[EXCLU BV] Prince Davoud Pahlavi : « Il faut renverser la République islamique d’Iran »

L'arrière petit fils du chah d'Iran appelle de ses vœux un Iran post-islamique, laïc et ouvert sur le monde.
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Une semaine après qu'Israël a lancé sur l'Iran une attaque aérienne sans précédent, un membre éminent de la maison impériale d'Iran, le prince Davoud Pahlavi, a bien voulu donner un long entretien en exclusivité pour BV. Il nous donne son analyse de la situation, tant en Iran que parmi la diaspora iranienne dans le monde, et nous fait partager ses espoirs pour cette nation multimillénaire qu'est l'Iran.

Le prince Davoud Pahlavi, petit-fils du prince Ali Reza Pahlavi (1922-1954), frère cadet du dernier chah, Mohammad Reza Pahlavi (1919-1980), s’inscrit dans la lignée directe de Reza Chah le Grand (1878-1944), fondateur de l’Iran moderne, son arrière-grand-père. Troisième héritier présomptif du trône impérial, il ne se revendique pas uniquement comme monarchiste, mais avant tout comme un patriote démocrate, engagé pour un Iran post-islamique, laïc et ouvert sur le monde.

 

Georges Michel. Monseigneur, votre cousin, le prince Reza Pahlavi, vient d’appeler les Iraniens au soulèvement national. Quel écho cet appel peut-il avoir dans un pays qui vit sous la chape de plomb d’une dictature islamiste depuis 45 ans ?

Prince Davoud Pahlavi. Ce fut un instant d’une intensité rare, un de ces moments où le cœur s’embrase et l’âme s’élève, portée par une fierté profonde et une admiration sans limite. Ce discours, magistral, digne d’un véritable chef d’État, résonnait comme un hymne vibrant à la patrie, empreint de l’amour passionné d’un patriote pour son peuple et sa terre. Chaque mot, soigneusement choisi, semblait jaillir d’une source intarissable de conviction et d’espoir, tissant un lien indissoluble entre l’orateur et ceux à qui il s’adressait.

En exprimant un soutien indéfectible à son peuple, il a su insuffler une lueur d’espérance dans des cœurs meurtris par l’épreuve. Bien plus qu’un simple message, ce fut un appel solennel, un cri du cœur exhortant à la désobéissance civile, à briser les chaînes de l’oppression par la force de l’unité et de la détermination. Cet appel s’étendait aux forces armées, les conjurant de rallier la cause du peuple, de choisir la justice et l’aspiration collective à la liberté. En cet instant, l’idéal d’une nation unie semblait soudain à portée de main et l’impossible devenait envisageable.

 

G. M. Voyez-vous venir un soulèvement populaire ?

D. P. Je mesure combien le chemin vers la liberté sera long et semé d’embûches. Notre peuple, aujourd’hui, est une victime collatérale d’un conflit qu’il n’a ni voulu ni provoqué, pris en étau entre la République islamique et Israël. Dans ce climat de terreur, où les bombardements et la répression s’abattent sans répit, le temps n’est pas encore à l’action collective, mais à l’émotion brute, au deuil silencieux, à la quête désespérée de sens face à l’absurde.

Je crois fermement qu’un déclencheur sera nécessaire, un événement d’une puissance psychologique et émotionnelle exceptionnelle, pour que le sursaut tant espéré puisse éclore. Ce moment, où les peurs profondément ancrées s’effaceront devant une vague d’espoir et de courage, marquera un tournant. Lorsque ce jour viendra, l’écho de ce discours, gravé dans les consciences, résonnera avec une force renouvelée. Il galvanisera les âmes, libérant notre peuple des chaînes qu’il porte depuis près d’un demi-siècle, pour ouvrir la voie à un avenir nouveau.

Au cœur de cette lutte, nous touchons à l’essence même de l’humain. Par nos actions, nous devons avant tout rester à l’écoute de nos compatriotes, être présents à leurs côtés, les accompagner dans ces épreuves avec compassion et détermination, jusqu’à la victoire finale. Car c'est ensemble, dans le respect de la laïcité et des convictions politiques de chacun, que tous les Iraniens montreront qu'il existe un Iran porteur d'espoir, de liberté, d'égalité et de démocratie. Un Iran qui sera également vecteur de stabilité pour le Moyen-Orient et l'ensemble du monde libre, une fois qu'il sera débarrassé des intégristes et de l'islam politique qui a fait tant de morts. Le temps est venu de dévoiler nos forces, autant que notre union, et d'agir !

 

G. M. Cet appel depuis l’étranger peut-il être exploité par le régime des mollahs en qualifiant le prince héritier d’instrument des États-Unis ou d’Israël ?

D. P. Nous connaissons parfaitement le discours de ce régime théocratique, totalitaire et profondément corrompu qui rejette avec véhémence tout ce que représente l’Occident et voue une haine viscérale à l’État d’Israël depuis le premier jour de sa prise de pouvoir, en 1979. Ce régime s’appuie sur un endoctrinement intensif et incessant, manipulant les esprits pour asseoir son autorité et perpétuer son idéologie oppressante. L’ayatollah Khomeini, inspiré par les Frères musulmans, caressait le rêve obsessionnel d’éradiquer Israël de la carte du monde. Depuis lors, ses successeurs ont poursuivi cette ambition destructrice avec une détermination implacable, mobilisant d’immenses ressources financières et logistiques pour armer et soutenir leurs proxies tels que le Hamas, le Hezbollah et d’autres groupes terroristes, dont les agissements ont culminé dans l’ignominie des attaques du 7 octobre.

Parallèlement, ce régime cherche à discréditer aux yeux du peuple iranien mon cher cousin, le prince Reza Pahlavi, en le dépeignant comme un pion manipulé par l’Occident, et plus particulièrement par Benyamin Netanyahou. Cette propagande mensongère vise à étouffer toute aspiration au changement et à maintenir la population dans un état de soumission et de questionnement à propos de notre opposition. Face à cette entreprise de division et de répression physique, mentale et intellectuelle, il devient urgent d’intensifier nos efforts. Nous devons mettre le pied sur l’accélérateur du mouvement pour la liberté, galvaniser les forces de résistance et passer à une action concertée, déterminée et stratégique afin de restaurer la dignité et l’espoir d’un Iran libre, souverain et débarrassé de cette tyrannie. Le temps de l’inaction est révolu ; chaque jour qui passe renforce l’urgence d’agir avec courage et détermination pour renverser ce régime et ouvrir la voie à une nation prospère et en paix. En conclusion, à mon sens, nous rentrons dans un moment où il faut du courage et l’initiative de l’action.

Dans un monde où les peuples sont souvent réduits à des caricatures géopolitiques, l'Iran doit dresser comme un paradoxe vivant : un peuple à la fois ancré dans une histoire millénaire et résolument tourné vers un avenir où la liberté ne serait pas un rêve mais un droit. Ce courage, forgé dans l'épreuve et poli par la culture, fait du peuple iranien non seulement un acteur de son destin, mais un symbole universel de la lutte pour la dignité humaine. Le peuple est là, il attend le visage de l’incarnation de son destin, un leader dans l’action.

 

G. M. Pourriez-vous nous faire un état des lieux des oppositions au régime, tant en Iran que dans la diaspora ?

D. P. L’opposition au régime iranien, en Iran comme dans la diaspora, reflète un profond désir de changement, mais elle reste fragmentée face à une répression implacable. À l’intérieur du pays, les manifestations, notamment celles déclenchées par la mort de Mahsa Amini, en 2022, sous le slogan « Femme, Vie, Liberté », ont révélé une révolte portée par les femmes, les jeunes et les minorités ethniques. Ces mouvements exigent la fin de la théocratie, l’égalité des droits et une justice sociale, dans un contexte d’inflation galopante et de crise économique. Cependant, la répression brutale – arrestations, tortures, exécutions – et l’absence de leadership centralisé limitent leur impact. Les grèves ouvrières, étudiantes ou enseignantes, comme celles observées en 2024 et 2025, témoignent d’un mécontentement persistant, mais sans coordination nationale.

Les minorités ethniques, telles que les Kurdes, Baloutches ou Arabes, mènent des résistances locales, souvent motivées par des revendications d’autonomie. Quelques dissidents religieux critiquent l’autoritarisme du régime, mais leur voix reste marginale. L’Organisation des moudjahiddines du peuple (OMPI), qui fait partie de nos lignes rouges, bien que présente historiquement, peine à mobiliser en raison de son passé controversé.

En tout état de cause, il faut bien réaliser que la surveillance étroite du régime et la censure d’Internet compliquent l'organisation de l'opposition à l’intérieur du pays. Mais nous y arriverons, forts de notre détermination !

 

G. M. Quel rôle votre famille joue-t-elle, dans la diaspora ?

D. P. Dans la diaspora, forte de millions d’Iraniens en Europe, aux États-Unis et au Canada, l’activisme est plus structuré. Des figures comme Masih Alinejad amplifient les voix de l’intérieur via les réseaux sociaux, tandis que des organisations documentent les violations des droits de l'homme pour maintenir la pression internationale. Les monarchistes, soutenant mon cher cousin Prince Reza Pahlavi, prônent une transition vers une démocratie laïque, parfois sous une monarchie constitutionnelle. L’OMPI, basée à l’étranger, organise des campagnes, mais sa légitimité est contestée. D’autres groupes, laïcs ou républicains, cherchent à fédérer autour d’un projet démocratique, mais les divergences idéologiques freinent une coalition unie. La diaspora souffre aussi d’une certaine déconnexion avec les réalités iraniennes et des accusations du régime, qui la dépeint comme manipulée par l’Occident.

Reza Pahlavi, fils du dernier chah, incarne pour la majorité de notre peuple un symbole d’espoir. Vivant en exil depuis 1979, il se présente non comme un prétendant au trône, mais comme le défenseur d’une transition démocratique. Son discours est centré sur la laïcité et les droits de l'homme, séduit la diaspora et trouve un écho chez ceux qui associent l’ère Pahlavi à une modernité passée. Sa visibilité internationale lui assure confiance et crédibilité. Quand la majorité de notre peuple est unie et attend l’union et l’action d’un leader, en exil, républicains, socialistes et communistes se rejettent, chacun préférant l’idée de se voir au pouvoir au détriment de notre nation dans l’attente d’un changement.

Les pères fondateurs de notre dynastie, qui ont jadis bâti un Iran dont nous pouvons être fiers, qui n’avait rien à voir avec l’Iran d’aujourd’hui, est dans le cœur et la mémoire de notre peuple. La dynastie Pahlavi est représenté par le prince Reza Pahlavi, fils aîné du dernier feu Chah Mohammad Reza Pahlavi qui voue un amour inconditionnel pour notre nation. En tant que chef de famille, il porte sur ses épaules notre opposition avec courage et loyauté envers notre peuple. Tout est organisé avec un plan ambitieux sérieux, et nous sommes tous en ordre de bataille en soutien indéfectible autour de lui. Nous sommes nombreux en exil et à travers tout notre pays. Que notre combat reste fidèle à notre histoire et à notre aspiration à la liberté.

 

G. M. Depuis le déclenchement de l'attaque israélienne, avez-vous des retours de réactions de la part de vos compatriotes vivant en Iran ? Comment vivent-ils ce début de guerre ?

D. P. Après plus d’un demi-siècle de déchirements, de répression et de désespoirs, le peuple iranien, héritier d’une civilisation millénaire, se trouve aujourd’hui réduit au statut de victime collatérale d’une guerre qui ne lui appartient pas. Les témoignages qui me parviennent, portés par les voix brisées de ceux qui osent encore parler, peignent un tableau d’angoisse et de peur. Les familles, les jeunes, les anciens, tous vivent dans l’ombre menaçante des bombardements, dans l’incertitude d’un avenir où chaque jour peut apporter son lot de tragédies. À cette peur s’ajoute l’effroi d’une répression toujours plus brutale, orchestrée par un régime aux abois, prêt à tout pour maintenir son emprise sur une nation qu’il a déjà tant meurtrie.

La République islamique, dans son obsession haineuse contre l’État d’Israël, a non seulement plongé l’Iran dans le chaos, mais elle a aussi semé la désolation dans toute la région. Sous couvert d’idéologie, elle a trahi les aspirations du peuple iranien, saccagé son économie, étouffé ses libertés et terni son héritage culturel. Ce régime, qui se drape dans une rhétorique de résistance, ne représente ni notre peuple ni ses valeurs. Il est étranger à l’âme de l’Iran, à sa riche histoire de tolérance, de poésie et de grandeur, à cette culture qui a toujours cherché à éclairer le monde plutôt qu’à le diviser. Les Iraniens, dans leur immense majorité, aspirent à la paix, à la dignité et à la liberté, des idéaux que ce pouvoir autoritaire foule aux pieds.

Chaque jour, les sanctions internationales, les tensions géopolitiques et les conflits régionaux aggravent la souffrance d’un peuple déjà épuisé par des décennies d’oppression. La République islamique, en s’enlisant dans des luttes qui ne servent ni l’Iran ni ses citoyens, expose notre nation à des dangers qu’elle n’a pas choisis. Ce n’est pas notre guerre, et pourtant, c’est nous qui en payons le prix. Face à cette tragédie, il est impératif de rappeler que l’Iran véritable, celui des poètes, des penseurs, des femmes courageuses et des jeunes rêveurs, n’est pas représenté par ce régime.

 

G. M. Croyez-vous qu’un rétablissement de la monarchie soit possible. Si oui, sous quelle forme ?

D. P. Depuis des décennies, le peuple iranien endure les chaînes d’un régime oppressif qui a étouffé ses aspirations, pillé ses ressources et terni son héritage millénaire. Aujourd’hui, notre lutte pour la libération de l’Iran s’impose comme un impératif moral et historique. Nous, Iraniens, unis dans notre diversité, combattons pour un avenir où la liberté, la justice et la dignité ne seront plus des rêves mais des réalités tangibles. Cette lutte, portée par le courage des femmes, des jeunes, des travailleurs et de toutes les âmes éprises de liberté, transcende les divisions et s’enracine dans une aspiration commune : rendre à notre nation sa souveraineté et son éclat.

Notre objectif est clair : renverser la République islamique, un régime qui, par son autoritarisme et son mépris des aspirations populaires, a plongé l’Iran dans une crise économique, sociale et morale sans précédent. Ce pouvoir, qui se nourrit de la peur et de la répression, ne représente ni notre peuple ni notre histoire. Il a transformé une nation riche de culture et de potentiel en une terre d’angoisse où l’inflation galopante, la pauvreté et la menace constante des représailles écrasent les espoirs des citoyens. À cela s’ajoute l’ombre des conflits régionaux, dans lesquels l’Iran est entraîné contre la volonté de son peuple, devenant une victime collatérale de guerres qui ne sont pas les siennes.

Pour ouvrir la voie à un avenir meilleur, nous appelons à l’instauration d’un régime provisoire, une étape essentielle pour poser les fondations d’un Iran libre et prospère. Ce gouvernement transitoire aura pour mission de restaurer la stabilité économique, de garantir la justice sociale et de rétablir les libertés fondamentales. Il devra travailler sans relâche pour panser les plaies d’un peuple meurtri en assurant un accès équitable aux ressources, en relançant une économie asphyxiée par la corruption et les sanctions et en reconstruisant un tissu social déchiré par des décennies de division et de répression. Ce régime provisoire ne sera pas une fin en soi mais un pont vers une démocratie véritable où le pouvoir appartiendra au peuple.

Cette transition prépare le terrain pour des élections libres, transparentes et inclusives où chaque Iranien, qu’il soit à l’intérieur du pays ou dans la diaspora, pourra participer à la construction de l’avenir. Ces élections seront l’occasion pour tous – intellectuels, activistes, citoyens ordinaires – de se présenter et de proposer leur vision pour l’Iran. Le peuple, seul souverain légitime, choisira ses représentants dans un processus démocratique qui respectera sa voix et ses aspirations. Ce moment marquera la renaissance d’une nation où la diversité – ethnique, culturelle, religieuse – sera une force et non une source de division.

Cette lutte n’est pas exempte de défis. La répression féroce du régime, les tensions géopolitiques et les difficultés économiques pèsent lourdement sur notre peuple. Pourtant, l’élan né des mouvements comme « Femme, Vie, Liberté » et des innombrables actes de résistance quotidienne prouve que l’esprit iranien reste indomptable. La diaspora, forte de millions de voix à travers le monde, amplifie ce combat en sensibilisant la communauté internationale et en mobilisant des soutiens. Ensemble, nous devons surmonter les divisions idéologiques et historiques pour former un front uni, capable de transformer notre rêve collectif en réalité.

 

G. M. Monseigneur, après des décennies d'exil, quelles sont vos aspirations les plus profondes pour votre pays ?

D. P. L’Iran mérite un avenir à la hauteur de son passé glorieux et de ses aspirations modernes. Nous luttons pour un pays où les jeunes pourront rêver sans crainte, où les femmes marcheront la tête haute, où chaque citoyen, quelle que soit son origine ou sa croyance, aura sa place. Cet Iran, nous le construirons ensemble, pas à pas, avec détermination et espoir. La route est longue, mais notre volonté est inébranlable. Pour notre peuple, pour notre histoire, pour nos enfants, nous libérerons l’Iran et bâtirons une nation où la liberté et la justice régneront enfin.

Parmi les options qui s’offriront au peuple, une monarchie constitutionnelle pourra se présenter, non pas comme une imposition, mais comme une proposition soumise au verdict démocratique. Ce modèle, inspiré par des systèmes où la monarchie joue un rôle symbolique et unificateur sous l’égide d’une Constitution garantissant les droits et libertés, pourrait incarner une continuité avec l’histoire iranienne tout en s’inscrivant dans une modernité démocratique.

Cependant, le choix final reviendra au peuple iranien, dans toute sa diversité. Ce sera à lui, et à lui seul, de décider de l’avenir de la nation, qu’il opte pour une monarchie constitutionnelle, une république laïque ou toute autre forme de gouvernance. Ce processus démocratique, garanti par des institutions impartiales et un cadre transparent, permettra à chaque Iranien d’exprimer ses aspirations et de bâtir un pays qui reflète ses valeurs profondes : la justice, l’égalité et la liberté. La monarchie, si elle devait être choisie, ne serait pas un retour en arrière mais un symbole d’unité au service d’une démocratie moderne, où le pouvoir véritable réside dans les mains du peuple. Que ce soit sous une monarchie constitutionnelle ou une république, l'Iran renaîtra comme une nation souveraine, unie et respectée, fidèle à son héritage et tournée vers un horizon de paix et de prospérité.

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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

Vos commentaires

66 commentaires

  1. Il y à une différence de ressenti entre celui qui vit a la campagne et celui qui est en ville. Le campagnard est archaïque, religieux, tandis que le citadin veut vivre à l’occidentale !

  2. Pas sûr que l’homme de la rue habitant les grandes villes, ou le paysan, se reconnaisse dans un représentant de la famille de l’ancien Shah. Ils sont à peu près aussi décalés du reste de la population que cet empereur Maximilien de Habsburg que Napoleon III avait essayé d’imposer aux Mexicains de 1864 à 1867. En plus, la SAVAK du papa a dû laisser un mauvais souvenir à ceux qui à l’époque rêvaient de démocratie. Ces Pahlavi se sentent pousser des ailes et se voient déja revenir dans les valises des Américains, mais si trop de destructions et de massacres accompagnent le changement de régime, ils pourraient être hais dès le départ de leurs sujets, pardon, de leurs concitoyens …

  3. Un tantinet grandiloquent le prince il me semble ! Mais sur le fond d’accord avec lui, foi de monarchiste.

  4. L’Iran est une civilisation de plus de 5000 ans rien à voir avec l’islamisme Arabe d’occupation de l’an 700 après Jésus Christ . Ceux qui ont le plus à perdre dans leur projet c’est la Turquie , qui ne devrait pas tarder à intervenir pour sauver ses trafics de drogue avec les frères musulmans en France .

  5. Renverser les mollahs , est une bonne chose pour les Iraniens , et la sécurité du monde car ils utilisent les énormes ressources du pays pour financer l’islamisme international . Quant à remettre un Shah à la tête du pays , je pense que c’est l’affaire de Iraniens et que personne d’autre ne doit s’en mêler .

    • Tout à fait d’accord. L’Iran et le Liban…Qu’est ce qu’on a fait de ces deux pays magnifiques?…

  6. Il est clair que c’est les Us et ses armées et Trump sont derrière pour attaquer l’Iran alors qu’il se place comme médiateur, il a fait le coup avec l’Ukraine c’est lui qui l’a déclenché sous Trump 1 la guerre en Ukraine. La faiblesse de Trump est évidente et il peut donc être dangereux. Israël est condamné a disparaitre sous sa forme, si Trump ne s’investit pas dans la 3 eme guerre mondiale. Ne pas oublier que cette terre de Canaan est un carrefour de routes commerciales et politiques depuis 15 siècles. L’Iran est le maillons faible des BRICS+ avec sa tyrannie interne. Ce sont les routes commerciales qui permettent les acheminement du pétrole, les biens , donc ce pays est central pour la domination des mers capitale pour les empires. Or les US sont aussi en phase de déclin économique. C’est un enjeu mondial que se joue ! et il est clair que le mensonge des infos est manifeste car l’Iran est plus fort que Israel qui n’arrête rien des missiles iraniens . la guerre de l’info bat son plein ! Donc rien de nouveau, ce sont les mêmes guerres économiques de l’occident pour son maintien en empire. Il y a une odeur de fin de règne pour Israël+ US, leurs stocks militaires s’épuisent++, la population israélienne fuit cette terre. Cette l »Iran a un gros pb en interne avec son peuple qui a beaucoup souffert la guerre avec l’Irak pendant 8 ans ! L’Iran a une solidarité avec Gaza et les palestiniens ! cette attaque des US provoquent une nouvelle cohésion interne contre l’Occident. Moscou renforce son aide a Téhéran sur le plan militaire ! de plus la Chine, bien que prudente en général voit une attaque contre elle avec les BRICS++. L’Europe est perdue en suivant les US alors que Macron, la France n’a aucun muscle !….il faut que l’Europe quitte son lien avec les US , Trump écrase l’Europe avec humour ! Nos dirigeants se prostituent contre ces menteurs exterieurs ! Les citoyens français doivent réflechir et démolir les mensonges qui nous manipulent !

    • Et à la fin ce sont les musulmans qui gagnent, et le califat mondial qui rayonne sur la planète ?

      • oui en apparence seulement, car ils sont divisés++ c’est une euphémisme !. Ceci vient qu’ils n’ont pas de base théologique sérieuse, et donc interprétables à l’infini et donc remplie de faiblesses ! S’ils n’avaient pas le pétrole comme liturgie, on n’en parlerait plus depuis longtemps !

    • « L’Iran est le maillon faible des BRICS+ avec sa tyrannie interne ». Juste une petite parenthèse, je ne pense pas qu’être une tyrannie fasse d’un pays un maillon faible des BRICS, car la Chine n’est pas précisément une grande démocratie elle-même. Je ne porte pas d’ailleurs pas de jugement de valeur sur ces pays, car ce qu’est devenu la démocratie française et le carcan qu’elle tisse avec hypocrisie autour de chaque citoyen, me dégoûte tellement que j’ai quitté la France.

    • Les musulmans , propagent le wahhabisme avec les milliards de dollars du pétrole , jamais aucune idéologie totalitaire n’a disposé d’actant d’argent .
      Ils appartiennent à la catégorie la plus méprisable du capitalisme , les rentiers .
      Ils achètent tout ce que l’Occident produit , et qu’ils sont incapables de produire , ils achètent des propriétés foncières en Occident car toute terre appartenant à un musulman devient terre d’islam , ils achètent des entreprises occidentales , ils corrompent nos politiciens .

  7. Faut pas rêver c’est comme si il fallait restaurer la Royauté en France . De surcroît en France nous n’avons pas encore réussi à restauré l’alternance . Nous ferons mieux de de balayer devant notre porte .la radicalisation de l’Islam s’est introduite grâce à la gauche par humanisme en conséquence il nous fera plusieurs générations pour rétablir Nos institutions libertés égalité et fraternité . Le Marxiste comme l’islamiste vont de paire même si un vent de liberté se lève les fondements sont toujours présents .

    • « Le Marxiste comme l’islamiste vont de paire ». En tant que totalitarismes, au même titre que fascisme mussolinien, maoïsme, trotskisme, république démocratique et populaire, mondialisme, ce sont tous des apparences diverses pour un même régime, toujours basé sur l’instinct de puissance d’un dictateur ou d’une secte.

      • Vous avez parfaitement raison. Ils sont même capables de s’allier entre eux, l’islamisme et le nazisme l’ont démontré.

    • Le Marxisme et l’islamisme marchent ensemble ? mais à la fin c’est l’islamisme qui gagne, Marx ne fait pas le poids face à Mahomet .

    • Il vaudrait mieux avoir eu 5 rois que nos 5 derniers présidents qui ont endetté notre pays sans respecter les citoyens et en vivant bien au dessus du train de vie royal. Aucun roi de France n’a contrairement au 1er ministre Philippe dépensé 750K€ pour aller une demi-journée à Gap. C’est une question de respect de l’argent public. Aucun roi n’a dépensé et prélevé autant que ces présidents. Mais vous pouvez penser le contraire et ne pas voir ou écouter l’Histoire.

  8. De toute façon l’Iran est dangereux pour le monde entier, le fait qu’ils jouent avec le nucléaire n’est pas rassurant !!

  9. Certes le Shah n’était pas un tendre mais comparé aux mollahs c’était un agneau. Nul doute que le prince Reza P. apparaît une solution au moins de transition pour le peuple iranien. Quand on voit Macron embrasser un djihadiste syrien, une main tendue au prince Reza serait plus porteuse et moins dangereuse. Pour pouvoir faire confiance il n’y a pas photo.

  10. À l’exception des tortures, arrestations et exécutions sommaire, la description de ce pays faite par ce prince pourrait s’appliquer à bien d’autres pays. Et pas forcément musulmans, même si le niveau monte dangereusement.

    • Les peuples sont différents et doivent être dirigés de manières différentes. Ne critiquons pas.

  11. Il est bon de connaitre cette résistance contre cette théocratie islamique. l’histoire de l’Iran parle pour elle : une grand et beau pays mais amochée par l’Islam ! A ce sujet je trouve incomplet ce discours car rien n’est dit sir l’Islam de ce « Monseigneur » ( excusez du peu !) qui me semble est le nœud de cette tyrannie protégée par les chefs occidentaux ..l’État d’Israël n’est pas le sujet principal pour l’Iran mais c’est l’Occident qu’il représente, le sujet principal et cela depuis la déclaration Balfour et Herzl qui a eu cette idée saugrenue que l’Occicent domine le Moyen Orient en implantant « une avancée de civilisation  » sur une terre de Moyen Orient. Or il se trouve que la terre de Canaan s’y prêtre parfaitement car réputée pour son d’idolâtrie proverbiale et ancestrale ! Même la naissance du Christ n’a rien pu faire pour chasser l’idolâtrie de cette terre, et cela continue…Cette terre n’a jamais porté le Nom d’Israël au cours des 15 siècles depuis Abraham !! In fine, l’histoire spirituelle donne ne bonnes pistes de compréhension..

  12. Oui, bon, ok. Et l’époque du dernier shah d’Iran, c’était un chemin parsemé de roses peut-être ?

    • Dans ces pays islamiques, tout est relatif ;mais le Shah était orienté vers la modernité et l’occident.

    • Les femmes étaient vêtues à l’occidentale , , avaient droit à l’éducation, je ne dis pas que c’était le paradis mais ce n’est pas l’enfer que vivent ces femmes !

  13. Renverser les mollahs; plus facile à dire qu’à faire, et ni les Russes ni les Chinois ne semblent l’accepter. Quant aux descendants du Shah, ils semblent très oublieux de la haine que les Iraniens lui vouaient en le renversant. Marionnette de la CIA pour permettre le contrôle par les Occidentaux de sa richesse pétrolière, il disposait d’une police de terreur qui n’avait rien à envier aux Pinochet, Videla et autres semblables. Et l’on nous a montré la récente visite aimable du fils à Netanyahou, ce qui de fait ne lui attirera que la méfiance ou le rejet par avance des Iraniens comme « caniche d’Israël ». Pour finir, sur le principe, il est toujours curieux de voir des exilés très riches d’un argent iranien en son temps parti avec eux, confortablement planqués toutes ces années, sortir de leur boîte pour dire « c’est à moi ». Ils n’ont rien fait, ils ne sont garants de rien.

  14. Depuis la fin de la dernière guerre mondial, la création de l’été de l’Israël, qui n’est pas vraiment création puisque le peuple issus de Judée est revenus sur ses terres, cette création n’a cessé d’être refusé par la plupart des pays arabisants et y mettre le désordre, même si l’Iran changeaient rien n’évoluera dans le bon sens de la paix et pour des dizaines d’années, le Moyen orient est une poudrière tant que l’Islam perdurera.

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