Depuis le début de la crise sanitaire sans précédent que nous traversons, les collectivités locales, et notamment les communes, sont au rendez-vous. Elles font preuve d’une réactivité et d’un sens de l’adaptation hors normes. Grâce à leur réactivité, à la solidarité locale et aux dons des entreprises, ce sont elles qui ont permis, dès le départ, d’équiper nos soignants. Même le président de la République, qui « oublie » souvent les élus locaux, fait confiance aux maires pour réussir le déconfinement après le 11 mai. C’est dire !

Bref, le centralisme étatique, le jacobinisme a montré ses limites. Plus que jamais, la proximité est au cœur des débats. Plus que jamais, la proximité est sans nul doute la solution. C’est donc le moment d’aller plus loin et, parmi les chantiers, un me semble particulièrement important et opportun : c’est celui de la préférence locale dans la commande publique.

Nous le savons, notre économie souffre et va malheureusement souffrir encore longtemps. Les aides ponctuelles initiées ici et là sont évidemment essentielles mais ne sauraient suffire pour que nos PME, TPE, artisans et commerçants gardent la tête hors de l’eau. Le temps est venu de faire évoluer la réglementation pour que la commande publique puisse inclure un critère local avec, bien sûr, des garde-fous, afin de permettre aux collectivités locales de travailler, en priorité, avec des entreprises locales. Les circuits courts ne doivent pas concerner uniquement les cantines scolaires !

Ce localisme est une piste incontournable pour protéger notre économie locale. C’est une question de cohérence entre les discours des élus et la réalité du quotidien. C’est une question de bon sens. Les Français ne comprendraient pas que nous ne tirions pas les leçons de cette épreuve afin d’en faire éclore de nouvelles méthodes plus vertueuses pour nos territoires et notre économie.

À l’heure actuelle, et au regard des risques encourus par nos entreprises et les emplois qui en découlent, il est urgent de modifier la réglementation en la matière. J’en appelle à nos gouvernants !

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