[L’ÉTÉ BV] « La gauche organise le non-droit »

Immigration, union des droites, présidentielle : un entretien sans filtre avec François-Xavier Bellamy.
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Cet article vous avait peut-être échappé. Nous vous proposons de le lire ou de le relire.
Cet article a été publié le 27/03/2026.

Le 18 juin dernier, le Parlement européen votait définitivement, à une large majorité, le règlement « retour » qui vise à durcir la lutte contre l’immigration illégale, avec notamment la possibilité d'ouvrir des centres de rétention pour les migrants hors des frontières de l’Union. La gauche s'était alors insurgée, dénonçant « la politique migratoire la plus inhumaine » de l'histoire de l'Union européenne. Emmanuel Macron, lui aussi, avait manifesté son opposition à cette mesure, déclarant : « Ce n’est pas notre Europe. » En mars dernier, un premier vote avait pourtant eu lieu, validant déjà à une large majorité ce règlement « retour ». Yann Montero avait alors reçu François-Xavier Bellamy, député LR au Parlement européen. Une semaine après l'affaire de Ceuta, une interview à écouter ou réécouter.

 

François-Xavier Bellamy revient sur le vote, à une large majorité au Parlement européen, du règlement « retour » destiné à lutter contre l’immigration illégale. Il détaille un texte qui rompt avec le « retour volontaire » pour privilégier l’expulsion immédiate, allonge la rétention jusqu’à 24 mois et prévoit des centres hors de l'Union européenne pour contourner le refus de certains pays de reprendre leurs ressortissants.

Face à ce tournant, il accuse la gauche de « défendre un état de non-droit » en s’opposant à toute mesure d’éloignement et pointe aussi les ambiguïtés des macronistes entre les discours tenus à Paris et les positions à Bruxelles. En filigrane, il décrit une recomposition politique à Bruxelles, comparant l’Union européenne à un « paquebot long à manœuvrer » mais désormais engagé dans un changement de cap sous l’impulsion des droites qui s'unissent.

Enfin, il esquisse la ligne des Républicains pour la présidentielle : rétablir l’autorité, stopper l’impuissance migratoire et redresser une France qu’il juge affaiblie économiquement et politiquement.

Picture of Yann Montero
Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

Vos commentaires

133 commentaires

  1. Pour l’instant Bellamy est dans une impasse. Je lui rappelle au passage les paroles de la chanson de Zanini : « Tu veux ou tu veux pas ». S’il ne veut pas choisir, personnellement, je n’en ferai pas, non plus, une maladie.

  2. Il peut raconter ce qu’il veut, il ne pourra rien faire comme les autres.
    Les juges gauchistes veillent à tous les échelons, du juge au conseil d’état au petit juge administratif qui cassera toute loi. Il faut une 6ème république qui balaie tout.

  3. Macron ne devrait pas donner son avis sur ce sujet, n’a-t-il pas compris qu’il est responsable de l’effondrement de la France pour avoir accueilli et accueillir encore de telles peuplades qui sont la cause de l’insécurité et en grande partie de la ruine de notre pays. Qu’il ferme plutôt les frontières de toute urgence et qu’il rétablisse la peine capitale s’il veut retrouver grâce aux yeux du peuple avant d’être remplacé.

  4. A Leparthe… Vous plaisantez je suppose. La loyauté ? Bellamy est dans le groupe de  » vendus » qui a permis à LFI de prendre des communes au RN ; quant à Knaffo, elle s’est désisté au profit de la macronie à Paris. A ce sujet, on risque de  » tomber de notre chaises » aux révélations à venir concernant cette  » mondialiste »…

  5. J’aime bien M. Bellamy. M. Retailleau aussi, d’ailleurs. M. Lisnard est bien à mon sens ( est-il LR ? ). Mais… ils sont alliés de M. Wauquiez, Copé etc Donc, un fatra divisé qui s’amenuise… ; et puis, ils ont été à la manoeuvre pendant des décennies… La gauche, et les « progressistes » en général, organisent sans doute le non-droit, mais surtout un autre droit qui paralyse notre pays. Un droit déjà qui s’amplifie de beaucoup de Normes et d’Interdits ( certains, assez peu, valables ) mais trop, c’est trop. Un pays contrôlé voire empêché de quoi que ce soit, par ses propres Institutions… est le rêve de certains ( le nécessaire à commencé en plaçant ici et là les gens qu’il faut ). Espérons une issue…

  6. Je pense Bellamy sincère, mais il y a un moment où il faut regarder la vérité en face, et faire les choix qui s’imposent.
    Pense-t-il pouvoir continuer avec des gabarits comme Bertrand ou Pecresse ?
    Soit LR se scinde, soit il vaut mieux qu’il se taise.

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