncer si celle-ci est nécessaire pour écarter les étrangers indésirables et récalcitrants : clandestins, délinquants ou étrangers dont les titres de séjour sont arrivés à terme. Hubert Védrine - ancien secrétaire général de l’Élysée sous François Mitterrand et ancien ministre des Affaires étrangères - a écrit, en 2015, que pour éviter les noyades des candidats à l'immigration, il faut « empêcher les départs par un contrôle accru des navires »« Il n’y a évidemment pas de solution militaire d’ensemble, mais ne rêvons pas : un recours à la force sera, à un moment ou à un autre, inévitable », précisait-il. Pierre Brochand - ancien directeur général de la DGSE sous Jacques Chirac - soulignait, en octobre 2025, le risque de submersion : « S’il reste une petite chance d’éteindre la mèche, il n’est d’autre voie que celle d’un radicalisme sans remords. » Ce sont des leçons de realpolitik.

 

Vous expliquez qu'il y a dans, l'Histoire, de nombreux précédents historiques de remigration. Quel est celui qui vous paraît le plus inspirant et pourquoi ?

J.-Y. L. G. J’en citerai deux. Bien différents. D’abord, la Reconquista espagnole : les premiers musulmans sont arrivés en 711, les derniers sont repartis - faute d’assimilation - en 1609. Neuf siècles après… alors qu’ils représentaient 12 % de la population de la Péninsule (le même ordre de grandeur concerne les musulmans, aujourd’hui, dans l’ensemble de l’Europe). Ensuite, l’histoire des Allemands de la Volga : ils sont arrivés à la demande de la tsarine Catherine II au XVIIIe siècle, mais beaucoup de leurs descendants sont repartis volontairement vers la mère patrie de leurs ancêtres à la chute de l’Union soviétique, deux siècles plus tard…

 

Une remigration ne placerait-elle pas la France dans une situation intenable, sur le plan démographique ?

J.-Y. L. G. C’est tout le contraire ! L’immigration pèse lourdement sur la natalité européenne : les difficultés de logement, l’insécurité des quartiers, la baisse du niveau des écoles dissuadent beaucoup de parents de donner la vie à autant d’enfants qu’ils le souhaiteraient. De surcroît, si le fardeau budgétaire de l’immigration baissait et si la préférence nationale était mise en œuvre, il serait possible de relancer une politique familiale plus généreuse.

 

Entretien : BV

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 09/06/2026 à 15:50.

Vos commentaires

48 commentaires

  1. Eric Zemmour parle depuis 2022 de remigration, Marine le Pen était contre. Bizarre, le RN devient il patriote ?

  2. Actuellement la France est le pays de l’UE le plus attractif pour les migrants , les migrants viennent directement chez nous en traversant l’Espagne , l’Italie , la Grèce , et ces pays organisent leur voyage vers la France ; d’autre part certains pays de l’UE ont restreint l’accueil des migrants et ces migrants partent de ces pays pour venir en France .
    La France devrait réduire ses aides aux migrants dont l’AME , instaurer le droit du sol , restreindre le regroupement familial au lieu de l’élargir comme elle a fait . Elle devrait aussi restreindre la distribution des visas , en particulier les visas étudiants , les visas soins .
    Et pour finir il est quand même curieux de voir un dirigeant politique , Monsieur Vallaud , être l’époux d’une Madame Belcacem , ancienne ministre, et maintenant à la tête d’une association subventionnée par l’Etat qui favorise l’accueil des migrants , donc une pompe aspirante migratoire .

  3. Seule la force permettra l’évacuation des indésirables et parasites pour en finir avec la question islamiste . Ce sera une difficile mission contrecarree par une gauche de plus en plus forte, les vierges effarouchees et les faibles.

  4. Oui, la valise ou le cercueil était un choix cruel, mais au moins un choix. Certaines villes de gauche rendent hommage au sanquinaire JJ Dessaline, qui décida d’éradiquer la population blanche d’Haiti, ainsi que la population métis qui soutenait les blancs. Il ne leur a pas donné le choix de partir.

  5. Hélas, aucune chance que des mesures de bon sens allant dans le sens préconisé soient adoptées ou même seulement envisagées dans les sphères du pouvoir actuel, où la couardise le dispute à la mauvaise foi sur ce sujet. Mais le salut viendra peut être du bon sens de notre peuple qui pourra se décider à virer tous les politicaillons actuels.

  6. Le retour au pays se fera lorsque les étrangers hors UE ne bénéficieront d’aucune aide, ne pourront être autorisés à travailler, pas d’aide médicale, pas de logement sociaux, rien nada, quedal. Ce sera préventif puisque cela dissuadera les autres de prendre le bateau pour parasiter les pays Européens

  7. Excellente analyse, je rajouterais que pour amorcer la pompe, il faut supprimer toutes les allocations à ceux qui ne sont venu en France que pour les percevoir, et instaurer un délais d’au moins cinq gégération sans crime ou délit avant de prétendre pouvoir à l’appellation « français » . Au moindre incident dehors de France avec toute la famille.

    • Effectivement supprimer le droit du sol.
      Et remettre a 10 ans la naturalisation par mariage et la supprimer par divorce

  8. La remigration se fera tout naturellement quand le pays sera exsangue et instaurera un tiers monde progressiste. Cela vient tout doucement mais inexorablement. Parallèlement, l’émigration des français vers le reste du monde qui a déjà commencé prendra du volume… Il en est ainsi d’un pays qui continue à voter pour des candidats pro UE, hypnotisé par les promesses du totalitarisme du Bien. Les gens libres dans leur tête et conscients du monde réel (contrairement à ceux qui raisonnent en fonction de leur idéologie quelle quel soit, de gauche, de droite…) savent qu’il faut partir : on ne peut pas essayer de sauver des populations qui ne veulent pas l’être.

  9. Adressez-vous à la Couronne espagnole, qui a réalisé à ce jour cinq répliques des caravelles du Siècle d’or, toutes navigant dans le monde entier (ne pas confondre avec l’Hermione, pourrie de tarets); commandez-lui une réplique de la Réale, la galère d’apparat de Louis XIV, mue par 384 rameurs; et offrez aux OQTF une croisière en Méditerranée, débarquement à Alger.

  10. Sur que c’est plus doux que » la valise ou le cercueil » le choix donne a nos frères pieds noirs en 62…

    • « La valise ou le cercueil  » fut mis en application. Les massacres d’Oran firent des centaines, voire des milliers de morts et de disparus, dans des conditions atroces. Ce crime contre l’humanité ne fut l’objet d’aucune enquête ni judiciaire, ni journalistique…

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