L’Institut pour la justice, un rouage essentiel du débat sur le laxisme judiciaire
IPJ - Institut pour la justice -, trois lettres encore peu connues du grand public mais qui intéressent pourtant l’audiovisuel public, preuve de l’efficacité de cette association qui lutte depuis près de vingt ans « pour promouvoir une Justice plus protectrice des citoyens et plus équitable vis-à-vis des victimes ». Ce jeudi 28 mai, France 2 diffuse en effet un nouveau numéro de son magazine Complément d’enquête sur « les juges pris pour cible ». Alors que les magistrats font face à une augmentation des menaces et des agressions, les journalistes du service public annoncent « être allés à la rencontre de ceux qui ont fait de la dénonciation des "juges politisés" un combat idéologique ». Et, parmi leurs interlocuteurs : l’Institut pour la justice, qui depuis maintenant quelques années est devenu un rouage essentiel dans le débat sur la Justice en France. Passages réguliers sur CNews, tribunes dans divers médias, organisation de la manifestation en hommage à Lola, actions coup de poing en soutien aux victimes de l’insécurité, pétitions à succès, amendements déposés au Parlement, expertises… l’IPJ est sur tous les terrains pour endiguer le laxisme judiciaire.
L’ombre de Stérin qui fascine France 2
« L’entretien avec Complément d’enquête a duré une heure », nous rapporte l’un des salariés de l’IPJ, présent au moment des faits. « 70 % des questions portaient en réalité sur notre fonctionnement, et non sur le fond. Il y avait des questions très hostiles et des questions qui sortaient de nulle part, poursuit-il. Par exemple, ils se sont attardés sur le fait que Pierre-Marie Sève [délégué général de l’IPJ, NDLR] soit également membre de Transparence citoyenne [une association qui lutte contre le clientélisme, NDLR], une association de la galaxie Stérin. […] Ils étaient très virulents mais il n’y a aucun lien avec l’IPJ ! »
Les journalistes de Complément d’enquête peuvent tenter tous les sous-entendus possibles, les comptes de l’IPJ sont clairs : l’association, financée uniquement par des dons, ne dépend d’aucun grand donateur. « En 2025, nous avions 13.286 donateurs, nous confirme l’IPJ. Un record historique ! Le don moyen variait entre 30 et 40 euros. » « 93 % des membres donnent moins de cent euros par an et leurs dons représentent les deux tiers de la totalité des ressources de l’association », précise le site de l’organisation. Un modèle de financement qui leur permet d’agir en toute indépendance, promettent-ils.
Reconnus dans les couloirs du ministère
Au-delà de l’ombre de Stérin qui semble fasciner les journalistes de l’audiovisuel public, si l’IPJ intéresse Complément d’enquête, c’est bien que l’association, qui ne tourne pourtant qu’avec sept salariés permanents, rencontre un succès indéniable et connaît un véritable impact médiatique. Preuve en est leur fulgurante ascension sur les réseaux sociaux. Fin 2024, l’association revendiquait ainsi quelque 16.700 abonnés sur Instagram. Aujourd’hui, près de 70.000 personnes suivent leur compte. « Sur les 365 derniers jours écoulés, nous avons cumulé 70 millions de vues sur tous nos réseaux sociaux et gagné plus de 113.000 abonnés », se félicite François Blumenroeder, responsable de la communication au sein de l’IPJ, contacté par BV. Des jeunes, évidemment, mais également des citoyens à la recherche d’informations sur le sujet. Leurs récentes statistiques prouvent ainsi qu'ils sont autant suivis par les 18-34 ans que par les 55-64 ans.
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Il faut dire que l’IPJ pallie le manque d’information sur la Justice en France et offre un nouvel éclairage sur de nombreuses décisions de justice. Ainsi, depuis maintenant près d’un an, avec Pierre-Marie Sève, François Blumenroeder multiplie les courtes vidéos de « vulgarisation » sur les réseaux sociaux. « On se rend compte que le problème majeur, avec la Justice, c’est que les gens ne la comprennent pas, détaille le communicant. Et quand ils la comprennent, ils se rendent compte qu’elle est profondément injuste. » « Certaines condamnations peuvent ainsi sembler en apparence sévères dans la conscience populaire. En réalité, bien souvent, pour le délinquant, la peine est minime. Donc, on essaie de faire de la reformulation pour rendre accessibles au grand public les décisions de justice », explique François Blumenroeder.
En dénonçant ainsi le laxisme judiciaire, les membres de l’IPJ offrent donc tous les outils aux citoyens pour agir sur le sujet. À cela s'ajoute leur travail d'expertise de fond avec la publication d'une revue - « surtout lue par les professeurs de droit », concède François Blumenroeder - et des notes de qualité sur divers sujets (blanchiment de l'argent par les kebabs, construction de nouvelles places de prison ou encore sort des victimes de l'insécurité).
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Et parmi ceux qui suivent assidûment le contenu proposé par l’IPJ, on trouve certes des milliers d’anonymes, mais également des membres de cabinets ministériels et du Parlement. « Un jour, nous avions rendez-vous avec le cabinet de Gérald Darmanin, et un des membres de son cabinet a affirmé me reconnaître. Il m’avait vu dans nos formats vidéos », sourit François. Une autre fois, c’est un membre éminent du Parlement qui lui a partagé la même confession. Illustration que même dans les hautes sphères du pouvoir, le travail de l'IPJ est scruté.
Une jeunesse qui s’engage
Pour parvenir à de tels résultats, nul doute que les expériences passées de François Blumenroeder ont dû être utiles. François fait partie de ces jeunes Français qui s’engagent au nom de leurs convictions. Passé par Les Républicains, du temps de la campagne de François Fillon, le jeune homme, Alsacien et fier de l’être, est rapidement recruté par l’UNI. Devenu responsable de la section strasbourgeoise du syndicat étudiant, il bataille fermement pour un modèle universitaire qui tire vers le haut. À l’époque, son militantisme lui vaut d’être agressé par des antifas. Mais il en faut plus pour le décourager. Toujours convaincu que l’engagement au sein de la société est une belle réponse à l'individualisme omniprésent, François Blumenroeder s’envole au Liban avec SOS Chrétiens d’Orient. Là, après le militantisme, le jeune étudiant fait ses premières armes en matière de communication. Il repartira pour un second voyage humanitaire, en Égypte cette fois-ci. À cela s’ajoute du bénévolat auprès du Syndicat de la famille (anciennement la Manif pour tous) et de la Marche pour la vie. Désormais aguerri, il transmet aux nouvelles générations son expérience, notamment au sein de l’Institut de formation politique (IFP). Aujourd’hui éloigné de l’engagement partisan, François Blumenroeder ne renie pas tous ses engagements. Au contraire, « j’en suis fier, j’assume totalement ! », nous confie-t-il.
À ses côtés, Pierre-Marie Sève, délégué général de l’IPJ depuis 2020, juriste de formation, apporte l’expertise de fond. Ensemble, le tandem a réussi à faire de cette organisation un peu poussiéreuse un acteur central du débat sur la Justice. Sans l'IPJ, bien des victimes de l'insécurité et du laxisme judiciaire resteraient ainsi méconnues et bien des sujets de fond sur cette thématique ne seraient pas traités par les « experts de plateau ». Pas étonnant, donc, que Complément d’enquête tente aujourd’hui de les passer au crible. Mais les journalistes de France 2 seront-ils honnêtes ou, au contraire, tenteront-ils de créer des connexions factices pour nuire à l’IPJ ? Réponse ce 28 mai. La motivation de l’IPJ, elle, demeure intacte !
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27 commentaires
Axelle Theillier la Présidente fondatrice, et Pierre-Marie Sève sont les plus connus de cette petite équipe de Citoyens épris de justice ET de Vérité.
Chaque article de l’IPJ concernant l’injuste, la laxiste, l’incompréhensible et coupable justice, sonne comme un acte d’accusation.
Un grand merci pour ces moments d’indignation et de vérité.
Si « la vérité est révolutionnaire », dixit Marx, il faut qu’elle soit entendue.
Les ministres LR macronistes lisent les publications de l’PJ… pour y trouver arguments, mais le vulgum pecus, lui, préfère encore les massages télévisuels.
Evoluanjt dans le monde de la Justice, j’ai trouvé que cet institut, depuis le début est trop timoré, mais il faut un début à tout, !
C’’est vrai que nous ne pouvons plus diriger la France
qui vit dans un monde de 8 milliards d’habitants
avec des règles établies alors qu’il … ce monde… n’en comptait
que … à peine 2 milliards et que le nombre de ces structures
n’ont pratiquement pas changées –
exemple : les places de prison.
Combien en 1958 … Combien en 2026 ?
l’Institut pour la justice regroupe des gens épris de justice et qui font un travail remarquable en dénonçant les injustices commises par les juges inféodés aux idéologies bobo gauchistes ! Bravo et merci à ces braves que je subsidie !
La séquence de la juge avec les deux voleurs c’est incroyable,attention c’est interdit de voler pour un Français mais pas pour vous,faut le faire descrètement »d’accord »bon aller au revoir,à peine dehors ils ont repris leurs travail de voler.
Je fais chaque année un don à l’IPJ.
» on reconnait un imbécile au fait qu’il croit en la justice de son pays ». Georges CLEMENCEAU.
Cela fait 50ans (depuis l’assassinat du juge Michel) que la justice est pourrie par le Syndicat de la Magistrature. Les militaires n’on pas le droit d’avoir des syndicats. Il semble que ce soit dû au fait qu’à certaines occasions, ils pourraient prendre le pouvoir du pays et avoir plus de pouvoir que nos élus. Depuis la mise en place du fameux « état de droit », les juges ont plus de pouvoir que les élus (et çà, en permanence). Il faut donc dissoudre tous les syndicats de magistrats qui n’ont pas lieu d’être.
Oui surtout quand ils revendiquent chèrement leur « indépendance » !
Comment faire taire ceux qui disent la vérité ?
France2, vivant avec les impôts des Français, se fait fort d’attaquer pour détruire tout ce qui va à l’encontre de son idéologie.
Alloncle a vraiment eu raison de mettre toutes ces magouilles en lumière.
La justice est bien organisé en France, la police arête, la justice libère.
Tout vas bien dans le meilleurs des mondes.
Si un jour, il y a changement radical de régime, ce que je souhaite, il y a intérêt à donner un grand coup de balai à cette justice idéologique. La justice doit être humaine, évidemment, mais elle doit être apolitique, comme l’armée. Tant qu’elle sera vérolée par des syndicats, alors ce qn’est plus de la justice. On en a l’exemple.
L’armée n’est pas apolitique. Il n’y a pas + politique. Ukraine -Iran et vous voyez donc dans quel rang!
Pourtant on l’appelle « la grande muette » et je n’ai jamais entendu de prise de position politique de la part des gradés.
A @golfroméo, pourtant le chef d’état major ne s’est pas géné ces dernières semaines !
J’apprécie beaucoup l’Ipj
Les Français n’ont plus confiance dans la justice , c’est très grave .
Et ils ont raison.
Croyez moi, je pourrais en parler pendant plusieurs heures.
« Mais les journalistes de France 2 seront-ils honnêtes ou, au contraire, tenteront-ils de créer des connexions factices pour nuire à l’IPJ ? »
La réponse est a ne pas en douter comme dans toutes les émissions de ce genre tourner par Rance Télévision , une attaque en règle contre tout ce qui dérange la main mise de la gôche sur les institutions , les moyens de communication français.
Pour la gôche le peuple et les associations qui le défende doivent payer leurs refus de servitude a la gôche,doivent payer pour ne pas ce soumettre aux diktats , de vouloir avoir sa propre opinion, de vouloir que le système mis en place depuis 1981 soit balayer vers les tréfonds de l’oublie qui a fait que ce pays est en voie de paupérisation.
elle fait un peu neuneu cette juge … Ne recommencez pas sinon pampam culcul…
Aujourd’hui le procureur de Paris, réclame, sans la moindre preuve, 7 ans de prison contre Sarkozy. Périscolaire à Paris : 18 mois avec sursis requis contre un animateur pour agressions sexuelles !!!!
Cherchez l’erreur !
La France depuis Mitterrand est profondément malade et incapable de reconnaitre le bien du mal.
Vous avez raison. Malade depuis Mitterrand, via Badinter, qui a rien à foutre ou vous savez !!