Guerre au Moyen-Orient : le monde d’après. À chacun sa guerre ?

Quid de l’avenir du Moyen-Orient et du reste du monde ?
Capture d'écran X
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À l’heure où les négociateurs iraniens, conduits par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi, ont quitté Islamabad samedi, après y être arrivés la veille pour s’entretenir avec de hauts responsables pakistanais au sujet des pourparlers de paix avec les États-Unis, et où les négociateurs américains - dont, au premier plan, Steve Witkoff et Jared Kushner - ont été retenus par Trump, le monde retient son souffle. Les négociateurs iraniens ont dernièrement déclaré que « les Américains cherchaient à sauver la face ». Comment s’attendre, alors, que les démarches politiques du Pakistan à l’égard des deux belligérants puissent atteindre un quelconque résultat concret ? Le détroit, « l’arme ultime des Gardiens de la révolution », reste pour l’instant bloqué, même si quelques navires civils peu nombreux réussissent à passer outre les blocus iranien et américain. Alors, dans ces conditions, quid de l’avenir du Moyen-Orient et du reste du monde ?

Moyent-Orient : l’Iran à la manœuvre

Les Iraniens n’ont pas rendu les armes après quatre semaines de bombardements intensifs et une semaine de cessez-le-feu, alors qu’attendre du futur round de négociations ? Malgré les efforts des Pakistanais, et en particulier du maréchal Asim Munir, le « maréchal préféré de Donald Trump », les Iraniens ont été très longs à se laisser persuader de revenir négocier après l’échec du round précédent à Islamabad où s’était rendu le vice-président Vance. Le gouvernement iranien n’a pas été battu par les armes, donc il maintient ses menaces de bombarder ou de miner le détroit d’Ormuz, tant que les Américains et les Israéliens n’auront pas définitivement quitté la région. Par ce chantage, il impose ses propres conditions, notamment de s’approprier le détroit, contrairement à ce que préconise le droit maritime international (notamment la convention de Montego Bay de 1982), et fait payer des droits de passage aux navires qui souhaitent l’emprunter. Pour ce faire, ce qui reste de la Marine iranienne en aurait miné les rives omanaises et oblige donc, de fait, le trafic maritime international à passer par ses propres eaux territoriales.

Israël, ayant été contraint par ses alliés américains à mettre en œuvre un cessez-le-feu de six semaines avec le Hezbollah, occupe une bande de territoire libanais de cinq à dix kilomètres de profondeur et de la Méditerranée à la plaine de la Bekaa. Les négociations entre Israël et le Liban doivent reprendre lundi 27 avril à Washington, mais le Hezbollah refuse d’en accepter par avance le résultat. Il est vrai que son désarmement ou son démantèlement en est l’enjeu principal. Ces négociations de Washington n’aboutiront donc à aucun consensus, tant le gouvernement libanais semble impuissant et surtout réticent à en mettre en œuvre les décisions éventuelles.

Donc, le déséquilibre du Moyen-Orient n’est pas près de trouver une issue favorable aux États-Unis ou aux intérêts commerciaux occidentaux tant que la Chine n’aura pas exercé une pression notable sur ses alliés iraniens qu’elle ravitaille par voie terrestre pour leur éviter une reddition sans condition. Au-delà de la reprise du trafic des tankers correspondant à 10 % de ses besoins, elle cherche aussi à affaiblir les Américains autant que cela sera encore possible.

Une révision de la géopolitique mondiale

Cet engluement de l’armada américaine (trois groupes aéronavals) au Proche-Orient inquiète les principaux alliés des États-Unis quant à leurs capacités et à leur volonté de venir les assister en cas de besoin. Les Américains auraient ainsi épuisé leurs munitions, non seulement dans leurs bombardements intensifs de l’Iran, mais aussi dans la défense antiaérienne de leurs alliés arabes contre les drones et les missiles iraniens. Le remplacement de ces ressources pourrait ainsi prendre six ans. Considérant les 850 missiles Tomahawk qui avaient été utilisés lors des frappes contre l’Iran, le président Zelensky s’inquiète pour le sort de son pays au cas où les Russes en profiteraient pour reprendre l’avantage. D’après lui, en effet, ces Tomahawk utilisés en Iran auraient pu « changer la donne en Ukraine ». L’armée ukrainienne aurait apparemment repéré « 1.945 positions russes qu’elles pourraient traiter avec ce genre de missile ». En outre, le même président Zelensky constate qu'« il y a eu plus de missiles antiaériens Patriot tirés en trois jours au Moyen-Orient, soit 800, qu’en Ukraine depuis 2022 ». Par ailleurs, pragmatique et manœuvrier, le président ukrainien propose-t-il de participer à la défense des pays arabes du Golfe avec ses drones tueurs de drones.

Pour sa part, Pete Hegseth, le secrétaire d’État à la guerre américain, fustige le manque de collaboration des Européens dans une éventuelle action de stabilisation que pourraient mener les alliés occidentaux de l’Amérique dans le détroit d’Ormuz en vue d’y rétablir la liberté de circulation maritime. « Nous ne comptons pas sur l’Europe », a-t-il martelé, vendredi dernier, dans son discours adressé depuis le Pentagone. Il faudra donc en déduire que ce ne seront pas, à l’avenir, les armes américaines qui protégeront l’Europe en cas d’attaque russe sur une république balte et que ce sera aux seuls Européens d’assumer seuls leur défense - au moins dans un premier temps. À chacun sa guerre, pourrait-on en conclure ! La guerre des uns n’étant pas la guerre des autres, il appartiendra donc aux Européens de se protéger seuls contre les Russes et aux Américains de n’utiliser leurs armes qu’à l’aune de leurs intérêts. L’attitude négative des Européens dans la réouverture « de vive force » du détroit d’Ormuz indispose d’autant plus Pete Hegseth que, selon lui, « ce serait aux Européens de défendre leurs intérêts et non aux Américains de le faire ». « Le détroit d’Ormuz est plus leur combat que le nôtre ! », a-t-il aussi précisé, vendredi dernier, dans son discours.

Mais au fait, qu’ont donc fait les Européens, depuis 1974, pour libérer la partie nord de l’île de Chypre occupée illégalement par l’armée turque : des discours, certes, mais pas d’action diplomatique ou militaire ! Cela tombe d’ailleurs bien, car c’est Chypre qui assume, depuis le 1er janvier dernier, la présidence tournante de l’Union européenne, et ce, jusqu’au 30 juin prochain. Il ne sera donc jamais trop tard pour produire autre chose que des discours sans lendemain. Enfin, très dernièrement, l’administration américaine a précisé qu’elle « envisageait de réexaminer sa position sur les îles Malouines » au moment même où l’Argentine du président Javier Milei revendiquait de « mettre les Malouines sous le giron argentin »… Oui, vraiment, à chacun sa guerre ? Margaret Thatcher doit se retourner dans sa tombe.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 28/04/2026 à 9:22.

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Vincent Arbarétier
Ancien officier, docteur en sciences politiques, expert géopolitique et militaire

Vos commentaires

28 commentaires

  1. Ce que je sais. L’Iran est, ou était, car il y a du changement à Téhéran, une théocratie et c’est le genre difficile à abattre, à voir pour la suite.
    Les gardiens de la Révolution ont le pouvoir des mollahs.
    L’Europe n’a pas été prévenue ou consultée par les USA pour attaquer l’Iran.
    L’Otan n’a rien à faire dans l’histoire.
    L’ONU, que cela concerne, on ne l’entend pas.
    La « communauté internationale » est muette mais de toute façon, elle n’a aucune voix, aucune adresse, aucun responsable.
    Il n’y a plus de munitions côté US.
    L’armée et la marine iranienne sont KO, idem pour l’aviation, on en est aux expédients.
    Une trêve sert juste à se refaire pour la suite.
    On ne parle plus guère de l’Ukraine.
    La Chine tire les ficelles.
    Le divorce UE-USA est en bonne voie.
    Si les Russes attaquent, on va faire quoi?
    Suite, on ne fait déjà rien avec la Turquie concernant Chypre…
    Bon, je n’ai pas le temps pour la suite, mais il y a de quoi raconter.

    • Paul ter Gheist. Je vous réponds sur les deux points suivants :
      ——– 1/ – « L’ONU, que cela concerne, on ne l’entend pas »…
      En fait oui, l’ONU a réagi sous la forme d’un VETO opposé le 7 avril 2026 par la Chine et la Russie à un projet de résolution contre l’Iran porté par le Bahreïn au nom des Etats du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Koweit, Oman). Sous la férule des USA, le Bahreïn demandait au Conseil de sécurité de prendre des mesures coercitives pour débloquer le détroit d’Ormuz, en clair de constituer une force multinationale pour obliger les Iraniens à rouvrir ce passage maritime. A sa surprise et son dépit, Trump a essuyé un sévère rejet alors qu’il était persuadé que les Nations Unies allaient mettre en place une coalition internationale sous commandement américain comme lors de la guerre en Corée en 1950.
      ——– 2/ – « Il n’y a plus de munitions côté US »…
      Oui, vous avez raison. Pour ne prendre que l’exemple du célèbre missile sol-air Patriot PAC3, d’un coût unitaire de 3,9 millions dollars, les USA en ont tiré près de 1.245 depuis le 28 février, soit 53,4 % de leur stock d’avant-guerre de 2.330. Le gros problème est que même si le Pentagone commandait 1.000 Patriot PAC3 en mai 2026 à Raytheon, ils ne seraient livrés qu’en NOVEMBRE 2029, le délai de fabrication et de fourniture fu lot complet depuis la passation du marché étant de 3 ANS 6 MOIS ! Pas vraiment de quoi se réjouir.

  2. J’ai vu les vidéos provenant de la Maison Blanche. Lorsqu’une balle avait coupé l’oreille de Trump à quelques centimètres de son cerveau, la tentative d’assassinat était flagrante. Mais là ! Je trouve cette nouvelle histoire très bizarre et je ne suis pas gauchiste. Et à propos de gauchistes, on se souvient de Mitterrand et de son « attentat » de l’Observatoire.destiné à faire remonter sa cote.

    • Heureusement l’attaquant a été capturé vivant et Trump a dit que c’était un cinglé qui a agi en solitaire. En tout cas cela pose beaucoup de questions sur l’efficacité des services de sécurité autour du président des USA alors que le pays est en guerre.

      • Tant que le régime des mollahs restera au pouvoir, le Moyen-Orient sera pour le moins instable.
        II faut absolument éradiquer ce pouvoir terroriste qui est une menace pour Israël et pour les démocraties européennes, dont la France a été la victime de nombreux attentats.
        Dire que cela ne nous concerne pas est irresponsable et tient de la politique de l’autruche.

    • Je pensais depuis hier la même chose : l’affaire de l’Observatoire (peu de temps après que Roger Levy, alias Hanin, soit entré dans la famille Mitterrand)

  3. « aux européens de se protéger des Russes » toujours la même rengaine occidentale qui n’a aucun fondement, pourquoi pas la Chine qui envahirait la pauvre Europe? il est vrai que les chinois sont plus pragmatiques puisque commercialement ils ont déjà envahit l’Europe, il suffit d’écouter des pontes américains, par exemple de la CIA, pour apprendre que selon les informations des services secrets américains la Russie, forte de ses 15 millions de km2, n’a pas envie d’attaquer l’Europe, simplement elle souhaite faire du commerce comme les chinois, le gaz russe en est la preuve, n’est-ce pas les allemands d’avant-et d’après?- février 2022

  4. J’attends le jour où les gauchistes vont dire que l’attentat raté était un coup monté par Trump pour qu’il redore son blason. Ils n’ont pas encore osé mais attendons.

  5. Bien sûr il y a des intérêts à préserver mais on oublie un peu que le but 1er était d’éliminer ce gouvernement de terroristes .
    Ce qui nous concerne tous !! Toute l’Europe devrait se joindre à Trump , agir ensemble , arrêter de vouloir discuter, aucun pacte ne serait respecté par ces menteurs barbares.

    • Dany. « Toute l’Europe devrait se joindre à Trump, agir ensemble ». Pardi ! Commencez par donner l’exemple, prenez votre casque lourd et votre barda, et allez vous battre contre les mollahs pour la cause de Trump et Netanyahou qui vous en seront reconnaissants.

  6. Ce conflit démontré l’inutilité de bombardements s’ils ne sont pas suivis d’une occupation du terrain par des troupes au sol. C’est semble t’il la seule tactique efficace et les américains forts de leur puissance aérienne l’ont un peu oublié. Ce conflit est fait pour durer et les européens vont largement être les perdants.

    • Vert100. Comme vous dites, c’est possible que l’Iran bluffe et qu’il n’ait pas miné le détroit d’Ormuz. Mais votre hypothèse est totalement invérifiable, vu que pour éviter la destruction de leurs trois chasseurs de mines basés au Bahreïn, les Etats-Unis les ont piteusement et dare-dare évacués en cachette du Golfe Persique juste AVANT le déclenchement de leur guerre d’agression du 28 février 2026. Deux bâtiments (USS Santa Barbara LCS32 et USS Tulsa LCS16) sont allés se planquer sous le couvert « d’opération logistique » à Penang, Malaisie, où ils ont été photographiés en mars. Quant au troisième, l’USS Canberra – LCS30 s’est enfui du Moyen-Orient pour aller faire des ronds dans l’eau quelque part dans l’Océan Indien, bien à l’abri des missiles iraniens. Le constat est que ces trois chasseurs de mines américains ne servent à RIEN et qu’ils se sont carapatés en catimini du Moyen-Orient au moment où l’on avait le plus besoin d’eux. Comme dit le proverbe, courageux mais pas téméraire.
      Du coup, comme Trump ne veut pas que l’Iran détruise ses rafiots anti-mines, il exige des Européens (notamment de la France) qu’ils se lancent dans la mêlée et prennent des risques à sa place en dépêchant leurs chasseurs de mines. Macron a eu 100 % raison de l’envoyer paître.

  7. J’espère me tromper car je préfère la paix, mais il est probable que les hostilités vont durement reprendre par d’intenses bombardements ou d’opérations d’autres types des armées américaine et israélienne.
    Trump a concentré de gigantesques forces aéronavales en dépêchant ces derniers jours un troisième porte-avions l’USS CVN77 George H.W Bush et son groupe de 5 destroyers USS du Squadron 26 (le Mason DCG87, le Nitze DCG94, le James Williams DCG95 et le Delbert-Black DCG119 plus un sous-marin d’attaque nucléaire, soit le Hyman-Rickover SSN709, soit le Bergall SSN667). A eux seuls, ces 5 destroyers ont une puissance de feu de 480 missiles de divers types (96 x 5) !
    S’il n’agit pas militairement après déployé cette armada d’une puissance inédite, il se fera sévèrement critiquer par les factions bellicistes américaines qui le poussent à guerroyer et se moquent de lui en le traitant de TACO (Trump Always Chickens Out), ce qui signifie « Trump se dégonfle toujours », bref une poule mouillée… Rien que pour ne pas perdre la figure, il tapera l’Iran.

    • Par mégarde j’ai oublié de mentionner le cinquième destroyer dernièrement déployé au Moyen-Orient par Trump. Il s’agit de l’USS Truxtun DCG103 du groupe aéronaval Carrier Strike Groupe Ten (CSG-10) dont le navire amiral est le porte-avions USS CVN77 George H.W Bush.

    • Non car tout le monde aux USA sait que pour qu’une menace soit crédible il faut qu’elle soit appuyée par des moyens convaincants. Comme le disait Theodore Roosevelt : « Speak softly and carry a big stick, you will go far », ce qui signifie : « Parle doucement et porte un gros bâton, tu iras loin ».

  8. Assez de menace russe ! Elle n’existe que parce que l’UE veut la guerre pour cacher ses désastres économiques.
    l’Ukraine est aussi une menace, elle profite de la manne des milliards d’euros et on risque de l’intégrer à l’UE, achevant la ruine de notre agriculture et de notre élevage.

  9. Puis-je rappeler à l’auteur M. Arbarétier que le détroit d’Ormuz n’est pas bloqué par le seul régime iranien mais concomitamment par deux Etats imposant leur blocus, les Etats-Unis et l’Iran ? Donc s’il y a « chantage » comme écrit dans l’article, il résulte du double verrouillage de ce goulet d’étranglement maritime par ces deux pays ennemis sur le principe du « je te tiens, tu me tiens, on se tient par la barbichette ».

  10. Ce qui m’étonne le plus c’est qu’aucun des pays impactés (quasi tous) par le contrôle iranien du détroit d’Ormuz ne réagisse et ne fasse entendre raison à Téhéran.

    • Gilet gris. Il tombe sous le sens commun qu’avec son injustifiable guerre contre l’Iran, c’est Trump qui a incendié le Moyen-Orient et provoqué ce monumental chaos au détroit d’Ormuz. C’est à cause de lui que les économies des pays du monde entier sont en grande souffrance. Premier responsable de ces désordres, il est donc du devoir de ce président US d’assumer les catastrophiques conséquences de ses erreurs personnelles, et de rétablir la libre navigation dans le golfe Persique…laquelle (je le rappelle) était LIBRE et COMPLETE AVANT cette agression américano-israélienne.
      Les pays occidentaux et autres que vous fustigez ne sont en rien responsables des errements géostratégiques trumpiennes. En inversant les rôles, vous déviez et vous trompez de cible.

    • Effectivement rien concernant les omanis qui avait pourtant servi d’intermédiaire avant les Pakistanais.
      Les côtes omanaises délimite le sud du détroit

  11. Éradiquer les dirigeants ne facilite pas le dialogue avec le gouvernement d’un pays, et encore moins éliminer les négociateurs avant la fin des négociations. Qui va conclure des accords avec des interlocuteurs qui ne respectent jamais leur parole ?

  12. On peut se demander quel est le véritable but de cette guerre. Plusieurs hypothèses sont avancées: détruire le potentiel nucléaire militaire de l’Iran, mettre à bas un régime hostile envers Israël, mettre le pétrole iraniens sous le contrôle des USA, etc, etc…. Ne croyant pas que Trump ne soit qu’un imbécile, il doit bien y avoir une explication stratégique, au bénéfice des USA, à cette action. Trump doit être obnuliné par deux puissances, l’une réelle, l’autre inexistante, qui pourraient rivaliser avec les USA. La première est le Chine qui, en tant que puissance, a plus de pouvoir d’achat que les USA et développe des capacités militaires rapidement, la seconde est l’Europe qui essaie de montrer une unité bien souvent factice. Quels est le point faible de ces deux puissances: leur recours massif à l’importation de pétrole contrairement aux US qui en exporte. Si je voulais affaiblir ces deux puissances, je commencerais par couper les routes du pétrole. Trump a commencé par le faire au Venezuela, puis s’est attaqué à l’Iran. Il ne risque pas grand chose car même si le prix à la pompe aux US a augmenté, cette augmentation profite à des sociétés américaines et il n’y a pas de risques de pénurie. Par contre, cette rupture de la chaîne d’approvisionnement pénalise fortement et l’Europe et la Chine, cette dernière ayant toutefois mieux prévu le choc avec des réserves stratégiques bien plus importantes que les européennes. Et si l’idée de Trump était d’affaiblir durablement ces deux puissances avec pour but le Make America Great Again? Cette stratégie aurait pu commencer avec les histoires de droits de douanes où il a obtenu quelques succès (50% des investissements industriels mondiaux sont maintenant captés par les US) puis maintenant en diminuant de 20% l’approvisionnement mondial d’hydrocarbures destiné au reste du monde.
    Ce monde n’est pas solidaire, mais nous le savions. Nous n’avons rien vu venir. Mais quelles en seront les conséquences? on ne peut pas le dire. Mais il est sûr que ce monde va changer.

  13. J’ai le sentiment que ce conflit n’apportera pas la paix et la stabilité dans la région. Depuis des décennies, chaque conflit porte en lui les germes du conflit suivant, j’ai bien peur que ce soit la même chose ici.

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