Un paragraphe d’une « fiche » publiée sur le site du ministère de l’Éducation nationale semble valider cette idée : « Des enfants peuvent tenir des propos manifestement inacceptables. La référence à l’autorité de l’État pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école. » On croirait une consigne du ministère de la Vérité d’Orwell.

On tente de transformer les enseignants en censeur, voire en dénonciateur, ce qu’ils ne vont sans doute pas apprécier, y compris les vieux communistes qui traînent encore à l’Éducation nationale, qui pourraient être touchés par le souvenir émouvant de cette énième victime du communisme et qui ont pu valider ces méthodes dans des temps anciens et dans d’autres pays.

Ce genre de tentative s’inscrit dans la droite ligne de la loi Avia, liberticide et imbécile. En effet, d’une part, on sait très bien que, quels que soient les dispositifs de censure mis en place, on trouve toujours le moyen de les contourner. D’autre part, cela pose le problème de l’arbitraire d’un gouvernement à la dérive qui tente de sauver les meubles de son adhésion au dogmes ultralibéraux et mondialistes en vogue actuellement.

Apparemment, les propos mensongers sont acceptables si l’on s’en tient à l’essentiel de la communication gouvernementale depuis plus de deux mois. Les « fake news » également, puisque avec son dispositif Internet joliment baptisé « Désinfox Coronavirus », prématurément défunt, notre bien-aimé Guide suprême souhaitait nous diriger vers les « bons » sites qui dénoncent les « mauvaises » informations.

Il s’agit donc de rassurer les enfants et les parents sur la qualité de la gestion opérée par notre gouvernement pendant cette période de crise. Et là, y a du boulot !

Plus sérieusement, je m’inquiète de cette nouvelle démarche qui me paraît relever d’une nouvelle tentative de contrôle des opinions de la population par, cette fois, une utilisation des enfants digne des heures les plus sombres de notre Histoire. Et hop, un point Godwin !

Et pour finir, cette petite citation de Bertolt Brecht :

« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie mais son évolution par temps de crise. »

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