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Audio - Editoriaux - Entretiens - 16 décembre 2019

Erwan Demolins : « On peut comprendre que la teneur chrétienne de notre événement puisse embêter certaines personnes… »

Samedi après-midi, à Toulouse, la représentation d’une crèche vivante animée par des enfants a dû être arrêtée lorsque des manifestants anticapitalistes sont venus la perturber en lançant des slogans comme « Stop aux fachos ! »  Erwan Demolins, porte-parole de l’association Vivre Noël autrement, organisatrice de cette crèche vivante, réagit au micro de Boulevard Voltaire.


Dimanche à Toulouse s’est tenue la crèche vivante. Ce spectacle a été organisé par votre association.
En quoi consiste ce spectacle ?

Il s’agissait de produire la 7e édition de notre crèche vivante, place Saint-Georges à Toulouse. Cette représentation a pour but de remettre au centre des festivités cette tradition populaire qui est la crèche de Noël. Nous organisons un après-midi durant lequel des chorales défilent sur une scène et des enfants jouent des saynètes de Noël.


Ce jour-là se tenait une manifestation contre la réforme des retraites qui a débordé sur votre spectacle.

3/4 d’heures après le début de notre événement, une cinquantaine de contre-manifestants se sont regroupés et nous ont lancé des propos hostiles à ce que l’on faisait. Ils ont perturbé la manifestation pendant une heure et demie. Ils se sont un peu trop approchés des estrades, ce qui a entraîné des bousculades. Nous avons donc décidé de mettre un terme à notre événement pour des raisons de sécurité.


Comment expliquez-vous ce déferlement de haine contre quelque chose qui devrait rassembler ?

Nous nous interrogeons sur la présence de ce groupe-là, à ce moment-là. Face à nous se trouvaient des gens difficilement identifiables, hostiles à Macron et aux retraites. Ils avaient devant eux une crèche vivante.

Comment expliquez-vous cette colère au regard de cette crèche ?

On ne comprend pas très bien. Il s’agit d’une entrave à la liberté d’expression. On peut comprendre que la teneur chrétienne de notre événement puisse embêter certaines personnes. Néanmoins, cela ne justifie en rien la violence verbale et les pressions que nous avons subies nous contraignant à mettre fin prématurément à cet événement.


Envisagez-vous des actions en justice ?

À ce jour, nous réfléchissons toujours aux suites à donner à ce qu’il s’est passé. Le but de notre association est de produire une fois par an cet événement. Nous sommes une association de taille raisonnable. C’est la première fois que nous sommes confrontés à ce type événement. Nous nous rapprocherons sans doute de la préfecture pour essayer de préparer au mieux la prochaine édition.