Editoriaux - 9 février 2019

Le maintien de l’ordre doit être revu de fond en comble… Parole de vieux flic !

L’article de Me Pichon pose un vrai problème : celui de la responsabilité des fonctionnaires et militaires ayant fait usage de GLI ou de LBD de manière indue. Il est vrai qu’il s’agit de violence avec arme par un détenteur de l’autorité et que les peines encourues sont sévères. Malheureusement, je pense que les auteurs ne seront pas ou jamais clairement identifiés. Rappelons-nous l’affaire Sivens.

Par ailleurs, comment identifier un fonctionnaire quand on voit ces “meutes” de policiers en civil ou en tenue, masqués pour la plupart. À ce sujet, aucun observateur n’a jamais relevé que les policiers de la BAC, la BRI, des CRS et compagnies d’intervention et gendarmes mobiles ont le visage masqué.

Ancien officier de police, je peux vous préciser que l’utilisation de cagoules et autres masques était soumise à une décision prise au plus haut niveau qui désignait les unités autorisées. En maintien de l’ordre comme sur la voie publique, la règle est celle du visage découvert, le policier ou le militaire agit à visage découvert, il n’est pas a priori menacé s’il est reconnu. Qui oserait rappeler cette règle, sinon un vieux flic ? Quand je vois ces “flics” agir ainsi, je me remémore les images des troupes spéciales envoyées pour annexer la Crimée, où l’on voyait ces hommes en vert cagoulés sans insignes.

M.Macron, qui dénonce tant les “fake news” de RT France aurait-il pris exemple sur le modèle de son ennemi Poutine ?

Je pense que le maintien de l’ordre doit être revu de fond en comble, son éthique avant tout. Les moyens utilisables devront y être conformes. Il n’est plus question de blesser à vie des manifestants qui ne sont parfois que des citoyens égarés et non des criminels.