Editoriaux - Justice - 22 juin 2019

L’exercice de la Justice française auprès des djihadistes est une ânerie !

Qui peut croire un instant que l’on soit ici en mesure de connaître la réalité des crimes commis là-bas ? Par quel extraordinaire moyen saurait-on juger de ce que l’on ne sait pas et de ce sur quoi l’on est bien incapable d’enquêter ?

Des meurtres – commis sous influence parfois, s’agissant de décapitations qu’auraient perpétrées des mineurs. Des assassinats en nombre commis par des adultes selon leur libre-arbitre. Et l’on voudrait recueillir certitudes, témoignages ou vidéos ? Comment croire les témoins ? Comment ne pas douter de ceux qui les innocenteraient ? Quelle certitude avoir de la présence d’éventuels témoins visuels ?

Tout cela semble bien illusoire !

On connaît la fragilité des témoignages en temps de paix et on devrait prendre pour argent comptant ceux venant de zones de guerre, recueillis auprès de partisans de l’un ou l’autre bord ? Des uns et des autres bords, devrais-je dire, tant sont nombreuses les factions engagées. Tout cela ne vise-t-il pas qu’à satisfaire une religion des droits de l’homme, toujours clémente à l’endroit des inculpés et sans humanité pour les victimes ?

Et juger au nom de lois françaises de faits commis à l’étranger me semble bien arrogant. Agissant en Syrie ou en Irak, les auteurs assumèrent l’acte de s’exposer aux risques du territoire qu’ils foulaient de leurs pieds ! Commettrais-je un crime aux États-Unis ou en Russie que je serais autorisé à dire, comme un enfant qui s’esquive d’une pirouette en jouant à chat : « Maison ! » à la Justice de ces pays ? Quel droit humain supérieur me permettrait d’user de ma nationalité pour échapper à une sanction capitale qu’aurait à subir un citoyen de ces pays commettant semblable forfait ? Que l’on m’explique !

La prétention judiciaire de la magistrature française, qui s’arroge le droit de penser que nos lois valent plus que celles d’une autre nation, m’est insupportable.

Les mineurs relèvent-ils mieux de notre Justice ? On peut le croire. Mais si j’émigrais, emmenant les miens pour combattre la nation à laquelle j’appartiens, qui serait coupable ? Moi qui les priverais ipso facto de cette belle nationalité française ou la France, soucieuse de préserver la sécurité de ses propres enfants ?

Oui, Daech est coupable. Oui, ses liquidateurs de prisonniers sont tous coupables. Et non, nous n’avons ni à les rapatrier ni à les juger selon le droit français. De celui-ci, combattant notre armée, ils ne gardèrent rien en s’exilant en ces contrées… Qui déchirant leur passeport, qui brûlant le drapeau tricolore. Ils sont tous à déchoir de la nationalité française. Et bien imprudents furent ceux qui promurent d’interdire que l’on rendît apatride un individu. Ils risquent d’en payer le prix un jour…

Que faire ? Pleurer. Sinon attendre que des voix politiques, morales ou religieuses aient le courage de s’exprimer.

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