[ÉDITO] On est rassuré, Gabriel Attal a sa petite idée pour présider la France
Un jour, un candidat. Ou presque. Après Édouard Philippe, pour lequel nous avons droit pratiquement à une piqûre de rappel hebdomadaire, en général le dimanche, histoire de bien nous inoculer l’idée qu’il est le vaccin miracle contre « les extrêmes », sans surprise, c’est au tour de Gabriel Attal d’entrer en piste. Rien d’original : sortie d’un bouquin, En homme libre. En France, un candidat à la présidentielle se doit d’écrire un livre. Reste à savoir si les queues de séances de dédicaces de cet ouvrage, sans doute remarquable, seront aussi longues que celles pour Jordan Bardella, Marion Maréchal ou Éric Zemmour. Ensuite - très important -, un long entretien dans un hebdomadaire, en l’occurrence, pour Gabriel Attal, Le Point de cette semaine. Puis, évidemment, le passage obligatoire au JT de 20 Heures : au choix TF1 ou France 2. Ça ne devrait pas tarder. On verra ensuite pour les goodies de la campagne.
« Idées pour la France » ou « Idée de la France » ?
« Je pense savoir comment il faut présider la France » : c’est la phrase d’accroche retenue par Le Point pour cette longue interview du quatrième Premier ministre d’Emmanuel Macron. Quand on y pense, c’est drôlement rassurant. Vous imaginez un candidat qui se pointerait devant les journalistes et leur dirait : « Franchement, vous savez, je n’ai aucune idée comment présider ce fichu pays. Mais on verra bien quand on y sera. » Non. Notez que l’ancien Premier ministre ne dit pas non plus : « Je sais comment il faut présider la France. » Ce serait présomptueux. Attal a bien compris que les Français se sont cogné neuf ans de Macron qui savait tout sur tout avant tout le monde. C’est d’ailleurs pourquoi plus personne ne l’écoute, que ce soit en France ou « à l’international ». Non, là, Attal nous la joue modeste, du genre « J’ai bien ma petite idée sur le sujet, vous savez. Mieux : j’ai même quelques petites idées. » Le patron de Renaissance confie en effet qu'il a « les idées claires pour la France ».
« Privilégier l'immigration de travail »
On aimerait aussi connaître quelle est, tout simplement, son idée de la France, cette « certaine idée de la France » qu’il se fait, pour reprendre l’expression du général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre. En lisant cet entretien, nous avouons ne pas l’avoir trouvée. Mais nous sommes, peut-être, sans doute, partial. Ainsi, quand le journaliste demande à Attal de se positionner entre la « nouvelle France » de Mélenchon et le risque de « disparition de la France » évoqué par Bardella, Attal répond : « Moi, je parle de la France. » Certes, c’est beau, mais encore ? Face au risque de perte d’identité de la France lié à une immigration hors de contrôle, Gabriel Attal répond platement qu’« il faut privilégier l’immigration de travail à celle du regroupement familial ». C’est un peu court. « Privilégier » ne veut pas dire « supprimer ». Si, à Dieu ne plaise, Gabriel Attal devenait président de la République, il ne faudrait s’attendre à aucun changement radical en la matière.
Le changement radical, il viendra dans « notre façon d’exercer le pouvoir », affirme-t-il. On a l’impression d’avoir déjà entendu ça. Mais quand ? Ah oui, en 2017... Et comment changer radicalement cette façon d’exercer le pouvoir ? On vous le donne en mille. « Au niveau national, j’ai vu ce qui ne fonctionnait pas, et j’en ai tiré des enseignements. Le premier, c’est l’entrave du pouvoir, notamment par nos finances publiques. Un gouvernement n’est plus libre quand ses choix sont entravés par la situation budgétaire… » Sans blague ! On voit que les stages de Gabriel Attal comme ministre délégué chargé des Comptes publics de 2022 à 2023, puis comme Premier ministre durant un bon semestre en 2024, lui ont été profitables. Certes, un peu chers (pour la France), ces stages, mais utiles (pour lui).
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96 commentaires
Tout sauf LI, les Ecolos, PS, MODEM, mais surtout pas qui ont toute la descendance de la macronie. Toutes ces personnes ont largement contribué à la déchéance de la France et a son endettement hors norme.
Deux choses importantes pour ceux qui se souviennent. Il a déclaré, il n’y a pas si longtemps, qu’il voudrait faire passer ses idées ( lois ) dans la Constitution. Et… ses « accords » en faveur de LFI !
présider la France, ils en salivent tous dans le sillage de Macron, expliquez nous comment vous allez remettre en ordre le pays après 10 ans de macronisme suivant 5 ans de hollandisme. Le pays a perdu en 15 ans son âme, une grande partie de ses atouts, s’est endetté jusqu’à plus soif et se déchire et vous en êtes coresponsable.
En politique on sait recycler les jeunes chevaux … sur le retour . ;-)
Pour ce gamin boutonneux, la France trouve ses limites dans celles du VII em arrondissement de Paris.
C’est remplacer la peste par le choléra !
Pas un remplacement, mais ajout.
Ils sont – tous – en lévitation extatique .
Non Attal, vous pensez mal ! Vous n’avez encore rien compris.
J’aime bien ce regard soucieux, je pense qu’il doit tirer des plans dans son petit cerveau en ébullition.
Maman va être fier de fiston.
Il est co-responsable de la mouise dans lequel la macronie a mit le pays, mais il a des idées pour l redresser? Non merci. On ne demande pas à celui qui a détruit une voiture de la réparer, on laisse ça à des spécialistes
Tous ces gens qui se précipitent sur la gamelle dorée de la présidence alors qu’ils ne seront que les larbins, bien payés il est vrai, de l’UE.
Tous , de l’extrême gauche à l’extrême droite
Non merci pas pour moi
Ces gens qui ne représentent personne sont prétentieux.
Il parle d’un pays qu’il ignore, la France et de sa carrière, dont on se moque!
Dehors!
« j’ai une idée pour gouverner la France « ….ben elle doit bien s’ennuyer toute seule !
Les français ne veulent plus du PS, qu’il retourne à ses études non terminées, loin de là!
Dans cette multiplication de candidatures pour la présidentielle, je n’y vois qu’une stratégie : grapiller le plus possible de voix pour ensuite, selon le résultat, les accorder au second tour par consigne à celui (ou celle) qui fera front au RN toujours en jouant sur les peurs. C’est ainsi qu’on arrive à ne pas tenir compte de la véritable volonté d’un peuple.