La Dordogne, demain terre d’Allah ?

image SOS Calvaires tagué

« Aujourd'hui terre des gwers [non musulman à la peau blanche, NDLR], demain terre d'Allah » : les dégradations de calvaires et mobiliers urbains avec des tags à connotation musulmane se multiplient, ces derniers jours, dans de petites communes de Dordogne qu'on imaginait paisibles. Du vandalisme à ajouter à la longue liste de ces « faits antichrétiens » rarement comptabilisés en France. À Saint-Pantaly-d’Excideuil et, quelques kilomètres plus loin, sur la commune de Cherveix-Cubas, le même scénario se répète, les 19 et 20 février : quatre calvaires, un Abribus™ et un panneau de signalisation ont été ainsi dégradés.

Des dégradations en série après une alerte de SOS Calvaires

Un curieux déroulé des faits, comme en témoigne Alexandre Caillé, directeur général de l'association SOS Calvaires auprès de BV : « Notre association a reçu le 15 février via les réseaux sociaux une photo d'un calvaire situé à Saint-Pantaly-d'Excideuil marqué "islam" avec un croissant. Des dégradations qui datent du 24 décembre, veille de Noël. Nous n'avions pas été informés avant cette date par le propriétaire des lieux qui n'a pas su quoi faire. Nous avons souhaité alerter en relayant cette publication sur les réseaux sociaux et c'est suite à ce communiqué que les dégradations se sont multipliées (4 croix taguées ces derniers jours) dans un rayon de quelques kilomètres. »

Si les maires des communes concernées ont porté plainte et qu'une enquête est ouverte par la gendarmerie, à ce jour, on ignore tout de l'identité du ou des vandales. Alexandre Caillé avance plusieurs hypothèses : « Il peut s'agir d'un illuminé (une thèse qu'on entend mais qui lasse) ou d'un jeune qui s'est trouvé un idéal sur Internet, un djihad à faire en Dordogne ou une espèce de païen qui utilise les symboles et le champ lexical musulman pour "faire monter la mayonnaise" et dresser les gens les uns contre les autres, mais ce ne sont que des suppositions de ma part. »

SOS Calvaires, une association en pleine ascension

Forte de ses 80 antennes départementales de bénévoles réparties sur l'ensemble du territoire français, de ses ouvriers charpentiers, menuisiers et ferronniers, SOS Calvaires a le vent en poupe : en 2023, année record, l'association a restauré plus d'un calvaire par jour (soit environ 450 croix restaurées sur l'année) et en a référencé 30.000 (sur les 150.000 comptabilisés par l'IGN). Un travail qui assure protection juridique et permet d'établir une feuille de route des calvaires à restaurer en priorité. « Les gens se réveillent un peu, se réjouit Alexandre Caillé, nous récoltons les demandes de plus en plus nombreuses de mairies mais aussi celles de particuliers ou de lanceurs d'alerte qui nous signalent des calvaires, des fontaines miraculeuses, des niches, des statues, des oratoires ou des montjoies en mauvais état (nous estimons a un million les traces chrétiennes en France) et nous les guidons pour trouver des modes de financement, la marche à suivre pour respecter les règles de l'art. Nous restaurons au niveau local en faisant appel à des corps de métier sur place ou en fabriquant des croix dans notre propre atelier situé au Lion d'Angers. »

SOS Calvaires, restauratrice, lanceuse d'alerte et à présent protectrice ?

Avec ces affaires de vandalisme, l'association qui ne s'y attendait pas devient, dans l'esprit de beaucoup, une référence. « Tout le monde nous demande des infos sur ces histoires de calvaire tagués et la gendarmerie nous a contactés pour s'appuyer sur nos travaux d'inventaires via notre application mobile, afin d'avoir des éléments et organiser une sorte de veille. » Même le ministère de l'Intérieur, qui semble prendre les dégradations de calvaires en Dordogne au sérieux, a demandé à SOS Calvaires des précisions.

De quoi encourager les membres de l'association à persévérer : « Laisser se dégrader le patrimoine religieux, c'est encourager des comportements de dégradation avec des propos islamiques ou pas. Le fait de le restaurer, c'est lui redonner ses lettres de noblesse mais aussi faire comprendre aux gens la valeur symbolique de notre patrimoine qui doit être rutilant. »

Sabine de Villeroché
Sabine de Villeroché
Journaliste à BV, ancienne avocate au barreau de Paris

Vos commentaires

47 commentaires

  1. Il faut combattre l´islam comme on combat les sectes apocalyptiques mais tout le monde a la trouille surtout les politicards qui ne cessent de répéter  » nous ne céderont rien  » mais ils ont déjá tout laché . Pareil les profs, les journalistes, tout le monde est terrorisé de dire un mot de travers contre l´islam et de se retrouver viré de son job, excommunié socialement par la bien pensance, ou bien de se faire tabasser, ou encore retrover sa voiture pneus crevés . Et pour certains se faire égorger par les barbares .

  2. Oui, mais en même temps, comme dirait l’autre, ce sont des cataplasmes sur des jambes de bois quand les maires acceptent sans trop broncher d’installer des CADA sur leur commune parce que ça rapporte des subventions.
    Et ne parlons pas de la complicité de certains habitants qui n’ont sans doute rien de mieux à faire

  3. Ce qu’il nous manque, c’est la LUCIDITÉ, face à l’islam. Nous les considérons lorsqu’ils font des actes terroristes (à nos yeux) comme des personnes ayant de graves problèmes psychiatriques, or, si ce ne sont pas des « lumières », ces gens là, ne sont pas fous au sens psychiatrique du terme, ils sont simplement fous de leur dieu et de ce que leur dit de faire le coran, comme à quelque chose près, les chrétiens le faisaient à l’époque de l’inquisition et de l’évangélisation. Donc nous devons les combattre comme des ENNEMIS qui nous ont déclaré la guerre et par contre leur ficher la paix chez eux, ou ils ne veulent pas de notre civilisation et on peut les comprendre.

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