Exécution des OQTF : Benoît Hamon et Marlène Schiappa ont un incroyable talent

schiappa

On le sait, le taux d'exécution des désormais célèbres obligations de quitter le territoire français est dangereusement proche de zéro. Le chiffre atteint 5,7 % au premier semestre 2021. Combien de délits ou de crimes sont-ils commis, chaque mois ou chaque jour, par des migrants sous OQTF ? Le site Fdesouche n'en recense qu'une petite partie. C'est un site d'extrême droite, me direz-vous, qui fait son miel de la haine immonde sortie du ventre des bottes, et cætera. Peut-être, mais il indique ses sources et on est obligé de se dire que le réel est peut-être un petit peu réactionnaire - désolé pour la gauche.

La gauche, justement, parlons-en, ou plutôt écoutons-la parler. Quoi de mieux, pour cela, que son salon de prédilection, la matinale de France Inter, dont les micros payés par les impôts des ploucs ont la gentillesse (la bienveillance, disent-ils) de diffuser la bonne parole quasiment 24 heures sur 24. Ce 30 novembre, Marlène Schiappa et Benoît Hamon étaient les invités de ce grand rendez-vous. Benoît Hamon, vous vous souvenez ? C'était le dirigeant du Parti socialiste, amateur de kebabs et de vivre ensemble, qui prit une mémorable raclée à la présidentielle de 2017. Le voici reconverti dans l'humanitaire, c'est-à-dire pas très loin de l'arbre dans lequel il est resté confortablement blotti jusqu'à l'échec final. Face à lui, ou plutôt à côté, on retrouve Marlène Schiappa, ministre, auteur (ou autrice, comme on dit aujourd'hui), chauffeuse de salle pour les jeunes avec Macron et, désormais, boîte à idées en matière d'immigration.

La parole est à Benoît Hamon. Il prend l'exemple de l'Allemagne pour commencer. Une figure classique, « Regardons ce qui se passe en Allemagne », sous-entendu « où c'est toujours mieux ». En Allemagne, 53 % des obligations de quitter le territoire sont exécutées. Royal : la moitié des décisions de justice sont appliquées (on en vient à trouver ça super). Mais alors, ô Benoît, quel est le secret de l'efficacité germanique ? Eh bien, on ne donne ces obligations qu'à 40 % des clandestins. Bon, ça fait donc un taux de 21,2 % si on regarde bien les chiffres. Mais pour Benoît Hamon, la vérité est ailleurs : les « migrants » (qu'on appelait hier « sans-papiers », avant-hier « clandestins », qu'on appellera demain « réfugiés » et, après-demain, « hôtes »), les migrants, donc, que l'on n'oblige pas à partir sont... embauchés. On leur trouve du travail. C'est génial. « Si j'étais députée de droite, commence Léa Salamé, avec un sens aigu du rôle de composition, je vous dirais que c'est un immense appel d'air. » Il s'en fout, Benoît. Il a d'autres chiffres : chez les Anglo-Saxons, les migrants créent des entreprises. Ils font vivre des dizaines de milliers de personnes. Même manège que pour le mot « migrants » : jadis « amateurs de Victor Hugo » (Yann Moix), avant-hier médecins ou ingénieurs, hier pourvoyeurs de « métiers en tension », ce sont aujourd'hui de petits Steve Jobs ou Elon Musk qui débarquent sur nos côtes par Zodiac™ entiers. Et on se plaint !

Au tour de Marlène Schiappa. Difficile de mettre la barre plus haut, mais Marlène a de la ressource. Préambule : on n'expulse par quelqu'un vers l'Afghanistan, la Syrie ou l'Ukraine. Vrai : les Ukrainiens (qui sont surtout des Ukrainiennes, parce que chez eux, les hommes se battent) rentrent de leur propre chef : ils préfèrent la guerre à l'hospitalité française, ses foyers bondés, ses viols et ses surmulots. Elle ne dit rien, au passage, des Congolais, Guinéens, Égyptiens et Somaliens débarqués de l'Ocean Viking. Passons. Ensuite, elle veut sanctionner le travail au noir. Bon. On se doute que ce n'est qu'un préalable à quelque chose de plus audacieux. De fait, elle amorce immédiatement, avec une souplesse qui dénote l'habitude, un virage à gauche. « C'est là qu'on peut se rejoindre [avec Benoît Hamon, la gauche et plus généralement tous ceux qui sont dans le bon camp] : le travail est un vecteur de dignité. » Certes. C'est d'ailleurs ce que disent les chauffeurs Uber, les livreurs Deliveroo, les agents de sécurité et les femmes de ménage. Le ministre se fait gloire, à ce propos, d'avoir naturalisé près de 20.000 personnes qui avaient « porté le pays à bout de bras » pendant le Covid.

En résumé, si on ne prononce des OQTF que pour la moitié des migrants, les statistiques vont remonter et les autres se verront offrir un travail ou créeront des entreprises. Par ailleurs, si on offre un emploi à ces clandestins, ils vont probablement être, non seulement régularisés, mais encore naturalisés. En deux mots : open bar. Venez nombreux, vous resterez ici, la Justice ne vous sanctionnera plus, on vous offrira un boulot et, au bout du compte, ce sont des papiers français qui vous attendent. Qui dira que la gauche manque d'idées ?

Un dernier mot : on parle beaucoup de statistiques au sujet des OQTF, de pourcentages, mais jamais de valeur absolue. Or, il y a de sérieuses raisons de croire que celles-ci ne cessent d'augmenter. 5,6 % de 10.000, ce n'est pas 5,6 % de 100.000. Même raisonnement pour la valeur absolue des 94,4 % qui restent. Il va en falloir, des start-up !

Arnaud Florac
Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

14 commentaires

  1. Et ça n’ effleure pas leur petit cerveau que l’Afrique qui aurait tant besoin des siens se vide et meurt. Les idiots utiles de la submersions font le buzz.

  2. Admettons que ces migrants soient des émigrés économiques mais que savent-ils faire en compétences ? Il s’agit de pourvoir des métiers en tension, c’est-à-dire boudés par les Français de souche, et bien entendu les salaires seront revus à la baisse, une aubaine pour le patronat le plus dur. On voit beaucoup de migrant qui traînent dans l’oisiveté, nourris et blanchis sans trouver dignement du travail dont la plupart virent dans la délinquance. Il y a quand même des gens compétents, bardés de diplômes qui arrivent en France, en Europe pour fuir les menaces dans leur pays natal ou simplement aller voir ailleurs meilleures propositions de carrière. Ce qu’il faut se demander pourquoi des migrant s’installent durablement dans la délinquance et porter solution.

  3. Il y avait autrefois quand la TV était encore en noir et blanc, une émission dont je ne me rappelle le titre, mais c’était au théâtre ce soir. Divertissante, drôle. Eh bien ces gens là auraient eu du succès à cette époque, malheureusement ils sont nais trop tard.

  4. Prononcer des OQTF est une chose, les faire respecter en est une autre et c’est bien là que le bât blessé. Tout le reste n’est qu’enfumage

  5. Benoît Hamon ?
    C’est qui pour avoir un avis ?
    C’est tout ce que Darmanin a trouvé comme aide pour justifier ses mensonges ?
    Avouez qu’on peut trouver nettement mieux que Harmon comme caution !
    Quand à Schiappa, j’ai renoncé depuis longtemps à tirer sur les ambulances, mais je n’en pense pas moins !

  6. Dans peu de temps nous serons 80 millions en France, il y aura 35 ou 40 millions de pauvres, un pays comme ça porte un nom, le tiers monde.

  7. Nous avons suffisamment de chômeurs et comme ils prennent modèle sur l’Allemagne qu’ils fassent pareils : 2 offres d’emplois refusés mettent fin aux allocations chômage .Et si on nous donnait également d’autres chiffres : combien ce ces migrants trouvent un emploi, combien sont bardés de diplôme , combien peuvent présenter un CV prouvant leurs compétences , et surtout combien sont prêts à tout simplement travailler alors qu’on leur donne tout à rien faire .

  8. Outrée de constater que ce gouvernement propose de pourvoir des postes en « tension  » comme dans l’hôtellerie !
    Travailler dans ce secteur d’activité nécessite en France une formation professionnelle, et les écoles hôtelières sont là pour ça.
    Il m’est difficile d’imaginer un migrant, tout juste arrivé d’un pays où les règles d’hygiène sont ignorées et absentes remplacer au pied levé un serveur ou un cuisinier.
    Ça s’appelle du  » n’importe quoi » et j’espère que les Français ne laisseront pas passer!

  9. Ces coucous politicards sont nocifs au possible … depuis trop longtemps ! … Il est grand temps que ce genre de girouettes et autres éoliennes soient « déconnectées » avant qu’il ne soit trop tard … L’idéologie mortifère qu’ils déversent avec leurs rhétoriques devraient faire « prendre conscience » de ce venin qui est inoculé par ces mondialistes et européistes … Stop ou encore ? ! …

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