Le maire PCF de Dieppe impose des logements sociaux, contre l’avis des riverains
Le quartier de Janval, à Dieppe, est en émoi. En cause, un projet immobilier de 134 logements sociaux, cinq immeubles culminant à une hauteur de 16 mètres, bâtis sur un terrain d’environ deux hectares situé rue Fromager. Un projet qui bouleverserait la vie de ce quartier aujourd’hui très paisible et ferait surtout disparaître une friche agricole sur laquelle reste un corps de ferme du XVIIIe siècle.
Un programme subventionné par le gouvernement Attal
L’affaire a réellement commencé le 19 septembre 2024, lorsque ont été dévoilées, lors d'une réunion, les grandes lignes d’une opération voulue par la municipalité et confiée à deux opérateurs, qui ont déboursé au total 1,44 million pour acquérir le terrain. Logeo a dépensé 340.000 euros pour un lot de 32 logements, et Logéal 1,1 million d’euros pour un lot de 102 logements. Ce projet présenté par la communauté de communes de Dieppe-Maritime a fait partie des 22 retenus en France dans le cadre d’un programme d’aide, décidé en son temps par le gouvernement Attal, pour des territoires « engagés pour le logement ». À Dieppe, ces logements devront permettre d’accueillir une partie des personnels embauchés pour la construction de la prochaine centrale nucléaire EPR2 de Penly (10.000 emplois prévus).
À la clef, donc, des subventions accordées pour les constructions prévues. Une aubaine dont le maire communiste (PCF) de la ville, Nicolas Langlois, n’a pas manqué de profiter. A-t-il négligé de consulter suffisamment les riverains, comme l’a expliqué l’un d’entre eux, sur le site d’Urgences patrimoine ? Visiblement pressé d’en finir, le maire a signé les permis de construire le 27 janvier 2025. De leur côté, les deux bailleurs sociaux, nouveaux propriétaires, se sont empressés d’effectuer des premiers travaux dès l’arrivée du printemps. « Un premier défrichement a été effectué en avril avec un déboisement et la destruction d’un bâtiment », a expliqué, au Parisien, une voisine pour qui « ils vont construire des cubes comme partout en France. Nous avons appris cela lors de la réunion du 19 septembre. Tout le monde est resté médusé, car il n’y a eu aucune information préalable. » Pour elle comme pour tous ses voisins, pas de doute, « c’est fait de façon désordonnée, sans concertation. Nous avons demandé le dossier complet et nous l’attendons encore malgré une promesse de l’architecte. Il y a du mépris, là-dedans. » Les habitants se sont, depuis, rassemblés au sein d’un Collectif de la rue Fromager, et, après l’échec d’un recours gracieux, ils ont lancé une pétition locale (plus de 800 soutiens, à ce jour) ainsi qu’un recours en contentieux.
Une vie de quartier bouleversée
Les arguments des riverains portent bien évidemment sur la destruction prévue de l’ancienne ferme, un patrimoine auquel ils sont attachés, mais dont le maire, dans une logique utilitariste cohérente avec le matérialisme dialectique communiste, n’a à l’évidence que faire, d’autant plus que le bâtiment n’est pas classé aux Monuments historiques. Mais le collectif avance d’autres arguments, comme le risque d'inondations du fait de la bétonisation excessive sur une terrain en pente. Et pourquoi une telle concentration de logements sur seulement deux hectares, alors que non loin de là, au Val d’Arquet, un autre projet du bailleur 3F Normandie prévoit, lui, la construction de 630 logements sur 20 hectares et, donc, d’une densité trois fois moindre ? « Alors qu’il y a 880 logements vacants, la municipalité dit qu’il manque 2.000 logements à Dieppe », rappelle Christophe Thiebaut, un habitant du quartier, qui estime que « si elle appliquait au Val d’Arquet la même densité qu’à Janval, ce serait réglé ».
Estimant que les positions des riverains sont des « leçons de morale insupportables », Nicolas Langlois trouve, au contraire, que « le problème, c’est qu’ils méprisent les gens qui habitent dans les logements sociaux. C’est inacceptable ! »
Moqueries, « leçons de morale insupportables »… À Dieppe, des riverains et la mairie s’écharpent pour un projet de logements sociaux https://t.co/Auz440fFd4
— Le Parisien (@le_Parisien) September 8, 2025
On le voit, la polémique révèle des approches bien différentes de la vie locale entre les premiers concernés et leur maire. « 80 % des riverains de la rue Fromager habitent dans des pavillons, et nous voulons continuer à vivre paisiblement », lui rétorque Christophe Thiebaut. « Si c’est pour créer un quartier où la concentration demandera, dans quelques années, d’envoyer des médiateurs pour apaiser les relations, c’est une aberration. C’est un manque de respect, voire un mépris, envers ceux qui vont y vivre. » N’en démordant pas, Nicolas Langlois ne compte pas changer son « habitude d’aménager en veillant à une mixité dans les quartiers » (quelle type de mixité, exactement ?), clamant qu’ici comme ailleurs, cela se fera « en respectant la sérénité ». Une promesse qui n’engage évidemment que ceux qui y croient.
Le maire communiste, que nous avons tenté de joindre, semble avoir décidé de passer en force et contre la volonté d’un quartier tout entier. Il entend bien que, sauf décision contraire du tribunal, les travaux commenceront au cours du premier semestre 2026.
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65 commentaires
Mais a quel moment on peut voter pour le PCF? Les plus grands fous de l’histoire sont nés de ce parti!
Le maire n’est pas arrivé par hasard sur son siège à la mairie. Les dieppois ont voté pour un communiste, ils s’attendaient à quoi ?
– Exonération de la taxe foncière pendant 15 ans pour les bailleurs sociaux, les propriétaires de Dieppe doivent payer la leur ?
– bloquer tous les engins de travaux sur les routes
– changer de Maire en 2026
Oui, entièrement d’accord avec ces propositions.
Aux riverains de décider à quoi doit ressembler leur environnement.
La 3eme solution est la bonne :pour se débarasser de cette mairie clienteliste qui puise ses voix dans ces « quartiers populaires »;un taux d’impots locaux faramineux à Dieppe ,pour des résultats médiocres ! Les Dieppois ont déjà viré le député en 2024 ;il faut continuer;
La gauche adore les migrants qu’il faut bien loger , et elle déteste les propriétaires , petits et grands , la présence d’un logement social dévalue fortement les logements voisins . Il faut toujours demander aux adeptes des logements sociaux ou ils habitent .
Là où aucune construction « sociale » n’est possible ! le « vivre ensemble » est pour les autres !
Pour mémoire, la droite, un temps au pouvoir dans cette ville, avait le même « raisonnement! » !
Je suppose que sur la majorité de ceux qui contestent cette décision il y a des riverains qui n’ont pas voté pour ce maire communiste, mais d’autres oui et à ceux-là il faut que les autres leur disent un grand merci pour la pagaille dûe à la mixité – diversité heureuse qui va arriver prochainement. Miam,que ça va être bon tout ça,et oui, quand on plante des orties on ne récolte pas des fraises.
Une tactique pour développer le trafic de drogue . On le vit à Meroux-Moval
Ce maire coco a été élu par qui?
Par ceux-là même qui couinent aujourd’hui !
Je suis d’ailleurs stupéfait qu’en France on puisse encore élire des olibrius se revendiquant du communisme et appartenant à un parti qui n’a changé de logo, la faucille et le marteau aux 100 millions de morts, que 30 ans après l’effondrement de l’URSS.
C’est bientôt, les municipales, non?
Avec les logements sociaux, on tue le tourisme à certains endroits et on tue l’immobilier à d’autre, au final on tue la prospérité. Il ne faut pas se leurrer, une maison, aussi belle soit-elle, à proximité immédiate de logements sociaux, ne se vend pas. Je l’ai découvert il y a peu en m’intérressant à un bien immobilier situé dans un village de bobos du Var, je ne comprenais pas pourquoi cette annonce était là depuis des mois, au final, un street view m’a fourni l’explication, 18 logements sociaux au bout de la petite rue
On tue également la sécurité.
Mais qui a voté pour ce sinistre M
Langlois ? Mais qui a voté pour ce merveilleux M.Macron ? Mais qui se tire une balle dans le pied et vient pleurer que ça fait mal ? Quand on sème des poireaux faut pas espérer récolter des tomates !
Toujours les mêmes, les béats !
A dégager d’urgence au prochaine élection et même avant, il doit y avoir un recours contre ce genre d’individu.
Dieppe va surtout être aux premières loges pour accueillir les émigrés que les Anglais vont gentiment renvoyer chez nous.
Que dire ? Il y a encore des communistes élus. Des français votent pour eux jusqu’à les élire. Le PC mais aussi toute la gauche de LFI à LR et même le RN avec son programme social à gauche toute, veulent faire de la France un pays de pauvres. Et la masse bienpensante y consent en élisant des gauchistes. Surtout qu’il n’est même plus utile de les élire. Les gauchistes occupent toutes les institutions, tous les lieux de pouvoir : Conseil constitutionnel, conseil d’Etat, médias, éducation, justice, système politique, associations… Comment se sortir de cette tyrannie sans l’appui de la majorité des français ? On ne peut pas sauver des gens qui ne veulent pas l’être.
On ne peut pas sauver des gens qui ne veulent pas l’être… c’est bien résumé !
On ne prête qu’aux riches
Ces subventions sont un moyen pour certains élus de se maintenir en place en faisant travailler les copains, l’entre soi!
La prochaine fois les gens se déplaceront pour aller voter afin d’empêcher les représentants de la gauche de diriger quoi que ce soit.
En effet, ils l’ont élu, qu’ils assument le choix de leur vote