Lors de l’examen du projet de loi sanitaire en commission à l’Assemblée, le député LREM de Paris Pacôme Rupin, coordinateur de son groupe à la commission des lois, a pointé les contradictions de l’exécutif et de la majorité et s’est montré virulent sur le sujet.

Le passe sanitaire va fracturer notre pays

Il a d’abord rappelé « les engagements qui avaient été pris de ne pas élargir le passe lorsqu’il avait été mis en place pour les grands événements, au mois de mai ». Il se dit « effaré » de ce revirement et redoute les conséquences des mesures prises par le gouvernement : « Je crois que le passe sanitaire va fracturer notre pays. C’est un changement majeur de société. Des millions de citoyens vont devoir surveiller le statut sanitaire de millions de citoyens… C’est pour moi une atteinte majeure à la liberté d’aller et venir, à la liberté de conscience, au droit de refus de se soumettre à un traitement, à la vie privée et aux données personnelles de santé. »

« Il y a trois mois, on a voté exactement l’inverse »

Plus tard dans la soirée, et en présence d’Olivier Véran, il s’exprimait sur les sanctions qui s’appliqueront aux patrons d’établissements recevant du public qui ne contrôleraient pas leurs clients : « Il y a trois mois, on a voté exactement l’inverse puisque nous sanctionnions les gérants de restaurants ou toute personne qui demandait le passe sanitaire alors que ça n’était pas prévu dans le cadre de la première loi. » De même il y a deux mois, la présidente LREM de la commission des lois Yaël Braun-Pivet estimait « saugrenue » l’idée qu’une personne privée conditionne « l’entrée dans son établissement à la possession d’un tel passe sanitaire ».

21 juillet 2021

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