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Editoriaux - Société - 2 mars 2020

Interdire les relations hétérosexuelles ou castrer les jeunes mâles ? That is aujourd’hui the question…

Le coronavirus a, paraît-il, fait 3.000 morts dans le monde. C’est le cinquième d’une petite grippe française en année ordinaire, mais bon, il faut bien trouver des sujets pour alimenter le délicieux frisson des psychoses collectives.

Avis personnel : il y a un virus infiniment plus dangereux que le Covid-19, c’est celui qui ronge les têtes de notre vieil Occident, un mal autrement plus pernicieux. Le grand-guignol de la cérémonie des César, samedi soir, en a montré l’ampleur.

Pressentant ce qui allait advenir, Benjamin Sire s’inquiétait, le matin même, dans Le Figaro. Si les querelles sur les difficiles rapports entre l’art et la morale existent depuis fort longtemps, écrivait-il, elles « s’avancent sur un terrain autrement plus glissant quand elles convoquent la moralité même des créateurs et s’interrogent sur la possible séparation entre ces derniers et leurs œuvres. Or, c’est très exactement ce que nous vivons aujourd’hui, à l’heure de la prédominance d’origine anglo-saxonne d’un “politiquement correct” qui applique à toute œuvre une grille de lecture morale où se bousculent les notions de sexualité, de genre, de revendications identitaires ou encore “d‘appropriation culturelle”. »

Chez nous, c’est le César de Roman Polanski qui continue d’agiter les smokings et les robes longues du cinéma français. Virginie Despentes, passée des salons de massage à l’académie Goncourt, a publié, ce lundi, dans Libération, une tribune en hommage à l’héroïne de la soirée, la comédienne Adèle Haenel. Elle y écrit : « Ton corps, tes yeux, ton dos, ta voix, tes gestes tout disait : oui on est les connasses, on est les humiliées, oui on n’a qu’à fermer nos gueules et manger vos coups. Vous êtes les boss, vous avez le pouvoir et l’arrogance qui va avec, mais on ne restera pas assis (sic) sans rien dire. Vous n’aurez pas notre respect. » Et d’ajouter : « C’est la seule réponse possible à vos politiques. Quand ça ne va pas, quand ça va trop loin ; on se lève, on se casse, et on gueule, et on vous insulte, et même si on est ceux d’en bas, même si on le prend pleine face votre pouvoir de merde, on vous méprise, on vous dégueule. »

 

Il faut toujours regarder de l’autre côté de l’Atlantique. On y voit la préfiguration de ce qui nous attend, l’étape suivante du grand chambardement.

Plus radicales que Virginie Despentes ou Adèle Haenel, qui ont trouvé le réconfort sinon l’apaisement dans leurs amours homosexuelles, Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a réclamé, fin janvier, l’interdiction des relations hétérosexuelles au motif qu’elles seraient basées sur la religion et la violence : « Les relations de couple hétérosexuelles sont vraiment violentes. En plus, la grande majorité sont des relations basées sur la religion. Il est peut-être temps d’avoir une conversation sur leur interdiction et abolition. »

Devant le tollé qu’elle a provoqué, elle s’est justifiée : « Les statistiques sont quand même claires que les femmes sont tuées en grande majorité dans un contexte de relations intimes avec un partenaire masculin. »

À ceux qui voudraient persister dans la voie de l’hétérosexualité dangereuse et perverse, Gabrielle Bouchard propose néanmoins une alternative : « On devrait discuter de la vasectomie obligatoire à 18 ans. »

Interdire les relations hétérosexuelles ou castrer les jeunes mâles, voilà donc l’alternative !

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