Le Figaro vient de jeter un pavé dans la mare : selon le cabinet Bien Commun Advisory, si toutes les mesures pour la transition écologique votées par la Convention pour le climat étaient appliquées, notre pays connaîtrait une récession de 1,1 % à 2,7 % du PIB pendant trois ans ! On croyait, jusqu’alors, que la transition verte servirait de locomotive pour la croissance, sortirait notre pays de l’ornière économique et créerait de nombreux emplois. Cette illusion était le credo de M. Mélenchon, en 2017, et sera le socle du programme du candidat de EELV. , selon Bien Commun Advisory, cette transition écologique détruirait entre 300.000 et 460.000 emplois, une catastrophe alors que le chômage explose suite à la crise sanitaire.

Ce dérapage s’expliquerait par la hausse prévue de 14 % de l’énergie (gaz, électricité, carburant). Celle-ci servirait à financer la rénovation énergique des bâtiments, dont les bénéfices en matière de consommation ne sont pas immédiats et sont parfois inexistants quand les travaux sont mal faits. En outre, la fin de l’aide à l’innovation non reliée à la transition écologique et la réduction du crédit impôt recherche de 1 à 2 milliards provoqueraient une baisse des investissements des entreprises de 20 à 40 milliards, selon les scénarios les plus pessimistes. S’y rajoutent ensuite un certain nombre de mesures restrictives pour l’activité. L’effet récessif ne sera pas compensé par les dispositions positives (augmentation de l’activité dans le bâtiment pour la rénovation énergétique, développement de l’agriculture bio).

Les dépenses publiques n’augmenteraient que de 0,5 %, mais le choc récessif aurait des effets délétères sur les recettes et, donc, sur la dette. Néanmoins, selon les auteurs de l’étude, la France tirerait bénéfice sur le long terme de cette transition écologique et acquerrait de nouvelles et indispensables compétences industrielles. Il serait, en effet, dangereux de rester à la traîne et de laisser les autres pays prendre une avance irréversible dans ce domaine.

Cependant, le gouvernement devrait réfléchir et ne pas appliquer aveuglément 97 % des mesures proposées par la Convention écologique comme il a l’intention de le faire. Il faut étudier soigneusement les conséquences de chacune d’entre elles. En particulier, il faut cesser de mener la guerre au nucléaire et, au contraire, développer cette énergie.

Cette Convention écologique est une illusion démocratique sans légitimité : ses membres ont été tirés au sort parmi 150.000 volontaires. Que M. Cohn-Bendit ait fait partie des heureux élus interpelle. M. Macron avait 1.000 fois plus de chances d’être tué par une météorite ! En fait, ces citoyens totalement novices ont été les otages des experts qui les encadraient. Les mesures votées sont celles voulues par ces technocrates qui ont une vision déformée de la réalité et sont prêts à sacrifier notre pays pour un résultat quasiment nul. M. Gervais a ainsi montré que si on diminuait de 20 % la production de CO2 de la France, la température mondiale baisserait de 0,001 °C ! Les vrais responsables du désastre écologique sont la Chine et l’Inde, et aider ces pays à se passer du charbon serait 100 fois plus efficace que tout ce qu’on fera en France.

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