Au terme de huit mois de travail, de débats et de réunions façon « assemblée de copropriétaires », la Convention citoyenne pour le climat a rendu son devoir. 149 propositions de « y a qu’à, faut qu’on ». 150 participants. Un tel rendement ne s’était pas vu depuis l’École des fans de Jacques Martin.

Comme la photo mise en ligne sur le site de ladite Convention en atteste, c’est assis sur des chaises en plastique que les sauveurs de planète occasionnels ont passé en revue tous les secteurs susceptibles d’émissions gazeuses réchauffantes.

Parmi ceux-ci, les très prévisibles activités aériennes et automobiles. Comment lutter contre leurs nuisances ? Un doigt se lève du fond de la classe de CM2 déguisée en convention. Une proposition jaillit, lumineuse et pétaradante : « Eh ben, m’sieur, il suffirait d’arrêter les publicités pour ces produits. » Le Français, croyant que la fabrication de voitures s’est arrêtée et que les avions ont été mis au rencart, se déplacerait sur rails, à vélo, à pied ou à dos d’homme, sans rejeter la poindre parcelle de CO2 (gaz carbonique). Des sherpas venus du Tibet pourraient se charger des bagages, mais ne dévoilons pas les suggestions de la prochaine convention.

La proposition ratisse large. Il serait nécessaire d’« interdire de manière efficace et opérante la publicité des produits les plus émetteurs de gaz à effet de serre, sur tous les supports publicitaires ». Exceptée la publicité pour les chaises en plastique qui échapperait à cette mesure pour des raisons évidentes de confort du citoyen écoresponsable, les grosses cylindrées seraient particulièrement victimes de cette censure commerciale. Mercedes et autres Citroën haut de gamme se feraient alors connaître via la pratique du « porte-à-porte » au cours de laquelle un commercial viendrait montrer à l’habitant quelques photos de limousines dissimulées sous son manteau. Performances énoncées à voix basse sur le palier… 30 km/h en ville. Jusqu’à 110 sur autoroute ! Ça décoiffe !

Rappelons les propos du physicien François Gervais selon lesquels la part de la France serait de 0,9 % dans le rejet des gaz à effet de serre au niveau mondial. « Un os à ronger, même dépourvu de viande, occupe l’animal », disait saint Macron dans sa grande sagesse.

Pendant qu’ils se prennent pour des sauveurs d’humanité, ils ne font pas les zouaves sur les Champs-Élysées…

D’après les calculs du scientifique cité plus haut, une baisse de 20 % des émission de gaz à effet de serre, en France, entraînerait une baisse de la température de 1/1000 de degré. Plus que 3.500 conventions et 250.000 chaises en plastique. On avance…

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