Selon le ministère de l’Intérieur, entre les mois de janvier et juillet 2022, 764 personnes majeures ont déposé plainte pour des faits de commis à Paris, soit près de quatre par jour, rapporte Le Parisien.

Recrudescence d’agressions de femmes dans la capitale

Depuis début août, plusieurs ont été révélées, comme celle de cette touriste américaine violée dans des toilettes publiques du IVe arrondissement par un clandestin algérien. Plusieurs agressions ont été commises par des chauffeurs VTC. Ainsi, le 14 août, à Levallois-Perret, une jeune femme raconte qu’elle est à son domicile vers 5 heures du matin avec un véhicule Uber. Elle s’est réveillée, à 9 heures chez elle, alors que son chauffeur était en train de la violer. Une actualité qui coïncide avec la prochaine comparution, devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine, de Samba, un chauffeur mauritanien de 40 ans. Il est accusé d’avoir violé, le 29 février 2020, sa cliente à La Garenne-Colombes.

Matthieu Valet, le porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police, dénonce, dans Le Parisien, « une recrudescence d’agressions de femmes dans des quartiers plutôt animés, commis par des rôdeurs [...] Il ne faut pas hésiter à composer le 17 en cas de danger. »

Libération de la parole des victimes

Interrogé sur ces parisiennes, un magistrat du tribunal estime que la réalité parisienne n’a rien d’exceptionnel. « La nouveauté de l’époque, c’est la libération de la parole des victimes. Il y a dix ans, lorsqu’une fille passait la soirée avec des amis et que certains profitaient de son inconscience pour la violer, elle ne déposait pas plainte. »

Les enquêtes sont difficiles en raison de souvenirs parfois confus lorsque la victime est droguée ou alcoolisée. « Plus les faits sont signalés tôt voire immédiatement, plus nous pouvons disposer de preuves médico-légales. Si ces femmes ont été droguées à leur insu, on peut aussi le savoir si les prélèvements sont effectués dans les heures qui viennent » , explique le magistrat.

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13 septembre 2022

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