L’extrême gauche n’a pas, tous les jours, la mémoire d’un Gavroche ou d’un Malik Oussekine à se mettre sous la dent. Alors, elle devra se contenter, ces jours-ci, de , en garde à vue à l’hôtel de police du VIIe arrondissement de Paris pour « outrage, rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publiqu ».

Commissariat devant lequel la fine fleur de La France insoumise (Obono, Coquerel) fait désormais le pied de grue, confortée par le jurasic twittonaute Mélenchon et le lancement pavlovien du hashtag #LiberezFarida.

Lors de la manifestation des soignants de mardi, cette infirmière en blouse blanche de 52 ans a été interpellée d’une manière d’autant plus professionnelle que, de toute évidence, la police se savait filmée. Mais Farida aussi…

Ce qui explique, probablement, ses cris répétés et clairement inspirés du « I can’t breathe » de feu George Floyd : « J’ai de l’asthme, je veux ma Ventoline ! » Injecter une dose d’angoisse et d’indignation dans le web-thriller à destination des réseaux sociaux, ça ne peut pas nuire à la cause.

L’ennui, pour celle que le camp du bien nous présente comme l’innocente persécutée, c’est qu’une séquence filmée préalablement la montre très experte en lancer de projectiles contre les forces de l’ordre : ramassage du pavé, petite course d’élan, bel enroulé du bras garantissant l’utilisation optimale des muscles de l’épaule avant le lâcher… on n’a pas affaire à une débutante !

On voudrait, d’ailleurs, connaître l’adresse de son pneumologue, parce qu’une asthmatique Ventoline-dépendante en aussi bonne capacité respiratoire au milieu des gaz lacrymogènes n’a que deux explications possibles : le prix Nobel de médecine ou le retour de Lourdes…

Dans la catégorie « meilleur espoir féminin », les César du cinéma 2021 tiennent avec Farida une sérieuse candidate.

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