Élections italiennes : le dilemme entre nationaux-libéraux et nationaux-souverainistes

Les médias mainstream ont déjà commencé leur propagande européiste. Le vote des Italiens ne leur convient guère. Comme dit un lecteur sur Le Figaro : “Il faudrait supprimer les élections ou bien supprimer les électeurs !”

Alors, la technique journalistico-politique est simple : insister sur l’incertitude politique en Italie, sur l’air de « Voyez comme c’est dangereux, de mal voter, d’écouter les voix mauvaises qui disent du mal de notre paradis européen ».

La réalité semble, d’ores et déjà, tout autre.

La coalition des eurosceptiques, pour ne pas dire plus – Forza Italia, la Ligue et Fratelli d’Italia – ,atteint presque les fameux 40 %. Comble de malheur pour monsieur Juncker, au sein de ladite alliance, c’est la Ligue qui domine. Forza Italia, qui rassemble les moins eurosceptiques qui prétendaient protéger l’Europe du populisme italien, est minoritaire. Au passage, je salue le joli nom des « Fratelli d’Italia ». À quand les « Frères de France » ?

Second malheur pour les eurocrates, Cinque Stelle, qualifié de façon sommaire et péjorative d’« anti-système » et qui souhaite sortir de l’euro et de l’Union européenne, atteindrait 32 %.

À plus de 70 %, les Italiens ont voté contre l’Europe qui n’écoute pas les peuples.
Au sein de ces 70 %, deux tendances lourdes : les nationaux encore libéraux qui espèrent faire fléchir l’Europe « dans le bon sens » et les nationaux plus souverainistes qui veulent, peu ou prou, s’en affranchir. Ces derniers semblent largement majoritaires.

Pauvre monsieur Juncker, qui va devoir se consoler en buvant beaucoup d’eau minérale !
Tout cela ne vous rappelle rien, à propos de la situation politique française ? Moi, si… Sauf que…

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