Jusqu’où ira-t-on dans la folie militante ? On croit avoir atteint les limites de l’irrationnel, les confins de l’absurde, les hautes sphères de la bêtise… mais non. Il y a toujours mieux, plus haut, plus grand, plus fort, plus inspiré…

Trois exemples. Deux dans la presse, pour commencer.

Le Monde, d’abord, qui nous confie : « Interpellée pour une meilleure prise en compte des enfants transgenres, l’école tâtonne. » Passons sur le choix du verbe qui, par les temps qui courent, pourrait faire frémir.

« Confronté aux interrogations des équipes éducatives, le ministère de l’Éducation nationale a lancé un groupe de travail pour tenter de définir des lignes directrices sur les questions relevant de la transidentité », nous dit-on. Il paraît que, depuis quelques années, dans les lycées et maintenant les collèges, « la transidentité est devenue un “sujet”. Des élèves qui ne se sentent pas “bien dans leur ”, pas “raccord avec leur sexe” ou “ni vraiment fille ni vraiment garçon”, et qui interpellent l’institution scolaire en ce sens, ne sont plus une “exception”. »

Naïvement, on aimerait bien poser la question : les enfants s’interrogeant sur la transidentité, ceux qui hésitent à la porte des toilettes (côté fille ou côté garçon ? C’est le dessin du Monde), combien de divisions ? Le ministère constate : « On perçoit, empiriquement, que la tendance est à la hausse, sans pouvoir la réduire à un chiffre. » Une enseignante confie que deux de ses élèves de terminale sont venues la trouver pour lui demander « de les nommer avec un prénom différent du leur – et de leur genre ». Une « première en trente ans de carrière », dit-elle étonnée, plus étonnée encore de constater que cela « n’a posé de problème ni à la classe ni au reste du lycée ».

Ce qui m’étonne, moi, c’est que personne ne s’interroge sur ce qui peut être aussi un phénomène de mode ; tout comme le port du voile intégral est, chez certaines adolescentes, une façon de se démarquer, se poser en victime du “genre” vous sort aussi du lot commun. On apprend, néanmoins, que la projection du film documentaire Petite Fille a déclenché, sur les réseaux sociaux, une vague d’enthousiasme des “non-binaires”. Sans vouloir heurter les sensibilités, je me permets de rappeler que la sortie du film Le Grand Bleu, en 1988, remplit les piscines et vida les rayons de masques et palmes en faisant le bonheur des clubs de natation…

Dans un autre genre (si je puis dire), on apprend, par Le HuffPost, que le quotidien régional France-Antilles Guadeloupe a dû retirer sa une du 3 février sous la pression des associations LGBTI. Le titre incriminé : « L’homosexuel préférait les petits garçons. » Le papier relatait la condamnation d’un homme à trois ans et demi de prison ferme pour des faits de pédocriminalité. Le compte Twitter @ParisPasRose, relayé par SOS Homophobie, a lancé les hostilités : « Merci de retirer cet amalgame abject entre homosexualité et pédocriminalité et de présenter vos excuses. » Dont acte. France-Antilles Guadeloupe a retiré sa une et s’est couvert la tête de cendres…

Ce faisant, on apprend que l’association des journalistes LGBTI a « édité un kit » à l’usage des médias dans lequel elle souligne « qu’il s’agit là d’un amalgame homophobe ancien ». Là encore, je me pose naïvement une question pour la vérité des faits : le pédocriminel était-il aussi homosexuel ?

Enfin, last but not least, on pouvait voir, hier encore, ce tag sur un mur de la rue Pastourelle, dans le IIIe arrondissement de Paris : « pour tous-tes. » Voilà une revendication, émanant sans doute des +, qui, je l’avoue, me plonge dans un abîme de perplexité…

5 février 2021

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