Les stéréotypes filles-garçons, une priorité pour le haut-commissariat au Plan !
Il y a deux types de rapports. Ceux qu’on enterre et qu’on a commandés pour cela. Le rapport sur le désastre français de l’Éducation nationale, qui range la France au fond, près du radiateur (lire l’article de Marie Delarue), joue dans cette catégorie. Il rejoindra à coup sûr la longue cohorte des rapports sur les effets merveilleux de nos pédagogistes, toujours aussi sûrs d’eux, toujours aussi autistes, toujours aussi destructeurs et toujours aussi influents.
Horreur : des jeunes accros aux stéréotypes !
Et puis, il y a les rapports faits pour servir de support à la communication et à l'action. Comme celui sorti le mois dernier : 363 pages publiées par le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, titrées « Lutter contre les stéréotypes filles-garçons. Quel bilan de la décennie, quelles priorités d’ici à 2030 ? » Là, on ne rigole plus. On évoque les vrais problèmes, les grands enjeux, les sujets graves, l’avenir du pays. Et on parle de drames épouvantables. Jugez plutôt : « Après un recul marqué durant les décennies passées, une résurgence de l'adhésion à certains stéréotypes est observée chez les jeunes adultes, ces dernières années. » Revoilà les stéréotypes ressortis comme les spectres hantés de la maison progressiste. Le mondialiste gauchisant a sa trousse de secours. En cas de pépin, il a toujours un stéréotype sous le coude. Au cas où... Dans cet exercice, les obsessions nourrissent d’autres obsessions. « Ces stéréotypes participent à la construction des inégalités entre les sexes, inégalités qui nourrissent à leur tour les stéréotypes. » Bref, on tourne en rond, voyez-vous ! Ils ont la tête dure, ces Français. Figurez-vous qu'« on observe même une recrudescence de certains préjugés, notamment chez les jeunes ». Car les stéréotypes et les préjugés complotent de conserve, en dépit d’un lavage de cerveau efficace sur la télévision publique, notamment. La preuve ? En 2022, 57 % des 18-24 ans pensent que « les mères savent mieux répondre aux besoins et attentes des enfants que les pères », contre 50 % en 2014. Stupeur et tremblement ! La nation doit réagir. Vite, un « brainwashing », comme dit Emmanuel Macron.
Vous êtes assis ? Il y a pire. Le haut-commissariat a sondé les 11-17 ans. L’avenir du pays, quoi. Résultat : plus de la moitié (54 %) considère que « les mères savent mieux répondre aux besoins et attentes des enfants que les pères », déplore la synthèse du rapport. Non ! Si ! Dans la gradation vers l’horreur, on peut franchir encore un degré, nous assurent les auteurs traumatisés de ce terrible rapport. Car 58 % des mêmes adolescents décidément réfractaires à la pensée unique adhérent à l'idée que « les garçons sont par nature plus violents que les filles ». Branle-bas de combat, c'en est trop ! 40 % d’entre eux considèrent même qu'« il est normal que les filles prennent plus soin de leur apparence que les garçons ». On touche le fond. Vite, une rééducation de masse ! Lénine, Staline, Mao, revenez, tout est pardonné !
Attaquer la liberté et l'égalité, pour la bonne cause
Face au désastre, le haut-commissariat au Plan énonce pas moins de vingt recommandations. Parmi elles, la nomination d’urgence auprès du Premier ministre d’un « délégué interministériel aux droits des femmes et à l’égalité de plein exercice ». Lui seraient rattachés un service, des réseaux, un budget bien sûr… Il faut aussi une enquête annuelle « sur l’état des stéréotypes filles-garçons auprès des collégiens et des lycéens ». IN-DIS-PEN-SABLE, on vous dit. Le budget n’est pas précisé. Il faut encore « allonger le congé paternité à dix semaines, dont six obligatoires », à la demande générale ! Et réaménager le congé parental. Cette fois, le coût est estimé : « Un milliard d’euros en régime de croisière. » Une paille.
On pourrait aussi tordre un peu l’égalité des chances, puisque c’est pour la bonne cause : nos auteurs proposent d’« instaurer un bonus sur Affelnet (vœux d’orientation post-3e) et Parcoursup (vœux d’orientation post-baccalauréat) pour les jeunes filles et garçons dont les vœux d’orientation se portent sur des spécialités de formation où leur sexe est nettement minoritaire ». Tant qu’à faire, il faut aussi s’attaquer à la liberté d’expression en instaurant « une obligation pour les plates-formes numériques de justifier auprès du signaleur (sic) le non-retrait de contenus signalés ». À moins que… Et si on supprimait l’inutile et dangereux haut-commissariat au Plan ? La France ferait d’un coup 350.000 euros d’économie par an sur le budget annuel de l’institution, auxquels s'ajouteraient 150.000 euros au titre du Conseil national de la refondation. Toujours cela de pris, non ?
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55 commentaires
Si j’ai bien compris le message, d’après ce rapport, il existerait encore de nos jours, en 2025, des filles qui se sentent féminines et des garçons qui se considèrent comme des mâles ! Je ne sais ce qui l’emporte dans mon esprit et dans mon cœur, de l’émoi, de la déception voire du désappointement et même du découragement en découvrant cette catastrophe. L’échec de l’éducation nationale associée à la rééducation médiatique populaire est patent. Non seulement nos enfants ne savent plus lire-écrire-compter (ni parler français d’ailleurs), mais de plus ils sont attachés à leur sexe biologique et à ces attributs ! Mais que fait Elisabeth Borne ???
Que fait Elisabeth Borne ?
Elle concocte le manuel d’éducation sexuelle qui sera distribué en maternelle à la rentrée.
Je suis comme vous, catastrophée !!! Borne est occupée à noircir l’innocence de nos enfants…
Phénomène classique :quand l’Etat s’effondre tout ce qui en dépend s’effondre également.
Mitterrand a engagé le travail de sape, et ses successeurs ont poursuivi.
Le premier piocheur, à mon avis, s’appelait Giscard.
La théorie du genre et autre délire wokiste peut gravement nuire à la santé mentale de vos ados .
Le gouvernement devrait en faire une pub à la télé .
Claquer l’argent public par des fonctionnaires des chargés de mission et autres planqués n’est pas nouveau et c’est sûrement pas Bayrou aussi fainéant que magouilleur qui changera quelque chose
Par Décret n° 2025-118 du 10 février 2025, un haut-commissaire à l’enfance a été institué.
Le haut-commissaire est une dame. Je ne parlerai pas de ses orientations.
Encore du bon argent de Nicolas qui se fourvoie !
IL est curieux que le Haut Commissaire au Plan ne se soit pas montré plus Clément . Il est vrai que nous n’avons pas tous la même vision binaire .
Et qui ,pensez vous , aura les tripes de faire disparaître ces comités de hauts fonctionnaires ? J’irai même plus loin ; à quoi servira-t-il de les supprimer si ces hauts fonctionnaires néfastes ne sont pas renvoyés pour fautes lourdes ?
Zemmour et Sarah Knafo, à coup sûr, auraient vite fait de régler la question
À part ce tandem, je ne vois pas grand monde.
Un travail de fond sérieux ferait poser les mêmes questions dans d’autres pays : Iran, Algérie …
Allez les gars, sortez de votre zone de confort avec fauteuil en cuir pleine fleur capitonné et au boulot !
(J’aurais aussi pu dire « on se sort les doigts »)
Encore un comité théodule branché à fond wokidiotie, source indubitable d’économies pour Bayrou.
Encore du papier gâché (et les arbres alors ?), des gens payés pour pas grand chose
En France on aime brasser l’air, en tant de canicule c’est bien mais bon quand même
Quand il y a de VRAIS PROBLEMES, qui ne sont pas traités, volontairement ou pas
Et voilà.
On comprend pourquoi la France va si bien, notre élite est malade, n’a aucun sens des priorités, aucune connexion avec le réel.
Et moi qui craignais que la « diversité » bouleverse tout, je constate que côté destruction, on se débrouille trés bien tout seul.
Les stéréotypes filles garçons, voila bien un sujet d’une brûlante priorité. Quant à l’égalité des chances, faîtes d’abord l’égalité des choix des jeunes pour leur avenir et mettez un bonus si vous voulez mais uniquement dans les domaines où il faudrait plus de jeunes formés. Et cessez de vouloir faire jouer à la poupée les garçons et aux petites autos les filles, ces choix là ne regardent que les intéressés, filles et garçons, pas les experts en égalitarisme.
Ce n’est pas demain que nous aurons des prix Nobel !!
Le grand n’importe quoi qui nous coûte cher et nous fait faire un cran de plus à la ceinture (masculine ou féminine )?
Quand j’étais petite (il y a 55/60 ans) je détestais jouer à la poupée, faire du canevas… Quand je jouais à papa maman, mon frère faisait la maman et moi le papa, qui partait au boulot le matin, footballeur pro( en fait ce que j’avais envie c’est de jouer au ballon) sinon on faisait du vélo, on jouait à la pétanque. Si on jouait à l’école je faisais la maîtresse. Il m’est même arrivé de jouer à la messe et de faire le prêtre. Alléluia je suis devenue maman grand-mère et j’ai vécu ma vie de femme. Mon frère de mari (d’une femme !) et de père. Pour dire que les jeux d’enfants ne reflètent pas le genre ! Mais mes hobbies ont été plutôt sportifs, ou le chant et je suis devenue enseignante. Mon frère est précieux pour ma belle sœur ravie qu’il fasse la cuisine ou le ménage mais aussi la tonte de la pelouse et le potager. Arrêtez d’emmerder les enfants sur leur choix de jeux! Mais transmettez les valeurs de la famille sans privilégier l’homosexualité, le LGTBQIA+isme, et autres, aux yeux des enfants et des ados au moment où ils construisent leur identité !!!
J’étais un peu comme vous, ce qu’on appelait « un garçon manqué », avec deux frères plus jeunes, je n’aimais que les jeux de garçons, le reste m’ennuyait, , et quand j’ai eu 17 ans, j’ai commencé à me maquiller à devenir un peu plus féminine ! Mes parents ne se sont jamais inquiétés pour autant, qu’on laisse les enfants vivre et ce sera bien mieux que de leur imposer n’importe quoi
Tellement ridicule que ça en devient pitoyable