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Editoriaux - Environnement - Société - 30 juillet 2019

Le jour du dépassement est arrivé…

Le 29 juillet, l’humanité aurait consommé toutes les ressources que la Terre produit en un an.

L’Homme est un être vivant et, en tant que tel, il n’échappe pas aux lois universelles de la biologie. Comme tout être vivant, il consomme des ressources et émet des déchets. C’est ainsi que fonctionne la régulation des populations. Nous avons tous appris un jour, à l’école primaire, que si une bactérie pouvait disposer de nourriture en suffisance, elle se multiplierait en 48 heures pour atteindre plus de deux mille fois la masse de la Terre. Les lois de la nature sont ainsi faites qu’une population ne peut se développer indéfiniment. Toute population, à un certain stade de développement, souffre d’un manque de nourriture et de ses propres rejets.

Où en est-on aujourd’hui ?

Homo sapiens a colonisé la planète. Trois facteurs majeurs permettent d’expliquer cette situation :

D’abord, Homo sapiens a changé la donne en faisant évoluer les paramètres de son environnement. Il chauffe quand il fait froid, il refroidit quand il fait chaud. Cette capacité à adapter son environnement à son preferendum est absolument unique.

Ensuite, il est opportuniste dans son alimentation : il mange tout ce qui vit, animal comme végétal, à l’exception d’une poignée d’espèces toxiques. Cela lui permet de vivre dans n’importe quel biotope. L’exemple des Bochimans et des Eskimos en est la meilleure démonstration.

Enfin, c’est un prédateur remarquable. Il liquide tous ses ennemis, du plus grand au plus petit. En effet, dès qu’une population humaine est arrivée sur un territoire vierge, les grands prédateurs en ont disparu peu après. Et pour les petits ennemis, une armada de médicaments est là pour éliminer bactéries et virus.

On est en droit (ou, plutôt, on a le devoir) de se demander comment tout cela va finir.
En effet, il arrivera un jour où la consommation des ressources de la Terre et le rejet de déchets inversera la courbe et qu’on arrivera à une décroissance subie. Je n’ose imaginer l’enfer que vivront nos descendants si on en arrive là. Si vous ne l’avez déjà fait, lisez l’excellent Malevil, de Robert Merle, qui montre comment le vernis de civilisation est très fin quand l’homme doit se battre pour sa survie.

À la réflexion, seuls trois scénarios peuvent nous éviter d’en arriver là.

Le premier serait subi. Qu’un nouveau petit ennemi surgisse, peut-être en s’échappant d’un laboratoire d’armes biologiques ou, tout simplement, par une mutation naturelle. N’oublions pas que la grande peste a tué 41 % de la population en France. Ou bien qu’un Kim Jong-un déclenche un feu nucléaire. C’est tout simplement une catastrophe aboutissant à une réduction drastique du nombre d’habitants sur cette planète.

Le second est un rêve : que nous soyons capables volontairement de maîtriser notre démographie. Quand tous les partis politiques ne parlent que de croissance et que les religions nous enseignent à « multiplier et à remplir la Terre », on n’est pas franchement bien partis.

Le troisième est un espoir : si le milieu dans lequel vit la population devient trop exigu, il reste une solution : rechercher d’autres milieux. Si l’on croit vraiment en l’Homme, c’est la seule solution intéressante. Pour moi, l’aventure humaine est absolument extraordinaire et la priorité des priorités serait de la pérenniser. Là encore, je crois qu’on ne doit pas pécher par excès d’optimisme, puisque le budget mondial de toutes les agences spatiales est dix fois INFÉRIEUR à celui de l’industrie cosmétique…

C’est très révélateur des priorités.

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