« Ils sont toujours en retard d’une armée, d’une année ou d’une idée », écrivait Rivarol à propos de la haute noblesse de l’Ancien Régime.

Le gouvernement s’empêtre dans une réforme des retraites dont les contours sont toujours très flous. Les grands médias s’acharnent à rendre la protestation impopulaire et illégitime en retrouvant un intérêt subit pour les fêtes de Noël. Pendant ce temps, les agressions dans les rues citadines ou contre les policiers et pompiers se poursuivent, toujours aussi violentes et nombreuses.

Les responsables politiques continuent à observer la situation avec des grilles de lecture dépassées. On calcule toujours comment on pourrait remettre à l’équilibre des comptes qui, avec les règles mises en place, ne pourront jamais être positifs. La France est partie dans une compétition avec un gilet de plomb sur le dos. Elle accepte d’un côté les règles du libre-échange avec des pays en développement qui la rendent bien moins compétitive. Son industrie s’est délitée, son commerce extérieur est catastrophique, son taux de chômage est élevé. D’un autre côté, elle accepte simultanément sur son sol, chaque année, des centaines de milliers de pauvres hommes qu’il faut loger, nourrir, éduquer, former… Tout cela présente un coût énorme dans le volet social du budget et, bien souvent, engendre des difficultés d’intégration.

Ajoutez à cela des dirigeants politiques dont l’exemplarité est à remettre en question, des scandales sur la fraude sociale (cf. les études de Charles Prat), des avantages accordés aux puissants et aux nouveaux arrivants, et vous avez un peuple qui se sent pris dans l’étau d’un système où il est pressuré de toutes parts.

Lamartine écrivait dans l’Histoire des Girondins : « Quand il y a contradiction entre des principes et la survie de la société, c’est que ces principes sont faux car la société est la vérité suprême. »

Le système « progressiste », libéral et multiculturel tient encore par le fait des structures institutionnelles de la Ve République. a été élu pour contrer Marine Le Pen, alors représentante du Front national. Mais la « vérité » de la société française n’est plus de ce bord (tout comme celle de nombreux pays d’, comme l’illustre le récent vote pour Boris Johnson au Parlement britannique). L’intelligentsia repousse l’inéluctable de toute ses forces, d’autant qu’elle est encore aux manettes et dans tous les rouages du pouvoir. Mais plus elle tentera de nier la marée qui arrive, plus la force de la déferlante sera importante.

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