Editoriaux - International - Politique - 25 août 2019

G7, ou les 7 nains au boulot

Chez moi, dans ce qu’il était convenu d’appeler du délicieux nom de « lieux d’aisances », j’ai affiché une carte du monde. D’abord, cela permet d’apprendre la géographie mais, ensuite, et surtout, de relativiser les choses et de rester modeste.

Ce qui frappe, d’emblée, c’est le gigantisme de la Russie, avec ses 17 millions de kilomètres carrés (11 % des terres immergées). Si on y ajoute la Chine et ses 9,5 millions de kilomètres carrés, on obtient un ensemble énorme, sans même évoquer les notions de PIB (la Chine, c’est 16 % du PIB mondial) ni de population.

Alors, quand j’observe tout le cirque fait par Macron à cette réunion du G7, je me dis que tout cela est une esbroufe de plus.

Sans la Russie ni la Chine ni, même, le Brésil (cinquième pays du monde en superficie), ce G7, c’est plutôt l’un de ces petits cirques Zavatta qui tournent l’été dans les stations balnéaires comme Barnum au temps de sa splendeur.

Il faut tout de même être un peu sérieux : prétendre régler la question iranienne sans la présence de la Russie ni de la Chine, c’est franchement se moquer du monde, pour rester poli.

Il en va, naturellement, de même pour les sujets du climat, les questions économiques et tout le reste.

Et, d’ailleurs, il y a quelque chose de profondément « malsain » dans ces réunions où « ça surjoue » à tour de bras.

Angela me fait plutôt pitié : elle sait que sa fin politique est proche. Elle semble traîner toute la misère du monde et de son pauvre pays englué dans ses problèmes de migrants.

Le pétulant Trudeau, grand ami d’Emmanuel, a perdu de sa superbe et commence, lui aussi, à avoir de sérieux problèmes internes.

Donald, fidèle à lui-même, n’en a « strictement rien à cirer » et n’est là que pour montrer que l’Amérique, c’est l’Amérique.

Abe, le nippon, doit se demander si, enfin, Macron va oser évoquer le cas de Carlos Ghosn en public. Verra-t-on Abe céder ?

Quant à Boris, il est clair qu’il n’hésitera pas à « mettre les pieds dans le plat », tout comme il a mis le pied sur le guéridon à l’Élysée et qu’il ne cherche que des accords de libre-échange, en particulier avec son ami Donald.

Tout cela, cela sent « la fin de race » et il n’est que notre brillant Monsieur Loyal de président pour faire croire que le spectacle va commencer alors que c’est plutôt le clap de fin.

Et pendant que les sept nains font semblant de bosser à grand renfort de caméras et de trompettes, il y a fort à parier que Xi et Poutine s’occupent, eux, de choses sérieuses.

Comme l’Organisation de coopération de Shanghai, vous savez, cette « petite » organisation qui regroupe la Chine, la Russie, l’Inde, le Pakistan… En tout, 3,25 milliards d’habitants et… 5,6 millions de soldats.

De quoi soutenir l’Iran, même contre les sept nains.

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